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Critique du film : Zombie Island Massacre [1996], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 3 mai 2007 à 16h11

Les Bronzés font du vaudou

Alors qu’ils se prélassent dans de confortables installations touristiques des Caraïbes, un groupe de vacancier prend l’initiative de s’inscrire pour une excursion dans l’île de Sainte Marie. Une île qui, d’après le sympathique guide qui est chargé de les prendre en charge, a gardé un cachet sauvage et unique dans l’archipel. Il prétend même que les autochtones ont conservé leurs ancestrales et étranges rites traditionnels…


Zombiiii Island Massaaacreureuuuh !..., annonce de son ton grave et très drive-in la voix off lors du générique, une impression kitchissime appuyée par le logo au look pulp qui inonde l’écran de ses couleurs criardes… Y’a pas à dire, dés les premières seconde de ce film enfin disponible en DVD zone 2, on est fixé sur la nature du produit : du pur jus Troma Films, la compagnie de cinéma la plus déjantée de la planète.
En fait, Zombiiiii Island Massaaacreureuhhh !... est une sorte de remake de White Zombie, le film de Victor Halperin, avec Bela Lugosi dans le rôle du grand maître vaudou. Mais bon, en beaucoup plus… euh, comment dire… dingue. Et surtout con. Le film débute par une scène de douche à la Psycho, avec une naïade grassouillette qui montre pour la première fois une bonne paire de lolos 100% naturels (et cela ne sera pas la dernière, heureusement). Puis on enchaîne sur une séries de stock-shots piqués dans les archives d’un Club Med’, avec un déballage de tous les clichés du genre ; scooters des mers, plages, planches à voile, terrasses ensoleillées, etc. Bien évidemment, le monteur se fout comme d’une guigne de la différence de grains qui marque les différents plans. Il avait sûrement autre chose à faire, comme siroter des Margarita vautré dans un relax d’un hôtel de St John’s.
Puis, d’un coup, on se retrouve prés d’un vieux bus, avec le frangin de Huggy les Bons Tuyaux qui encourage les touristes (une belle brochettes d’archétypes divers, se déplaçant en général par couple, seul le Black n’a pas de copine) à monter dans le miteux véhicule. Ensuite, après une traversée express en yacht au cours de laquelle la naïade a juste le temps de nous exposer ses nichons sous un autre angle, tout ce beau monde arrive à destination. En fait, on devine que la petite croisière a bien dû durer toute la journée, car une fois sur Sainte Marie, la nuit tombe brutalement sur les personnages.

Huggy les Bons Tuyaux amène alors ses clients à une cérémonie vaudou, au fin fond du bois de Boulogne, derrière une grande racine de Mandragore. Là, assis sur des bancs d’école vermoulus, les touristes assistent, horrifiés (concours de grimaces à l’appui) à la danse érotico-babouine d’une naine en forme de bouteille de Perrier accompagnée d’un serpent somnolent et de quelques figurantes en pagne, tout cela sous la direction d’un prêtre vaudou au regard de braise... Très typique, on s’y croirait vraiment, en Macédoine. Puis vient le clou du spectacle, la résurrection d’un mort, l’éveil du Zombi !! Effrayé par ce spectacle insoutenable, ou excité par les tam-tams, l’un des couples s’éloigne des lieux. Assis sur une branche, tendrement enlacés, ils sont alors dérangés en pleines papouilles par un sapin hystérique. Hors cadre, on devine que les amoureux passent un mauvais quart d’heure.
Pendant ce temps, à la colo, la fiesta s’achève. Alors que Huggy file de la thune en douce au prêtre (le salaud, c’était donc une mise en scène !!), les touristes retournent au bus où ils découvrent que Machin, le chauffeur (que l’on a jamais réellement vu), a disparu. Traumatisés par le spectacle, tous ces braves gens commencent à paniquer et imaginer les pires choses, d’autant plus que Huggy finit par disparaître également en essayant de rejoindre une cabine téléphonique (???) un peu plus bas sur le sentier.

Comme dans Lost, les leaders prennent alors la responsabilité d’organiser tout ce bordel. On décide finalement de rejoindre une maison aperçue non loin par l’une des touristes (une baraque que l’on a jamais vu, à croire que le scénariste vient de l’inventer). Les baba-cool râlent, les Vieux aussi, mais tout le monde finit se plier à la volonté des hommes forts que sont le Black et le Blanc chic. La troupe prend alors un air de safari-jungle, vous savez ces grandes expéditions pulp dans les films de Tarzan, avec cette ambiance de bruits d’oiseaux exotiques et de tam-tams. En fait il ne manque que les porteurs indigènes pour vivre un remake du Monde Perdu ou un épisode de Jungle Jim, et tout ça à moins 100 mètres d’une cabine téléphonique. Hilarant…
C’est durant cette éprouvante marche de deux kilomètres dans un milieu hostile (moustiques et grenouilles) que le drame va se nouer. Le premier à en souffrir sera le leader Black. Attaqué par le sapin, il ne s’en sortira que grâce à son aptitude au combat. Le conifère belliqueux arrivera cependant à s’enfuir, profitant lâchement de l’obscurité environnante. Puis, ce sera le tour d’un couple qui, en traversant un ruisseau sur un rondin, finira noyé dans 20cms d’eau (oui, il parait que c’est possible, même si l’on fait 110 de tour de poitrine). S’en suivra la mort des deux vieux, agressés hors cadre et proprement égorgés. Mais bon, c’est des vieux, alors on s’en fout un peu…

Une fois les survivants arrivés à la maison (sans le Black, il a crevé comme une merde au cours d’un ultime effort pour ouvrir le chemin de ses amis vers le salut), le cinéaste nous a réservé une surprise ! Une surprise si marrante et entraînant des séquences si pathétiques (donc désopilantes) que je ne vous révèlerais rien. Sachez cependant que les apparences sont trompeuses, et que c’est celui qui dit qui est, et que pierre qui roule n’amasse pas mousse, et que tant va la cruche à l’eau qu’à… oups, pardon, je m’égare. Mais sachez que pour les amateurs de nanar, le dénouement vaut son pesant de cahuètes.

La conclusion de à propos du Film : Zombie Island Massacre [1996]

Nicolas L.
20

Mis en boîte avec 3 sous, Zombie Island Massacre possède un titre plus long que le texte du scénario, même si la fin, plutôt amusante, relève un peu l’ensemble. La réalisation est très approximative, les acteurs aussi figés que des majordomes de Buckingham Palace, y’a presque pas de fesses, pas de gore, tout se passe la nuit – remarquez, c’est pas grave, de toute façon, y’a rien à voir à part un type déguisé en sapin... Pas à hésiter, ce film est un pitoyable arum (sorte de navet des Caraïbes). ‘tain, mais pourquoi je regarde ces trucs, moi ? Je dois être maso.

Que faut-il en retenir ?

  • Amusant pour les amateurs de nanars
  • Pour collectionneurs de films Troma
  • Twist final rigolo

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation médiocre
  • Acteurs sans reliefs
  • Pas de gore, presque pas de fesses
  • Absence du second degré cher à Troma Films

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