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Critique du roman : Câblé [1987], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 13 novembre 2005 à 06h10

Magnifique western cyberpunk

« A minuit, il sait que son malaise va l’empêcher de dormir. Le panzerboy quitte Santa Fe par le nord, traversant les Sangre de Cristos par la route de montagne de Truchas, en direction du Colorado, pressé de se rapprocher du ciel nocturne. Il conduit sans l’aide des mains ou des pieds, l’esprit voguant sur la froide interface neurale située quelque part entre les images qui défilent rapidement devant son pare-brise et la conscience électrique que forment le corps d’alliage léger et le cœur de cristaux liquides de la Maserati… »
Un monde technologique de câblés. Ce qui tranche, dans ce roman est l'aventure: un chevalier des routes qui ne sera pas sans rappeler un Mad Max futuriste. Au lieu d'un interceptor avec qui Max entretient une relation assez fusionnelle, le Cowboy, ses centres nerveux sont liés directement à sa machine. L'interface est, ici, complète entre le cerveau et la machine. Et ceci de telle sorte que l'homme et la machine ne font plus qu'une entité, le panzer est le prolongement de l'homme, au même titre que ses bras ou ses jambes. Ses yeux sont maintenant les senseurs de la machine, il ressent les accidents du terrain sur lequel la machine roule. Un coup d'oeil, une impulsion électrique du cerveau et la machine réagit au quart de tour. Il est à noter que le corps de l'homme, dans ce cas, n'est plus qu'un tas de chair molle sans réaction. C'est un peu un changement de corps, un transfert de la pensée vers un corps mécanique. Ce roman est aussi l'occasion d'évoquer le transfert de personnalité dans un corps mécanique. Ici, de manière presque terrifiante, la mémoire est stockée dans des mémoires informatiques, permettant d'augmenter les capacités de stockage. La vérité est qu'il y a même une scission de la personnalité, de manière à ce que tel ou tel aspect de cette dernière soit accessible dans différents blocs de support biologique ou de silicium. Une perspective effrayante, dans la mesure ou une IA peut, le cas échéant suppléer à la personnalité d'un homme au travers de ces greffes mémorielles. Dans ce cas, comment peut-on attester de l'intégrité d'un homme. Qui prend le dessus ? L'homme ou la machine ? L'homme ou l'(les) IA(s) ? C'est au travers du personnage de Reno que se pose la question. En outre, la numérisation d'une personnalité n'entraîne elle pas une perte de l'humanité de l'entité résultante ?
Une écriture impeccable. Ce qui rend ce roman si passionnant est sans conteste cette écriture "sensitive", c'est à dire que l'écrivain sait trouver les mots pour nous mettre à la place du Cowboy dans son engin asservi, et pour nous faire ressentir la montée en puissance de l'engin, on sent les vibrations de la machine, on voit défiler les données si nombreuses par rapport à ce que l'homme peut naturellement collecter de par sa nature biologique. Comme dans les romans de Bruce Sterling et William Gibson, Câblé est l'histoire d'un groupe d'hommes et de femmes usés par un système, injuste, totalitaire, une organisation qui broient les individus et les individualités. Et seuls au milieu de ce cauchemars dans lequel les protagonistes semblent ne pouvoir échapper, se dressent un homme et une femme qui luttent, de manière différente pour sortir de cette condition inhumaine. Il y a donc ici le chevalier dans son armure et son fidèle destroyer, le justicier et la belle héroine qui d'une manière improbable vont avoir pour mission de capoter ce système, un système dont les dirigeants quasi inaccessibles sont en pleine guerre, une guerre de pouvoir. Ainsi, les luttes intestines, politiques seront peut-être l'unique faille à exploiter pour nos deux jeunes loups, avec l'ides d'un résistance si insignifiante...
Atroce, magnifique, époustouflant, terrible, Câblé vous étonnera par une maîtrise rarement égalée.

La conclusion de à propos du Roman : Câblé [1987]

Manu B.
95

Dans ce genre qu'est le cyberpunk, câblé est le roman le plus orienté action, le roman comportant le plus d'aventure, ce qui, même pour les lecteurs qui ne sont des inconditionnels du genre, en fait un roman passionnant et très accessible, dû sans doute à l'écriture de Williams, un écrivain doué.

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