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Interstellar >

Critique du Film : Interstellar

Avis critique rédigé par David Q. le samedi 8 novembre 2014 à 14:22

Une claque interstellaire !

Interstellar est un des films les plus attendus de l’année. Christopher Nolan ayant su se forger une solide réputation sur ses derniers films (The Dark Knight), beaucoup de monde attendaient sa prochaine réalisation. D’où la question : Interstellar vaut-il le détour ? Clairement oui ! Vous allez prendre une belle claque, aller comme retour.

Tout débute par une mise en place de l’enjeu du film avec une Terre qui commence à devenir stérile. La technologie est en régression, la priorité est à la production de nourriture qui devient de plus en plus difficile car la poussière et les maladies envahissent les plantes. Le monde cherche de plus en plus de fermiers et nous allons suivre l’histoire de Cooper, un ancien pilote déchu de la NASA, reconverti en fermier. Oui, je sais, ça commence mal, ça ne fait pas du tout rêver pour un film de science-fiction.

Décollage vers un autre monde avec Interstellar

On peut rapidement douter de la grandeur du film dans les 30 premières minutes car on est loin d’une aventure de science-fiction comme le promettent les affiches. Mais petit à petit, l’ambiance s’installe, on commence à percevoir des choses un peu bizarres comme la poussière qui se met à tomber de manière alignée. En fait, Nolan réalise une sorte d’Inception en nous donnant de nombreuses pistes pour nous préparer à la suite.

Interstellar n’est pas un film d’action (même s’il y en a un peu), mais vraiment un hommage aux explorateurs, aux courageux aventuriers, à notre instinct de survie qui nous fait déplacer des montagnes. Film à grand spectacle, il se veut aussi intimiste et prend son temps pour nous faire voyager par-delà les étoiles, vers l’infini et au-delà comme dirait Buzz. Et c’est là toute sa force. On se laisse happer par la force de l’histoire et des images qui jouent sur nos émotions et notre soif de découverte. Et c’est là que le véritable voyage commence.

Gargantua : le trou noir d'Interstellar

Le réalisateur a privilégié la bobine aux caméras numériques pour tourner Interstellar, ce qui donne au film cet aspect un poil vintage avec une image granuleuse, comme si la poussière de la Terre du futur venait s’incruster dans l’écran. Il n’hésite pas à utiliser les gros plans sur les casques des cosmonautes, rappelant de nombreuses scènes de 2001, l'odyssée de l'espace. La comparaison est d’autant plus forte que les robots qui accompagnent nos aventuriers ont un humour douteux qui plairait à HAL-9000. Les plans dans l’espace n’ont pas à rougir devant ceux de Gravity et on se demande même si certaines scènes ne sont pas une réponse au succès de ce film. Des scènes peut-être un peu moins spectaculaires mais tout aussi stressantes et bien plus passionnantes car l’histoire est vraiment excellente.

Interstellar et 2001

Cette histoire qui, comme je le disais, commence doucement va vous surprendre à de nombreuses reprises. On reconnait bien la patte du scénariste qui sait nous réserver des rebondissements puissants et inattendus. Et c’est probablement l’un des points forts du film. Il est parfois un peu difficile de suivre lorsqu’il est question de théories physiques poussées comme l’espace-temps, la relativité, la gravité, mais ça ne pèse en rien sur la compréhension générale du film. En dehors des belles images, c’est grâce à son histoire et à la performance géniale de Matthew McConaughey qu’Interstellar va vous séduire. Je ne vous dévoilerais donc rien de plus sur le scénario pour vous laisser tout le plaisir intact de le découvrir au cinéma.

Si vous pensiez que Matthew McConaughey avait fini sa carrière d’acteur, Interstellar va vous démontrer le contraire. Déjà génial dans Dallas Buyers Club, il porte complètement le film sur ses épaules dans Interstellar. Il passe de fermier traumatisé à explorateur et pilote en quête de savoir pour sauver non pas l’humanité mais bien sa propre famille. Ce héros malgré lui nous touche car il reste humain jusqu’au bout, un homme sans certitudes qui a peur mais qui utilise sa peur pour survivre. Le reste du casting, même s’il est bon, n’arrive pas à sa hauteur. Alternant huis-clos et grands espaces, l’acteur trouve toujours le ton juste. Les mauvaises langues pourront lui reprocher d’en faire un peu trop, d’avoir la larme facile, mais mettez-vous à sa place, et vous aurez aussi les yeux mouillés. La relation père-fille est le point fort du film.

La relation père-fille dans Interstellar

Un dernier mot sur la bande sonore qui accompagne avec brio les 2h50 de film. Encore une fois, Hans Zimmer (un habitué des Nolan) réalise un sans-faute avec une bande originale grandiose qui sait parfois laisser place au vide de l’espace pour nous stresser encore plus. Le stress de la séquence d’arrimage d’urgence est amplifié par la musique qui rentre en résonnance avec les images pour produire un effet monstre. On peut deviner quelques rapprochements avec la symphonie de 2001 avec un style un peu plus contemporain et moins grandiloquent.

Une planète de glace

Au final, Interstellar est bien plus qu’une simple aventure spatiale. Le film est porteur d’un message encourageant le dépassement de soi, l’amour et l’envie de comprendre. On comprendra l’importance d’être humain et d’aller au bout des choses, de s’engager et de respecter ses engagements. Et de nos jours, c’est un message qu’on a peut-être tendance à oublier. La fin pourra trouver différentes interprétations mais le sens reste le même.

Une claque Interstellaire !

95

Film de l’année ? C’est possible. Interstellar va vous transporter pendant près de 3h dans un futur à la fois proche et lointain. Nolan réalise un chef d’œuvre de science-fiction comme on aimerait en avoir plus souvent, privilégiant le scénario et les personnages à l’action. Son talent de réalisateur propulse les images et la bande son à un niveau cosmique pour un film qui va de découverte en rebondissements crescendo jusqu’à un final génialissime. On ne s’ennuie jamais et on ne demande qu’une chose, que la fin arrive le plus tard possible. Mon seul conseil est d’aller le voir au cinéma pour ressortir de la salle avec un sourire jusqu’aux yeux et des larmes jusqu’aux lèvres.

Critique de publiée le 8 novembre 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • La prestation de Matthew McConaughey
  • L’histoire et ses nombreux rebondissements
  • Une musique grandiose, épique
  • Le message général du film
  • Un plaisir intense tout au long du film

Que faut-il oublier ?

  • Le début peut paraître un peu long et hors-sujet
  • Quelques moments difficiles à comprendre sans un minimum de bagage en physique

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