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Critique du roman : Les Dieux de Mars #2 [1971], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 octobre 2008 à 15h26

Sous les lunes de Barsoom

Plus qu'un seul mètre entre les deux appareils géants et les premiers grappins furent lancés. je me précipitai sur le pont pour être avec mes hommes lors de l'abordage, et au moment où les deux ponts se heurtèrent légèrement, je me frayai un chemin à travers les rangs et je fus le premier à bondir sur le pont de l'appareil adverse. Je fus suivi par les meilleurs combattants d'Helium, un flot d'hommes hurlant, rageant, maudissant..../... Cette marée belliqueuse fut telle qu'elle fit reculer les Zodangiens sous son impétuosité....
Deuxième opus des aventures martiennes de John Carter, Les Dieux de Mars se déroule de nombreuses années après son premier "voyage" sur l'exotique planète Barsoom, au cours duquel cet ancien officier de cavalerie sudiste découvrit une civilisation semi-primitive, peuplée de créatures intelligentes inconnues, aux moeurs profondément ancrées dans les notions d'honneur et de bravoure. Grâce à des capacités physiques exceptionnelles, dues à son origine terrienne, John Carter parvint même à se faire une place de choix dans cette société violente et sélective. Oui, mais voilà, un jour, au bout de dix années de vie martienne, après avoir sauvé la population de la planète d'une horrible mort par asphyxie (eh oui, rien que ça...), John Carter se réveilla sur Terre.
Dans ce deuxième tome, aussi inexplicablement que dans le premier, John Carter perd connaissance sur Terre (il est en fait plongé dans un profond coma) pour reprendre conscience sur le sol martien. A son réveil, il se rend compte que son geste héroïque de la fin de La Princesse de Mars n'a pas été vain et que la vie sur Barsoom n'a pas complètement disparu. Malheureusement pour lui, si ses amis - parmi lesquels se trouve la belle princesse Dejah Thoris - ont probablement été sauvés, il en est de même pour les créatures les plus cruelles et les plus horribles, comme les Singes Blancs, les Banths ou les Hommes-plantes.
Sous la plume très (trop?) classique de Edgar Rice Burroughs (ERB comme on le surnomme affectueusement aux Etats-Unis), John Carter va incessament tomber de Charybde en Scylla au cours d'un récit riche en rebondissements, en mouvements épiques et en gestes de bravoure. Collant parfaitement au genre pulp (John Carter n'est finalement que l'un des multiples avatars de Tarzan, et par la même occasion une projection fantasmée de son auteur, ERB étant un aventurier dans l'âme), le héros des Dieux de Mars se révèle aujourd'hui comme étant trop parfait pour être crédible. Courageux, courtois, fidèle en amitié, doté d'une force exceptionnelle et d'un inouï sens de l'honneur, John Carter est un véritable parangon de vertu. Un manichéisme qui se retrouve évidemment en chaque personnage du récit, ce qui lui donne tout de même à l'ensemble un aspect assez naïf.
Heureusement, l'imagination du créateur de la science-fantasy est sans limite, et comme il possède également un sens de la dramaturgie, l'aventure ne cesse d'être accrocheuse et riche en péripéties, avec des personnages masculins hauts en couleurs. Les personnages féminins, par contre, manquent particulièrement de caractère. Ce sont soit de fragiles princesses en péril, soit des courtisanes jalouses ou de viles sorcières. A noter aussi que, sous le couvert de l'exotisme, Edgar Rice Burroughs adresse quelques pointes acides au dogmatisme et à la dévotion aveugle. Comme quoi on peut tout à la fois être pulp et critique...

La conclusion de à propos du Roman : Les Dieux de Mars #2 [1971]

Nicolas L.
70

Les dieux de Mars est le deuxième opus des aventures de John Carter. Ecrit en 1913, le style et le décorum de ce livre apparaissent bien sûr comme un peu datés, d'autant plus que la construction pulp des personnages manque de subtilité, mais le récit n'en est pas pour autant ennuyant. Au contraire, il ressort de ce roman une certaine naïveté très agréable. Il est vrai que dans le domaine du récit épique, Edgar Rice Burroughs ne manque pas de ressources, ce qui fournit à cette saga un atout incontestable.

Que faut-il en retenir ?

  • De lecture facile
  • Très épique
  • Un grand classique, donc un incontournable

Que faut-il oublier ?

  • Un style un brin rétro
  • Personnages manichéens

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