75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : Chambre 1408 [2008], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 11 novembre 2007 à 18h59

L’antre de la folie

Mike Enslin n’est pas du genre à croire aux fantômes, maisons hantées et autres mythes folkloriques. Pourtant, auteur d’ouvrages d’épouvantes, il aime aller en ces lieux pour s’imprégner de l’atmosphère. Parmi le grand nombre de lettres qu’il reçoit lui évoquant des potentielles localisations dites "hantées", son intérêt s’arrête un jour sur l’une d’elle, lui déconseillant la chambre 1408 du Dolphin hôtel. Mike Enslin qui en a vu d’autres, décide de se renseigner sur l’hôtel et de passer une nuit dans la fameuse chambre. À sa grande surprise, il va devoir faire preuve d'une grande force de persuasion face au directeur de l’établissement afin d’obtenir les clés de la chambre 1408…
Très loin de la mode actuelle remplie d’esprits fantomatiques aux cheveux longs, Slasher revenant aimant particulièrement tuer les adolescents, et psychopathes pervers prenant leur pied avec des instruments de torture, la "Chambre 1408" préfère revenir sur un domaine, certes déjà vu, mais plus vraiment d’actualité. Ce genre est celui de la demeure maudite faisant ressortir les démons du passé. Genre situé plus particulièrement vers la fin des années 70, débuts des années 80. En effet, la "chambre 1408" tirée d’une nouvelle de Stephen King, n’est pas loin de nous rappeler son Shining, bien que plus proche de l’adaptation vue et corrigée par Kubrick. Une fois encore, comme souvent chez Stephen King, on retrouve donc un écrivain torturé cherchant à refaire surface en oubliant un événement et en cela lui permettant de redevenir créatif.
Le savoir-faire du réalisateur Mikael Håfström se situe dans le fait qu'il nous fait douter sur la véritable nature de la chambre et nous faire demander si elle n’est pas simplement l’élément de plus qui fera tomber l’écrivain dans l’alcoolisme et la folie ou l’instrument d’une potentielle rédemption. La mise en scène et le montage ne sombrent jamais dans la facilité (ou assez rarement), l’atmosphère est donc savoureusement calculée pour devenir de plus en plus paranoïaque et le réalisateur profite avant tout du talent de son acteur, John Cusack merveilleusement cynique et attachant.


Mikael Håfström joue également énormément sur les notions d’isolement et d’espace. Ainsi plus le personnage de Mike Enslin semble entrevoir une sortie à son cauchemar, plus il s’enfonce dans ses propres démons et dans la folie. Inversement, c’est lorsqu’il se sent prisonnier de la chambre et confronté à la résignation qu’il reprend par moment le contrôle de lui-même et surmonte ses sentiments.
Bien sûr le fait de retrouver des ressemblances aux précédentes œuvres de Stephen King, ou que l’on se retrouve finalement dans une œuvre nous rappelant des films comme Shining, Amityville ou House, amoindrit la force du film. Mais, à une époque où le cinéma d’horreur est souvent synonyme de "Remake", le long-métrage de Mikael Håfström apparaît réellement comme bienvenue d’autant qu’il se montre bien supérieur à la plupart de ses aînés, même s’il n’arrive jamais à égaler la puissance du film de Kubrick.

La conclusion de à propos du Film : Chambre 1408 [2008]

Richard B.
75

Le pari de ce film était loin d’être gagné, car faire tenir une intrigue autour d’une seule chambre d’hôtel et essentiellement avec un acteur avait tout du sujet casse-gueule, pourtant à aucun moment l’ennui ne guette. Tout au long du métrage, nous restons avec cet écrivain et essayons de comprendre avec lui les évènements qui se déroulent dans son environnement : A-t-il trop bu ? A-t-il été drogué ? Le fait de se retrouver à New York lui est-il si insupportable ? La chambre est-elle maudite ? Est-elle le passage vers une autre dimension ? Est-elle la résidence du démon ? Entre réalité et fantastique, entre folie et lucidité la marge reste mince et c'est cet aspect phare qui fait que la "chambre 1408" n’est pas qu’un simple film de lieux hantés par un esprit, mais bien un film ouvert aussi à l’interprétation des spectateurs.

Acheter le Film Chambre 1408 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Chambre 1408 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de 1408

  • Voir la critique de Chambre 1408 : Un arrière gout de déjà vu
    25

    Chambre 1408 Critique du film par Sylvain T.

    Un arrière gout de déjà vu : Chambre 1408 fait partie de ces films qui auraient pu être LE film de l’année, mais malheureusement derrière tous ses effets graph…
    Temps de lecture : 3 mn 2

  • Voir la critique de Chambre 1408 : Divertissant...
    65

    Chambre 1408 Critique du film par Vincent L.

    Divertissant... : Si, faute à un scénario en dessous du niveau de qualité général du film, Chambre 1408 ne révolutionnera certainement pas le genre …
    Temps de lecture : 3 mn 6

  • Voir la critique de Chambre 1408 : L’antichambre de l’esprit
    70

    Chambre 1408 Critique du film par Nicolas L.

    L’antichambre de l’esprit : 1408 est une ghost-story se situant dans la bonne moyenne. Le récit est léger et part un peu trop dans la démesure sur la fin mais…
    Temps de lecture : 4 mn 24