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Critique du film : Les clowns tueurs venus d'ailleurs [1988], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 24 février 2006 à 11h19

Bozo le clown a les crocs…

Vous, je ne sais pas, mais moi, quand j’étais môme, j’avais une sainte horreur des clowns. J’sais pas, dans leur uniformes zarbis, ils ne m’inspiraient pas confiance. Et le plus bariolé, là, l’Auguste, il me faisait sacrément flippé avec son gros nez rouge, ses yeux exorbités et ses pieds démesurés. Bref, si je vous dis, en plus, que les seuls spectacles auquel j’avais accès durant mes longues après-midi en compagnie de mes vieux, étaient un Jacques Martin déprimant et une Piste aux Etoiles traumatisante, vous comprendrez que mon enfance fut un enfer.
Aussi, quelle joie de découvrir que je n’étais pas le seul à sursauter à chaque ‘’Bonjooouuuur les piti zenfants !’’. Car Les Clowns Tueurs Venus d’Ailleurs est un film de traumatisés, c’est obligé. D’ailleurs, lorsque l’on sait que c’est les frangins Chiodo (Critters) qui ont pondu ça, on n’est pas vraiment étonné. Des mecs si barges que plus personne à Hollywood ne veut plus en entendre parler (à part un Anaconda 2 en 1999). De plus, à cette occasion, on a également la surprise de constater que c’est un des frèrots barjos, en l’occurrence Stephen, qui est crédité comme réalisateur, même si on se doute bien qu’ils ont du tous les trois s’entasser derrière l’objectif en s’engueulant comme des chiffonniers.

Leur but : vous faire mourir de rire

Les Clowns Tueurs Venus d’Ailleurs raconte l’histoire stupide d’extraterrestres ayant l’apparence de clowns qui atterrissent sur notre planète dans le but de… euh, aucun but en fait. Juste pour massacrer des citoyens d’une petite ville à coup de barbe-à-papa dévorante, de popcorn mutant, de tartes à la crème corrosives et autres friandises, toutes illogiquement détournés de leur utilité première. Même leur vaisseau est un canular, puisqu’il est la réplique totale d’un chapiteau de cirque. Bien évidemment, le but recherché dans cette accumulation d’idiotie potache est le rire. Et ça marche…
Pourquoi ? Tout d’abord, grâce au talent de sculpteurs et de maquilleurs des Chiodo. Oui, oui, au talent, j’insiste. Car ces clowns démesurés, ces sortes de Bozo schyzos et amateurs raffinés de chair humaine, sont diablement bien foutus et criant de vérité. Ils sont de plus très bien lotis par une grande quantité d’expressions, pouvant passer du sourire mimique à la Marceau (pas Sophie, l’autre) à un rictus effrayant et carnassier, qui dévoilent soudainement leur nature prédatrice. Ce ‘’réalisme’’ que l’on reconnaît alors dans ces monstres entretient ce décalage qui entraîne le rire, provoqué essentiellement par l’absurdité des situations.
On s’amuse également beaucoup lorsque l’on se trouve à l’intérieur du ‘’vaisseau spatial’’. Un intérieur hyper kitch et psychédélique qui plairait sans aucun doute à Austin ‘’groovyy baby’’ Power, et qui est peut-être foncièrement ridicule et exagérément coloré, mais surtout excellemment bien fait. Ces décors biscornus et torturés jouent également, en complicité avec une excellente photographie, à brouiller nos sens en travaillant sur les perspectives. L’exercice est distrayant et déstabilisant, comme dans une attraction de fête foraine. On retrouve, là encore, la patte de grands artistes.
Par contre, le reste est nettement moins réjouissant. Passe encore ce scénario linéaire et prévisible, qui emprunte son sujet aux vieux films d’invasions extraterrestres des années 50, la plupart dotés de dialogues basiques et parfois stupides. On dira que c’est une sorte d’hommage. Mais que dire de la réalisation ? Une véritable catastrophe, qui n’est pas aidée par des acteurs complètement insipides et aussi fades que des vieux navets. Une plaie qui entraîne que la vision de ce film devient terriblement chiante dés lors que l’on voit plus nos chers comiques de l’espace à l’écran. Heureusement, ces séquences ne durent guère, et les trois héros humains au jeu aussi passionnants qu’un concert d’André Rieu, laissent très souvent la place aux véritables stars du film : les Clowns Tueurs Venus D’ailleurs (oui, mais d’où ?..)

La conclusion de à propos du Film : Les clowns tueurs venus d'ailleurs [1988]

Nicolas L.
75

Les Clowns Tueurs Venus d’Ailleurs est, du point de vue intrinsèquement cinématographique, un véritable nanar. Oui mais voilà, il a quelque chose que ce film a et les autres ont rarement : des monstres originaux, vachement bien faits et super drôles. En mettant en avant cet aspect et en détournant de manière éhonté le mythe du clown et de ses artifices, qui se veulent en théorie bénéfiques et sympas (friandises, jeu d’ombres, etc…), et en oubliant complètement la direction d’acteur et la mise en scène, ils ont obtenus ce qu’ils cherchaient ; un film culte.

Que faut-il en retenir ?

  • Les Clowns, effrayants, drôles… géniaux quoi !
  • L’intérieur de la soucoupe
  • Humour noir et destruction d’un mythe.

Que faut-il oublier ?

  • La réalisation pourrie
  • Le jeu d’acteur insipide
  • Les dialogues débiles

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