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Deux belles versions pour deux univers cultes
Quand les illustrateurs subliment les textes

Amateurs et amatrices de beaux livres, réjouissez-vous ! Les éditions Bragelonne poursuivent leur collection illustrée grand format de deux licences de l’imaginaire qu’on adore. C’est disponible chez vos libraires, que ce soit en livraison ou en click and collect, ou directement sur place si vous avez la chance d'avoir une libraire spécialisée non loin de chez vous. Avec des formats impressionnants, une reliure tissu pour l’un et une superbe jaquette pour l’autre, ces deux ouvrages auront place belle sous les sapins ou pour un petit plaisir à 25 ou 30 euros.

Lovecraft à la montagne

François Baranger nous propose son second tome des Montagnes hallucinées avec le texte original du maître de providence, Howard Phillips Lovecraft et ses illustrations sublimes aux tons glaciaux. Le premier volet est toujours disponible et tout aussi beau. 

Après avoir atterri dans la cité inconnue, Dyer et Danforth ont pénétré dans la partie souterraine afin d'y mener des explorations préliminaires, poussés par la curiosité scientifique ainsi que la volonté de retrouver le jeune Gedney. Pour rappel, nous sommes dans les années 30 en Antarctique. Sous la glace, ils découvrent un gigantesque labyrinthe de pierre, inviolé depuis la nuit des temps, où d'innombrables bas-reliefs décrivent la civilisation qui vécut là, de son apogée à son déclin.

Mais, bientôt, ils repèrent des traces du traineau de Gedney et remontent sa piste... jusqu'à son cadavre. Si Gedney était déjà mort, qui suivent-ils depuis le début ? Quels êtres ont laissé ces traces, et semblent se déplacer dans cette cité comme des habitués des lieux ? Glacés d'effroi, mais incapable de résister à leur désir d'en apprendre davantage sur les Anciens, les deux hommes descendent toujours plus profondément dans ce cimetière glacial, jusqu'aux limites de la peur et de la folie...

Paysages déserts glacés, créatures innommables vieilles de plusieurs millions d'années découvertes dans un état de conservation anormal, étranges structures géométriques au sommet de montagnes noires, plus hautes que l'Everest... Cette nouvelle de Lovecraft a inspiré des générations d'auteurs et de réalisateurs, de John Carpenter, lorsqu'il réalise The Thing, à Guillermo Del Toro qui rêve de la porter à l'écran mais dont le projet semble maudit.

Fasciné depuis toujours pas l'univers de Howard Phillips Lovecraft, François Baranger, illustrateur reconnu dans le monde pour ses talents de concept artist pour le cinéma et le jeu vidéo, s'est attelé à la tâche "cyclopéenne" de mettre en image ses principaux écrits. C’est superbe et très impressionnant ! Foncez !

Le Sorceleur plonge dans un conte glauque

Le moindre mal est la deuxième nouvelle du dernier vœu à être adapté en bel album illustré. C’est l’artiste Ugo Pinson qui dépeint cet univers et donne vie au personnage de dark fantasy le plus badass, Geralt de Riv. Très beau livre pour un conte lugubre écrit par Andrzej Sapkowski qui amène Geralt à faire un choix difficile.

Après avoir tué une dangereuse créature, la Kikimorrhe, le Sorceleur se rend dans la cité de Blaviken en espérant une rétribution. On l’envoie au magicien du village, un dénommé Irion, en qui il reconnaît une vieille connaissance, le magicien Stregobor qui lui causa autrefois quelques ennuis. Celui-ci le supplie de l'aider car il est poursuivi par une femme, la « Pie Grièche », la princesse Renfri qui souhaite se venger de lui et dont l'histoire ressemble à celle de Blanche neige et les sept nains. Pris dans l’étau d’un conflit auquel il ne voulait pas prendre part, Geralt devra opter entre les deux antagonistes en faisant le choix du « moindre mal ». Il y gagnera de l’amertume et le surnom de « boucher de Blaviken ».

Le dessin et les couleurs d’Ugo Pinson subliment la nouvelle tragique qui a le mérite d’être une des meilleures entrées dans l’univers du Sorceleur.

En bonus, ces crayonnés :

Auteur : Nathalie Z.
Publié le samedi 5 décembre 2020 à 09h00

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