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Critique du roman : La Stratégie Ender #1 [1989], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 25 janvier 2006 à 09h07

Effrayant et emouvant !

"- J'ai vu à travers ses yeux, j'ai entendu à travers ses oreilles, et je vous assure que c'est le bon. De toute façon, nous ne trouverons pas mieux. - C'est ce que vous avez dit à propos de son frère. - Le frère s'est révélé impossible. Pour d'autres raisons. Rien à voir avec ses aptitudes. - La même chose avec sa soeur. Et il a des doutes en ce qui le concerne. Il est trop influençable. Il est trop enclin à s'abandonner à une volonté extérieure. - Pas si cette volonté est celle d'un ennemi. - Alors, que devons nous faire? L'entourer continuellement d'ennemies? - S'il le faut. - J'ai cru entendre dire que vous aimiez bien cet enfant. - Si les Doryphores finissent par l'avoir, on me fera passer pour son oncle préféré. - Très bien. Nous sauvons le monde, après tout. Prenez le..."
La situation est critique, les Doryphores ont pu être repoussés. Mais pour un temps seulement. La solution ? Préparer les jeunes pour une solution radicale. Mais il faut pouvoir les préparer très tôt. Ce programme militaire est le plus performant de tout ce qui a jamais vu le jour, mais il faut prendre les enfants très jeunes. Ender fait partie de ces génies, mais il n'a que 6 ans...
Orson Scott Card. Cet auteur a acquis sa notoriété grâce à deux sagas: le cycle d'Ender et les chroniques d'Alvin le Faiseur. Deux cycles, deux styles, deux genres différents. Ender se situe dans le genre space opera purement Sf et Alvin dans la fantasy, une prouesse que bien peu d'auteurs ont réussie: Walter Jon Williams (Cablé et Plasma) et Robert Silverberg (l'homme dans le labyrinthe, les ailes de la nuit etc et Les chroniques de Majipoor). Il est pourtant le seul à avoir eu les prix Hugo ET Nebula pour deux romans du même cycle: La stratégie Ender et la Voix des morts. Il a également passé deux ans de sa vie au Brésil en tant que Mormon, ce qui a grandement influencé son écriture et le traitement de ses histoires.
La préparation militaire. Ce qui me marquera pour toujours est cette mise dans l'arène de cet enfant de 6 ans seulement. Ce n'est pas une école ordinaire puisqu'elle rassemble les enfants les plus intelligents de la Terre. Or Ender est destiné à faire partie de l'élite, des leaders même dans cette école des gros cerveaux. Or cette formation passe par plusieurs étapes puisque le jeune doit d'abord acquérir les bases militaires, puis être formé à être intégré dans un groupe en tant que membre, et enfin à diriger ce groupe en développant un sens tactique hors du commun. Et là tous les moyens sont bons, même le jeu en simulation, pour éveiller ce sens. Par bien des côtés, ce roman m'a fait penser à Starship troopers (le livre) où la dureté de la formation était proportionnelle à l'enjeu.
Un roman profondément émouvant. Le jeu sur lequel l'enfant passe des heures est un moment touchant puisqu'il s'agit d'une récréation pour Ender. Il s'avère que cela fait également partie de la formation. Il est trompé, abusé par ces adultes qui n'ont d'autre choix que de manipuler cet enfant, un enfant qui reste la dernière chance de l'humanité. Et parmi les supérieurs, les scrupules se mêlent à l'intérêt général, des questions se posent quant à l'avenir de cet enfant qui devra prendre sur ses épaules toute la responsabilité des actes perpétrés. Qui le soir, seul dans son lit va pleurer à chaudes larmes ? C'est ce jeune enfant. Le dénouement montre à quel point Ender sera abusé. Cette fin m'a pris par surprise et m'a scotché. Orson Scott Card a d'ailleurs été critiqué par John Kessel sur le fait que Card écrivait de telle sorte que le lecteur pardonnait presque à Ender son homicide. La question se pose dès lors: peut on pardonner à un meurtrier en faveur de circonstances atténuantes ?
La relation à l'autre. A cela s'ajoute la question de meurtre, dès lors qu'il s'agit d'une espèce étrangère. Orson Scott Card développera cette notion d'étranger intelligent agressif ou non, et la relation que l'on peut avoir avec, dans la suite: La voix des morts. J'ai aussi trouvé important le rôle de sa soeur et de son frère. Alors que lui se battait contre des fantômes, sur Terre, la manipulation via le réseau se fait sentir. On attribue généralement à O.S. Card d'avoir entrevu l'arrivée des newsgroupes, forums et leur manipulation éventuelle, avant l'heure.

La conclusion de à propos du Roman : La Stratégie Ender #1 [1989]

Manu B.
90

La stratégie Ender est le premier roman du cycle d'Ender, dont les trois premiers sont vraiment intéressants. C'est une tragédie futuriste où un enfant sera un héros puis un monstre, un enfant au destin torturé. C'est aussi un roman au message altruiste, un pas vers l'Autre...
Prix Hugo en 1985 Nebula en 1985 Science Fiction Chronicle en 1986

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