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Critique du roman : Axis #2 [2009], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 11 septembre 2008 à 11h04

Equatoria (VO et VF)

"Durant l'été de sa douzième année, celui où les étoiles commencèrent à tomber du ciel, le petit Isaac se découvrit capable de distinguer l'est de l'ouest sans ouvrir les yeux..."

Trente ans se sont écoulés depuis que la membrane autour de la Terre est apparue pour projeter l'humanité des millions d'années dans le futur. L'arche qui est apparue à cet instant donne accès à un autre monde, sensiblement le même que la Terre, mais vierge, comme créé spécialement pour les hommes. Ils ont été nombreux à partir explorer le nouveau monde riche en hydrocarbures mais l'aridité du climat et l'étrangeté de la jungle en a rebuté plus d'un. Equatoria est le nom de cette planète. Turk Findley est pilote de charter; il est venu ici pour fuir un passé mystérieux. Il est chargé de conduire Lise Adams auprès de personnes qui lui donneront les indices nécessaires pour expliquer la disparition de son père. On dit aussi que des gens du quatrième âge se cachent également parmi des communautés autonomes...

Après le fantastique succès de Spin, sa récompense aux Hugos en 2006, Robert Charles Wilson entame une trilogie -fait unique chez lui- avec les suites Axis (paru en anglais en 2007 qui est sorti chez Denoël Lunes d'encre en septembre 2009), puis Vortex en cours d'écriture (si l'auteur l'a déjà commencé !). C'est en effet pour explorer le contexte si particulier d'une Terre familière à nos yeux, où les technologies ont si peu évolué, mais qui est placée dans un très lointain futur, qui a certainement poussé l'auteur canadien à entamer une suite, puis une trilogie. Le lecteur ne s'y trompe pas: la fin de Spin est ouverte, même si le roman aurait pu se suffire à lui-même. Robert Charles Wilson est friand des dénouements qui n'apportent pas toutes les explications nécessaires à la compréhension, ce qui ne l'empêche pas de passer à autre chose la fois suivante.

Axis se déroule donc trente années après la fin de Spin, une longue période qui risque de voir disparaître les protagonistes du premier volet. Ceci étant dit, l'intrigue se concentre non plus sur l'origine de la membrane, puisqu'on a découvert les Hypothétiques, mais sur les gens du quatrième âge, conséquence de la venue sur Terre du premier Martien. Il y a en quelque sorte une sorte de chasse aux sorcières, dont les Fourths (en VO) tiennent le rôle des dites sorcières. Axis reprend donc dans la même atmosphère de traque de la dernière partie de Spin, où nos deux héros devaient se terrer pour fuir les agents des gouvernements. Ici aussi, le rôle du Martien et des conséquences du traitement de longévité vont être cruciaux dans l'histoire d'Axis. Invariablement, les suites de romans à succès, sont souvent des ratages. Mais là où Wilson a tout bon, c'est qu'il ne reprend que modérément l'intrigue principale de Spin (On a découvert les tenants et aboutissants de cette fameuse membrane, donc il n'y a plus rien à explorer), se concentrant sur la sous intrigue martienne et le traitement de longévité. Axis pourrait effectivement se lire indépendamment de Spin, en dépit d'un manque d'informations. Cela étant, l'écrivain se sort de l'ornière épineuse de la suite insipide et inutile. Une fois encore, il semble peaufiner son style propre, sa façon de dépeindre ses personnages principaux jusque dans ses moindres détails, des personnages qu'on va finir par appeler "Wilsoniens", puisqu'à force, ça risque de devenir une marque de fabrique, par ce que ça sonne presque toujours juste. Le bémol vient du personnage de Lise, beaucoup moins maîtrisé que celui de Marguerite Hauser dans Blind Lake, et de Turk. Peut-être est-ce dû au fait qu'ils ne sont que secondaires. Ma préférence va sans conteste vers Sulean Moi et Isaac, personnalités profondes et réellement touchantes, dont l'altruisme et la générosité suscite la sympathie. Quant au dénouement, s'il répond à quelques unes de nos questions, c'est un tableau haut en couleurs qui marque de son empreinte l'imagination du lecteur, attisée par une mise en condition maîtrisée par Wilson. Il refait le schéma de Spin, à savoir une lente mise sous pression du lecteur, un conditionnement efficace pour que les images de la fin impriment durablement son esprit.

Un mot sur la version française: les passages les plus forts (notamment ceux relatifs à Esh et à Isaac, puis la fin en particulier) restent fidèles en émotion et en intensité à la version originale et ce, à travers la traduction. La sobriété reste de mise également dans le reste du roman, même si l'on notera que le Français apporte un peu de chaleur au style parfois froid de l'auteur canadien. L'humanité vient essentiellement des personnages principaux, toujours aussi justes; pas de l'écriture.

Au final, il manque juste au roman un ou deux autres personnages supplémentaires pour équilibrer l'émotion, comme on l'avait dans Spin avec Tyler, Jason et Diane. Ici, Lise et Turk peinent à remplir ce rôle.

La conclusion de à propos du Roman : Axis #2 [2009]

Manu B.
80

Au final, Axis ne déçoit pas. C'est même réussi pour une suite qui s'avère être une transition. Il faut donc le lire en tant que tel.
La recette que Robert Charles Wilson applique depuis une bonne dizaine d'années est maintenant maîtrisée. Tant qu'il y aura de nouvelles idées, il n'y a pas de raisons pour que ça ne marche pas. Espérons que Vortex sera à la hauteur de l'attente...

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