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Critique du film : Starship Troopers 3 [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 29 juillet 2008 à 15h29

Le retour de Johnny Rico

La guerre avec les Insectes dure maintenant depuis plus de huit années. Le colonel Johnny Rico a pris la direction des forces défensives d'un poste avancé sur le front. Au moment où il reçoit la visite du sky marshall Anoke, les systèmes de sécurité s'effrondrent et la base est envahie par les arachnides. Une lourde défaite s'ensuit, entrainant la disgrace de Rico, le héros de la planète P...


Après un très mauvais second volet qui n'avait comme points communs avec le film de Verhoeven que le nom et la cosmétique, j'avoue que je voyais d'un très mauvais oeil la mise en forme de ce troisième opus - d'autant plus que je ne suis pas un fan de l'oeuvre originelle, trop tendancieuse à mon gout. Et finalement, ce film, produit avec un budget de 20 millions de dollars et réalisé par le scénariste Edward Neumeier (ce qui marque ses débuts derrière la caméra) est nettement moins mauvais que je ne le craignais.
En fait, ce Starship Troopers 3 repart sur les mêmes principes que le premier en amplifiant son aspect "humoir noir" jusqu'à la démesure grotesque, ce qui le fait carrément entrer dans le domaine de la comédie. On retrouve ainsi les mêmes éléments, comme les flashs promotionnels et la propagande patriotique, les incohérences au niveau technologique avec de l'infanterie mobile toujours aussi minablement armée et ses hommes équipés de binocles ringardes, et les décalages bis comme ces femmes officiers bimbos et ces soldats au look et au QI de "chippendales".

Avec ce troisième épisode, Edward Neumeier (auteur des scénarios des deux précédents volets) va donc encore plus loin dans le second degré et le cynisme. Ici, le chef des armées est une star de la chanson complètement modelée par les médias (à la solde de ce régime totalitaire) et vénérée par l'armée et les midinettes en chaleur, les opposants politiques sont pendus en direct dans de grandes frasques télévisuelles - ce qui n'empèche cependant pas la résistance pacifique de s'organiser (à ce sujet, les fans de Né un 4 juillet ne vont pas manquer de se marrer...) - et le récit ne se montre pas avare en effets gores assez potaches.
Autre aspect désopilant: l'interprétation, d'une nullité sidérale (et sidérante). Casper Van Dien, l'un des plus mauvais comédiens d'Hollywood, est bien entendu encore une fois au premier rang des cancres de la dramaturgie et affiche fièrement son sourire de lobotomisé, mais cette fois-ci, il est battu à plate couture par la pétasse de service, le pilote Lola Beck alias Jolene Blalock, la reine du blotox foireux, qui, dans son hilarante et pitoyable imitation de Denise Richards se couvre de ridicule, notamment quand elle nous sort un jeu voulant la faire passer pour une dure-à-cuire. Notons aussi que toute les composantes de ce casting de chèvres se voient de plus attribuer des lignes de dialogue absolument crétines, ce qui rajoute bien entendu une touche délirante d'un spectacle qui effleure le surréalisme.

Par contre, du coté des effets spéciaux (supervisés par les fils de Bob Skotak), les concepteurs ont bien assuré le coté spectaculaire - et cela même si la qualité des inserts CGI n'est pas exceptionnelle, . On retrouve ainsi la folie guerrière du premier opus, avec cette multitude d'Arachnides agressifs, vague mortelle à laquelle on peut ajouter quelques nouvelles créatures très impressionnantes, comme des gigantesques scorpions. C'est assez violent, les effets gore sont nombreux, et on peut même noter l'utilisation (étonnante dans ce type de production) de véritables maquillages et d'animatronique. Bref, c'est assez réussi et plutôt jouissif, d'autant plus que la réalisation de Neumeier ne souffre d'aucun temps mort.
Pour finir, je dirai qu'au niveau de la continuité, ce Marauders est nettement plus proche du film de Paul Verhoeven que le précédent, avec les mêmes tenants et aboutissants. J'ai été juste étonné de la disparition des corps de Psykers. Un fait d'autant plus génant que, dans ce film, les flux psychiques jouent un très grand rôle (rassurez-vous, je ne vous en dirais pas plus). Quand au final, très pulp et franchement amusant, il met un terme définitif aux doutes de tous ceux qui craignaient d'assister à un navet pompeux et foireux.

La conclusion de à propos du Film : Starship Troopers 3 [2008]

Nicolas L.
45

Starship Troopers 3, petite production de SF sans aucune autre prétention que le divertissement, atteint ses humbles objectifs. Le film de Edward Neumeier est certes bourré de défauts avec son casting de quiches bodybuildées (si peu talentueuses qu'elles semblent sortir d'un porno) et ses lignes de dialogues débiles mais, grâce à son aspect humoristique nettement plus franc que le premier volet, ses effets speciaux sympas et son coté bis assumé, il reste un spectacle ridicule mais toujours amusant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un coté bis assez amusant
  • Respect de l'oeuvre originelle
  • Comédie SF gore et rythmée
  • De l'humour noir qui tourne parfois au potache
  • Effets spéciaux très corrects

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans grande originalité et bourré d'incohérences
  • Dialogues débiles
  • Personnages stéréotypés
  • interprétation lamentable, acteurs ridicules

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