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Critique du film : L'Ascenseur [1984], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 27 juin 2006 à 05h09

Ascenseur psychotique

Felix Adelaar, jeune technicien compétent, travaille pour une compagnie de maintenance spécialisée dans la pose et l’entretien des ascenseurs. Suite à un accident qui faillit coûter la vie à quatre personnes, il est chargé de vérifier le système de fonctionnement d’un appareil dernier cri installé au cœur d’un récent bâtiment ultramoderne. Il n’y découvre, dans un premier temps, rien de vraiment anormal. Pourtant, dans les jours qui suivent, d’autres accidents se produisent. Mortels, cette fois-ci…
Le réalisateur néerlandais Dick Maas est essentiellement connu pour son thriller horrifique Amsterdamned, réalisé en 1987, et qui mettait notamment en scène une haletante poursuite en bateau dans les canaux de la ville batave. Il ne faut pas oublier cependant que le compatriote de Paul Verhoeven s’était déjà fait remarqué 4 ans auparavant avec ce petit film d’horreur qui rafla, au nez et à la barbe des favoris, le grand prix d’Avoriaz. Une récompense que l’on peut juger, avec le recul, comme étant un peu démesurée, tout en admettant que le film a cependant gardé, 20 ans plus tard, un réelle efficacité.
Le traitement de De Lift tourne autour du personnage de Felix Adelaar. Mélancolique, peu épanoui au sein d’une famille, d’un couple et d’un métier qui le plongent dans la routine, il se contente de faire consciencieusement son devoir d’époux, de père et de technicien. Dés le début du film, afin de bien illustrer cette absence totale de satisfaction personnel et d’épanouissement, Dick Maas utilise avec maestria les caractéristiques climatiques de son pays. Tourné en automne, le film baigne dans une grisaille déprimante qui entraîne le spectateur à la suite de Felix Adelaar et le plonge dans une quasi léthargie, endormi par un montage très lent fait de longs plans d’exposition et un jeu d’acteur solennel et posé.
Lorsque ce produit le premier incident, le jeune technicien y voit une opportunité, un moyen de distraire un tant soit peu son existence triste à pleurer. Déjà détaché de son milieu familial – il réagit à peine lorsque sa femme le quitte après l’avoir, à tort, accuser d’adultère -, Felix Adelaar va trouver en cette ascenseur un interlocuteur et un rival, mais aussi un inespéré centre d’intérêt. Petit à petit, ce simple adversaire va se révéler impitoyable et cruel, une cruauté qui va amener l’anonyme technicien de maintenance à endosser le rôle de Siegfrid affrontant le dragon Fafnir, tueur d’innocents, dans une séquence finale au climax très réussi. Le brave chevalier y trouvera même sa princesse, avec l’introduction un peu grossière de cette jolie journaliste aux cheveux couleur de soleil.
Le traitement de l’enquête est entrecoupé de séquences choc mettant en évidence la perfidie de l’entité. Monstre parmi tant d’autres, celui de De Lift a cependant la particularité de ne pas être vraiment celui que l’on croit. La cage d’ascenseur et son mécanisme ne sont en fait que le bras armé d’une créature bien plus subtile et rampante, voire dégoulinante par manque de perfection. Création de la folie d’un homme, et contaminée par sa démence, elle se prend même d’envie à lui ressembler le plus possible en se créant d’illusoires et inutiles organes. A travers la séquence où Felix Adelaar découvre la ‘’tanière’’ du monstre, on en vient à comprendre enfin la principale motivation de cette créature démente ; la jalousie ! – l’érotisme de la séquence durant laquelle se produit la première agression n’en prend que plus de signification. ‘’Elle n’était pas en bonne santé, déclare son créateur euthanasique avant de succomber à un dernier réflexe plein de haine de sa ‘’progéniture’’. Ou d’amour désespéré, qui sait.

La conclusion de à propos du Film : L'Ascenseur [1984]

Nicolas L.
75

Métaphore morbide sur la condition humaine prenant le thème de l’intelligence artificielle pour alibi, le film de Dick Maas se pose plutôt comme une relecture moderne du mythe de Frankenstein. Très bien dosé dans sa réalisation et jouant avec l’espace avec habileté, De Lift, sans réels artifices sophistiques et à grand renforts d’astuces de mise en scène, parvient à nous faire frissonner tout en occultant à l’occasion les nombreuses incohérences qui parsèment le récit. Une efficacité narrative suffisante pour empêcher le spectateur d’aujourd’hui de trop soupirer devant un manque d’effets spéciaux saisissants. Un film culte et un classique de la série B.

Que faut-il en retenir ?

  • Idée originale
  • Atmosphère angoissante
  • Réalisation efficace

Que faut-il oublier ?

  • Quelques incohérences
  • Un scénario un peu léger

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