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Critique du roman : Meddik [2005], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 5 juin 2006 à 11h03

La décrépitude humaine

"Les vautours sont comme des virgules noires sur le fond gris du ciel..."
Le hommes ont réussi à atteindre Mars, sur laquelle ils veulent établir un nouveau départ pour l'humanité. Pas de religion, pas de décrépitude, la société doit partir d'un bon pas. Pas comme sur Terre. Grande-ville est la quintescence de la déchéance humaine. Les Justes, les aisés, habitent les hauts immeubles qu'ils possèdent alors qu'en bas dans la zone de combats, les pauvres essaient de survivre, entre guerillas urbaines et pure survie parmi les Vautours géants qui s'attaquent mêmes aux vivants. Or John Stolker est le fils d'un des plus grands industriels commerçant avec Mars. Et ce John est un morveux gâté rebelle sans cause, bourré aux drogues les plus diverses va tracer son propre chemin dans les enfers, à la recherche de l'inaccessible...
"L'envie. Toujours."
Thierry Di Rollo nous a habitué à ses univers noirs, décadents, sans espoir. Ce roman ne déroge pas la règle. Mais autant les actions des personnages de la lumière des morts ou de la profondeur des tombes trouvaient une infime justification à leurs actes, ici, il n'y en a pas vraiment. Pas plus que l'espoir. Cet univers est décadent, mais pas pour tout le monde. Il y a les privilégiés, les "Justes" et les autres. Ce monde est dual à plus d'un titre: le monde du haut et celui du bas, les riches et les pauvres, les forts et les faibles, les chasseurs et les proies. Il n'y a pas d'autres alternatives. Pas d'échappatoire, on ne peut éviter son destin. Et Dieu ici n'y peut plus grand chose dès lors que John Stolker a choisi sa voie. Il sera le chasseur, le tueur, le tortionnaire, le scanner et Meddik sera son dieu.
"Je ne suis pas un bourreau, je suis un tortionnaire."
Pour une fois, le héros ne sera pas une victime. Non. Jamais. Il sera maître de son destin qu'il croit poursuivre parce qu'il n'a pas le choix, Meddik le lui avait prévu. Alors quoi ? Est ce que ce roman se résume à cela ? Non, car Meddik c'est aussi John lui-même et qu'il a toujours eu le choix, dès le début, car ce qu'il croyait son destin n'est autre que lui-même, et son combat, c'est contre lui-même qu'il a choisi de l'engager.
Absurde, dérangeant, sombre, ce roman met mal à l'aise, de par la gratuité des actes perpétués, par la logique des pensées de cet être torturé mais déplacé en ce monde car son dieu est la Mort. Le style d'écriture est toujours aussi accrocheur, brutal, brut. Immoral ? La Mort habite ce monde, elle est personnifiée, incarnée. C'est une plume caractéristique de la science fiction française, une voix inimitable qui vous prend aux trippes.
"J'aime cette indécence de la Vie, lorsque les circonstances les plus obscènes se mettent à vous sourire."
Un roman à lire d'urgence.

La conclusion de à propos du Roman : Meddik [2005]

Manu B.
85

Encore un grand roman de Thierry Di Rollo, un autre de ces univers que lui seul peut édifier et vous ébranler. Encore la claque.

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