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Critique du film : Soyez sympas rembobinez [2008], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 5 juillet 2008 à 01h06

Sweded!

Mike, le sympathique vendeur d’un vidéo club de quartier, a le plus encombrant des amis : Jerry, alias le tonitruant Jack Black. Un jour, alors que son patron est en déplacement, Mike reçoit la visite de Jerry. Hors, ce doux-dingue, après avoir subi une violente électrocution, s’est transformé en une sorte d’électro-aimant humain. Conséquence : en passant dans les linéaires, il entraine l’effacement des bandes vidéo, laissant Mike avec un gros tas de cassettes vierges ! La seule solution, trouvée par Jerry bien sur : réaliser directement sur la cassette un remake du film… avec les moyens du bord bien entendu.


A partir d’un petit pitch au parfum de science-fiction, Michel Gondry, toujours aussi humaniste et inspiré, construit une nouvelle fable rafraichissante. Pas de chichi dans le cinéma de ce réalisateur atypique, il filme de manière naturelle, en s’effaçant le plus possible pour donner de l’importance aux comédiens. Dans Soyez sympa, rembobinez, Michel Gondry c’est un peu comme un « John Cassavettes meets Spike Lee » version power flower. Il rend hommage et donne la parole à ces gens simples qui vivent dans les quartiers populaires, des microcosmes bariolés auxquels il est, selon toute apparence, très attaché. Et, de plus, cet homme est d’une si grande pudeur que sa déclaration d’amour envers la vie et les « honnêtes gens », il la pare d’une panoplie fabriquée à base de gags et de pitreries.
Le film est donc très drôle. Car non seulement Michel Gondry est un cinéaste humaniste mais, de plus, il ne se prend pas au sérieux. Les séquences de « remake » réalisées avec enthousiasme à partir de cartons et de bouts de ficelles sont désopilantes et de plus, l’imagination est bien présente ! Bien entendu, en plus d’un hommage affirmé à tous ces bricoleurs du cinéma, Soyez sympa, rembobinez n’est pas avare en petites pointes critiques envers le cinéma hollywoodien « chiants et formaté » (comme le dit à un moment l’un des clients du vidéo club). Dégoutés du cinéma préfabriqué par les studios, les clients font la queue des heures devant une vieille échoppe pour louer un film d’un quart d’heure réalisé par trois personnes. Car les œuvres de Mike, Jerry et Alma – cheap mais sincères - reviennent aux racines du cinématographe et sont de la même nature que le public ; simples, honnêtes, inventives, et surtout non lucratives (enfin, si, un petit peu, mais c’est pour la bonne cause).

On peut bien sûr reprocher de nombreuses choses à Soyez sympa, rembobinez. Sous des aspects bons enfants et optimistes, au-delà d’une naïveté clairement revendiquée par le cinéaste, on pourrait y dénicher des propos anti néolibéralistes un peu insistants et amenés de manière primaire et expéditive. On pourrait aussi reprocher au cinéaste d’avoir un peu trop lâché la bride à un Jack Black survolté (ce qui ne va pas manquer d’agacer ses détracteurs) et ce (talentueux) pitre a tendance à nous faire parfois oublier un peu le but profond du récit (la refonte des liens sociaux dans ce quartier paumé et désuet). On peut aussi trouver que les pistes abandonnées en cours de route de ce script sont un peu trop nombreuses, comme le pouvoir de Jerry, le début de la liaison amoureuse avec Alma, le concurrent de la grande surface. Autant de lièvres levés qui sont aussitôt abandonnés, par panne d’argumentation ou par facilité. Enfin, il est indéniable que le film souffre de baisses de régime faute d’un scénario solide, et balance techniquement entre le moyen et le très bon avec des séquences sans réel impact et de superbes trouvailles (comme le génial plan séquence sur la conception de remake).

La conclusion de à propos du Film : Soyez sympas rembobinez [2008]

Nicolas L.
70

Avec Soyez sympa, rembobinez, Michel Gondry se paye son film communautaire. Il n’est ni John Cassavettes, ni Joe Dante, ni Frank Capra et encore moins Spike Lee, mais cet ancien clipper a un tel esprit cinéphage et tant de sincérité dans son cinéma qu’il nous offre la vision d’une œuvre qui – même si elle est loin d’être parfaite, techniquement ou artistiquement - est sans nul doute enthousiasmante et poétique. Le film est à la fois une comédie absurde, anachronique et déjantée, et une œuvre d’une très grande sensibilité humaniste. Deux aspects de la personnalité de ce réalisateur.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film optimiste, positif et humaniste
  • De bons gags
  • Un casting de premier choix
  • Des idées, plein d’idées…

Que faut-il oublier ?

  • De nombreuses pistes abandonnées en cours de route
  • Si vous n’aimez pas le surjeu de Jack Black…
  • Une réalisation inégale

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