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Critique du Livre : Jadis
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Critique du Livre : Jadis

Avis critique rédigé par Kathleen A. le vendredi 11 décembre 2015 à 2000

Et Jadis est née, dans les songes de ses démiurges

Par quoi commencer quand on parle de Jadis, le sujet est si vaste ! Une Oeuvre comme je n'en avais pas lue depuis longtemps. Les Auteurs se sont livrés à un exercice périlleux, l'écriture à huit mains. L'harmonie entre les textes est un peu tremblotante au début mais se tisse intimement au fil des carnets pour se compléter comme un puzzle dans une même bulle.

C'est Mathieu Gaborit qui nous fait plonger le premier dans cette ville infinie. On le retrouve ici dans un style d'écriture différent et particulier, choquant au premier abord, il nous surprend à nous transporter dés les premières lignes à côté de son personnage, Silenzio, où l'on se retrouve comme un spectre diaphane ancré dans son ombre. Le coeur soumis à ses encres, nous vivons ses proses et n'avons qu'une hâte : en connaître le dénouement ! Entre poésie et vulgarité, entre maturité et langage enfantin, Mathieu nous offre ici un texte de choix digne des plus Grands.

[J'ose une note personnelle au risque de vous spolier un tantinet sur la forme (et non sur le fond !) mais que je précise néanmoins à qui veut garder le mystère de l'écriture (passez cette parenthèse !) : le fil de l'écriture quitte peu à peu la vulgarité pour ne laisser place qu'à la douceur et la poésie, nous nous y laissons tendrement envelopper jusqu'à avoir l'impression d'être ce Silenzio, tellement Mathieu touche avec justesse et vérité nos cicatrices et nos réflexions, tant et si bien que son dernier carnet et son épilogue m'ont complètement retourné lors de ses lectures, à m'en laisser le coeur battant et le souffle court, les larmes perlant sur mes joues...]

Charlotte Bousquet en prend la suite. Sous la forme de lettres personnelles entre l'échange épistolaire et le journal intime, elle nous confie les réflexions d'Eris, de ses interrogations jusqu'à ses sentiments. Après deux carnets à l'écriture incertaine, elle semble peu à peu prendre de l'assurance tant sur le texte que sur l'histoire. On y découvre les secrets de la Sélène, ses desseins comme ses faiblesses, ce qui nous permet de finalement nous attacher à ce personnage pourtant antipathique à première vue.

Régis Antoine Jaulin prend ensuite le flambeau. Dans un style pur et littéraire, il nous charme de ses vers et dans le choix de ses mots. Il nous peint le tableau d'un Don Desiderio aussi énervant qu'attachant, tantôt dans l'image d'un coeur brisé qu'on aimerait rassurer dans nos bras, tantôt dans la position d'un picarès pédant qu'on giflerait volontiers ! Il nous balade comme un funambule qui oscillerait sur sa plume jonchée de vin et de larmes. Une fabuleuse découverte pour qui, comme moi, ne connaissait pas sa verve, offrez-lui un bout de votre âme, la récompense en vaut le détour.

C'est Raphaël Granier de Cassagnac qui en clos le premier carnet. Nous voici transportés dans un autre temps, au premier rang d'un théâtre, où le Sieur met en scène une pièce aux relents de sadisme. Et pourtant ! Nous prenons un plaisir vicieux à assister impuissant à ses sombres projets. Raphaël nous offre là un plaisir subtil et inédit : assister à une pièce de théâtre dans une pièce de théâtre. L'exercice était risqué mais il s'en sort magnifiquement bien, accompagné de rond-de-jambes et d'arabesques. Des didascalies concises et parfaites, des textes succincts et justes, j'y ai retrouvé le plaisir que j'éprouvais à la lecture d'un Molière.

Evidemment, Jadis ne serait pas Jadis sans l'immense talent de Nicolas Fructus qui nous offre dans ses contours et ses couleurs, l'incarnation de notre imaginaire. Nous pouvons voir par les yeux de Silenzio, tenir les mêmes cartes que la Sélène, vivre les rêves et souvenirs de Don Desiderio et assister au sombre théâtre du Sieur ! Bercés et confortés par son art, il absorbe par ses illustrations le reste de notre âme encore accrochée à la réalité.

La conclusion de

Jadis est un vice auquel il fait bon céder, succombez à ses charmes et laissez-les vous envoûter, car il n'est nul plaisir comparable que la fusion des âmes entre l'auteur et le lecteur.

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