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Critique du film : Moonraker [1979], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 22 août 2007 à 16h34

Quand James s’envoie en l’air

Venant des Etats-Unis, la navette spatiale Moonraker a été dérobée lors de son transfert sur Londres. Sur un vol de la RAF qui plus est. L’honneur britannique est donc en jeu. Heureusement, les services secrets de sa majesté disposent d’une arme redoutable : son agent 007. Et voilà James Bond embarqué dans une histoire incroyable, présentant le plus fabuleux défit qu’il ait jamais défié : sauver le monde !


Quand James Bond fait un petit écart du coté du divertissement pulp, cela donne Moonraker, le film le plus atypique de la série. Figurent au tableau de chasse de l’agent doté du fameux « permis de tuer » : milliardaire mégalomaniaque, magnifiques créatures lascives, bimbos venimeuses, animaux agressifs, karatéka assassin, et surtout Jaws, le colosse au dents d’acier. Cette abondance peut faire peur, sembler vraiment « too much », mais c’est le prix à payer quand le dandy s’aventure dans le domaine de la comédie américaine. C’est ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat…
Car Moonraker, sous peine de trouver ça encore plus minable qu’un nanar de Fred Olen Ray, doit bien être appréhendé comme ce qu’il est insidieusement ; une comédie, une farce luxueuse et sexy, la mise à mal du mythe macho établi par le très sérieux Sean Connery dans les années 60. Dans ce film, Lewis Gilbert – admirable artisan autrefois spécialisé dans le film de guerre - va très loin dans la désacralisation, beaucoup plus loin en tout cas que lors des deux précédents volets qu’il a eu l’honneur de signer ( à savoir On ne vit que deux fois et L’espion qui m’aimait). Pourquoi ? Probablement en raison de la période, cette fin des années 70, post-vietnam, qui voit exploser les vieux icônes du genre au profit d’aventuriers plus dans le vent, à l’esprit plus « pop-corn movies ».
Dernier traditionaliste, dernier survivant de cette série d’espions qui couraient les rues dans les années d’après guerre, James Bond, par l’intermédiaire d’un Roger Moore nonchalant, se met au goût du jour par peur de se retrouver dans un placard. Non seulement il plaisante plus que de raison, mais ses bons mots ont l’écho propre aux blagues Carambar, et son flegmatisme dépasse parfois celui de Droopy. Oh, bien sûr, James reste un tombeur de ces dames, mais loin de la classe britannique, il affiche une attitude cavalière et expéditive plus proche du cowboy texan que du gentleman de la City. Un véritable ado en rut ! Même miss Moneypenny n’est plus dupe, c’est dire…
Reste que Moonraker est un très divertissant film d’aventure. Les péripéties de James Bond, dans ce volet, sont dignes de la plus agitée des bandes dessinées. Les James Bond girls sont mignonnes comme tout – Corinne Clery, plus habillé tout de même que dans Histoire d’O, est un stéréotype classique de la mythologie « bondienne », alors que Lois Chiles, sculpturale, quasi athlétique, peut-être considérée comme la première James Bond Girl moderne -, les cascades sont impressionnantes, les chorégraphies de combat plutôt réussies (mention spéciale à la baston dans le musée de verreries) et les méchants très très méchants. Et puis, olive dans le Martini, il y a les effets spéciaux, excellents.
Car la principale chose que l’on retient dans cet opus déjanté, c’est bien sur la virée dans l’espace. A cette occasion, Lewis Gilbert transpose les scènes mythiques des combats sous-marins propres à la série aux alentours d’une station spatiale extrêmement convaincante. Puis, après quelques échanges de faisceaux de laser mortels et d’explosions (ou implosions ?) de casques et d’équipements, il nous invite à suivre l’assaut de cette « arche de Noé » spatiale. Soumis à ces épreuves, la station ne résiste pas et se disloque, à grands renforts d’effets pyrotechniques. Comme de bien entendu, James Bond et sa copine parviennent à s’échapper à temps de la base en détresse, non sans avoir auparavant envoyé bouler dans le vide spatial Michael Lonsdale encore plus retord que ses dobermans.

La conclusion de à propos du Film : Moonraker [1979]

Nicolas L.
65

Moonraker est considéré par beaucoup de fans comme une honteuse mise en abîme du mythe de James Bond. Dans le fond, ils n’ont pas tort. Mais il ne faut pas voir dans ce réussi film d’aventures une satire amère construite par un cinéaste désabusé, mais plus une tentative de modernisation d’un icône qui commence à accuser le poids des années. Abordé ainsi, le résultat est critiquable, mais pas la démarche. Personnellement, j’ai trouvé le spectacle agréable, plus premier degré que d’habitude, bien entendu, mais suffisamment respectueux des codes du genre pour ne pas sombrer dans une ridicule parodie.

Que faut-il en retenir ?

  • Sympathique esprit pulp
  • Très divertissant
  • Excellent effets spéciaux
  • Réalisation de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Le mythe en prend un sacré coup
  • Absence de suspens et de tension
  • L’aspect comédie peut déranger

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