75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Jeu de société : Bunny Kingdom
Bunny Kingdom >

Critique du Jeu de société : Bunny Kingdom

Avis critique rédigé par Maxime C. le jeudi 11 janvier 2018 à 0900

Draft et placement au pays des carottes

Incarnez des seigneurs lapins et partez à la conquête d’un nouveau monde pour le compte du roi des lapins. Installez vos fiefs aux endroits stratégiques, exploitez les Ressources, bâtissez des Cités et préparez vos Missions secrètes pour voler à vos adversaires la victoire à la dernière minute. Chaque choix peut vous apporter les lauriers de la victoire ou l’ombre de la défaite. Au bout du compte, seul le plus valeureux d’entre vous sera nommé « Grandes Oreilles » par le Roi Lapinot. En serez-vous dignes ?

Après King of Tokyo et King of New York, et leurs affrontements titanesques entre gros monstres sortis tout droit des films de genre façon GodzillaIello édite un troisième jeu de Richard Garfield qui nous invite à partir à la conquête du monde merveilleux et tout mignon des lapins avec un savant mélange de draft et de placement de 2 à 4 joueurs.

Le monde imaginaire de Bunny Kingdom dans lequel nous allons voyager est magnifiquement illustré par Paul Mafayon (Arena : For the Gods !IlôsLoony quest) à travers 182 cartes et le plateau représentant le nouveau monde. Les cartes sont superbement travaillées, avec beaucoup d’humour et de nombreuses références (Le Trône de FerIndiana Jones, Braveheart…), tout en étant d’une excellente clarté pour le jeu. On repère immédiatement à quel type de territoire ou de construction elles correspondent. Si le plateau de 10 cases sur 10 cases surprend par sa taille, il est également d’une grande lisibilité. Les territoires et les ressources sont rapidement repérables ce qui est essentiel dans ce jeu où nous allons à chaque tour regarder où placer nos lapins. On peut juste chipoter avec des cases de scores trop petites pour placer plusieurs lapins sur le même chiffre, et des coulées de lave pour séparer 2 territoires de montagne pas suffisamment visible.

Du côté de la rédaction des règles, la clarté est de mise également avec de nombreux exemples et une synthèse en dernière page.

Pour une poignée de Carottes d’Or
Dans les lignes suivantes nous parlerons d’une configuration à 3 et 4 joueurs.

Dans Bunny Kingdom, vous prenez le rôle d’un seigneur à la tête d'un clan de lapins travaillant pour étendre son influence sur les terres du Nouveau Monde durant 4 manches. L’objectif de ce seigneur est de cumuler le plus de Carottes d’Or.  Pour ce faire, vous aurez une main de 10 ou 12 cartes par manche, selon le nombre de joueurs, que vous allez drafter deux par deux, puis les résoudre simultanément.

Il existe 3 types de cartes :
-Cartes Territoire : Permettent de placer un de ses lapins sur le territoire du plateau correspondant aux coordonnées de la carte.
-Cartes Construction : Lorsqu’elles sont choisies pendant le draft, ces cartes sont mises de côté face visible puis résolue juste avant le décompte de fin de manche. Ces cartes permettent de :

  • Construire une cité dont le niveau est symbolisé par son nombre de tours.
  • Ajouter une ressource à un territoire.
  • Construire un relai aérien pour relier deux Fiefs.
  • Construire un campement provisoirement sur un territoire inoccupé de son choix.

-Cartes Parchemins : Lorsqu’elles sont choisies, ces cartes sont mises de côté face cachée et révélées en fin de partie pour permettre au joueur de gagner des points selon la condition indiquée. Ces cartes sont en quelque sorte des missions secrètes que vous confie le Roi Lapinot.

Bunny Kingdom - Cartes

Une fois que toutes les cartes ont été draftées et résolues, la manche prend fin et un décompte intermédiaire à lieu. Les joueurs collectent des points pour chaque Fief qu’ils contrôlent. La valeur d’un Fief correspond à la multiplication de sa puissance (le nombre de tours des cités) par sa richesse (le nombre de ressources différentes).

Menez à bien les missions que le roi vous confie !

Le mélange de draft et de placement fonctionne à merveille ! Pourtant les premiers tours de la première partie peuvent paraître un peu poussifs, car en regardant leurs dix cartes les joueurs se sentent un peu perdus pour en choisir deux face aux nombreux choix. Mais la force de Bunny Kingdom est qu’au fur et à mesure que la partie progresse, les décisions deviennent plus faciles, et les tours sont de plus en plus rapides. De nombreux choix sont possibles mais tout de suite compréhensibles. Prendre une carte Territoire pour élargir un Fief, optimiser ses Fiefs avec une carte Ressource ou une carte Cité, ou encore choisir une carte parchemin pour gagner des points en fin de partie. Le draft amène ce dilemme à chaque tour de choisir les deux cartes idéales sans en laisser de trop intéressantes à son voisin. Si l’on peut choisir des cartes pour bloquer ses adversaires, appliquer cette stratégie sur toute une partie s’avère peu payante car il est souvent plus intéressant d’optimiser son Fief que de choisir une carte qui ne nous rapportera rien.

Bunny Kingdom Plateau de jeu

Si la mécanique peut faire penser que la victoire va beaucoup se jouer sur la chance, Bunny Kingdom est surtout un jeu d’opportuniste. Pour preuve, sur 4 parties jouées, j’en ai gagné 3 dans chacune des configurations. Je ne vous dis pas ça pour faire plaisir à mon égo, mais pour montrer que Bunny Kingdom ne se joue pas sur la chance au tirage des cartes de début de manche. Il faut savoir s’adapter aux cartes que le draft nous offre et ne pas trop attendre une carte précise. Les territoires que l’on désire ne seront pas toujours disponibles, et les cartes parchemins sous formes de missions sont tellement variées qu’elles pourront réorienter notre stratégie en cours de partie. Ces missions cachées sont d’ailleurs une part du jeu que j’affectionne particulièrement. Même si un joueur a de l’avance au score à la fin des 4 manches, il n’est jamais possible de savoir avec certitude qui va gagner tant que l’on n’a pas révélés les parchemins de chacun. Bunny Kingdom ne laisse personne de côté au cours de la partie, tout le monde à sa chance jusqu’au bout. Il est indispensable de trouver le bon équilibre entre l’agrandissement des Fiefs et la prise de parchemin pour gagner la partie.

Si les décomptes à la fin des 3 premières manches sont plutôt rapides, on ne peut pas en dire de même du décompte final des fiefs et des parchemins. Rien de compliqué, juste le besoin d’être attentif pour être sûr de ne rien avoir oublié. Mais on oublie vite cette légère ombre au tableau tant on a pris plaisir pendant à jouer !

Bunny Kingdom - 2 joueurs

Un duel plus calculatoire

La règle à deux joueurs est identique à une exception près : Lors de chaque manche chaque joueur a 10 cartes en main, et 10 cartes dans une réserve face cachée. Avant de choisir les cartes, chaque joueur pioche une carte de sa réserve et l’ajoute à sa main. Puis, au lieu de choisir deux cartes de leur main, les joueurs choisissent une carte qu’ils jouent et une carte qu’ils défaussent.

​La mécanique de draft et placement fonctionne toujours aussi bien, mais le jeu est plus long et perd de son côté fun. Le blocage prend une part bien plus importante, la modification de règle faisant que l’on est plus dans un jeu d’opposition, moins d’opportuniste. Cette configuration n’est personnellement pas ma préférée mais plaira certainement aux joueurs qui souhaitent un jeu plus calculatoire.

La conclusion de

Bunny Kingdom est très malin avec un mélange bien ficelé de draft, de placement et d’objectifs secrets. On prend beaucoup de plaisir à étendre son royaume et remplir les missions que le roi nous confie dans un univers décalé et magnifiquement illustré. Si le décompte final est un peu fastidieux, on l’oublie vite pour enchainer sur une nouvelle partie. Facile à expliquer, rapide à prendre en main, avec une très bonne rejouabilité, Bunny Kingdom est un gros coup de cœur !

Que faut-il en retenir ?

  • Les illustrations et leurs nombreuses références
  • Un mélange subtil de de draft et de placement
  • Rapide à prendre en main
  • Excellente rejouabilité
  • Fun

Que faut-il oublier ?

  • Décompte final un peu long et moins lisible
  • Perd de sa légèreté à 2 joueurs

Acheter Bunny Kingdom en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Bunny Kingdom sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+