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Critique du Film : It Follows
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Critique du Film : It Follows

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 7 septembre 2014 à 0933

Vrai ou faux renouveau du film d'horreur ?

It follows

Comme toujours, les films d'horreur aiment à parler de sexualité et traumatiser, le plus souvent via un tueur en série au visage masqué, des jeunes gens en poussée hormonale. It Follows pourrait ne pas faire exception et pourtant, ce dernier débarque avec une réputation de produit voulant renouveler le genre... Alors légende habile créée pour la promotion du film ou s'agit t-il bien d'une vérité ?

Jay, 19 ans, est une bombe atomique. Tous les mecs sont amoureux de la jeune fille. Elle a bien conscience et s'en amuse presque. Mais, bon, la demoiselle a déjà jeté son dévolu sur un jeune garçon, et cela même si parfois il a quelques réactions étranges comme fuir soudainement après une séance de cinoche. Enfin, arrive ce qui devait finir par arriver et la demoiselle opte pour une expérience sexuelle dans la voiture du beau gosse. Ce qu'elle ne savait pas à ce moment c'est les conséquences de cet acte passionnel. Depuis qu'elle s'est laissé aller à exprimer ses envies naturelles, Jay est poursuivi par une personne qui voudrait bien lui faire la peau. Mais pas facile d'expliquer que l'on est poursuivie lorsque vous êtes la seule à voir la personne qui vous traque.

Il est vrai que, sur le papier, l'idée de It Follows a quelques choses d'amusant et d'assez original : « je dois filer la malédiction à un autre pour ne pas me faire trucider, mais si l'autre se fait avoir je suis de nouveau la cible ». Les enjeux apparaissent donc comme réellement stimulants et, en plus, pourraient symboliquement apporter une potentielle réflexion sur les maladies sexuellement transmissibles. Car oui, le fait que l'hérédité de cette malédiction se fasse par le sexe n'est certainement pas anodine, d'autant que les victimes concernées se trouvent être de jeunes gens. Reste que la règle est plutôt étrange (puisqu’une fois que tu te laisses aller au sexe et que tu attrapes « le mal », tu as intérêt à vite te relancer dans cette expérience des corps en sueurs avec un autre, sans quoi tu pourrais mourir). Si le contexte à la base amuse, il reste que la morale peut-être interprétée de multiples façons... puis il apparait que David Robert Mitchell (scénariste et réalisateur) finit par devenir répétitif dans sa façon de faire évoluer l'intrigue et surtout semble un peu perdu quant à la manière de la résoudre. À quoi peut-il bien servir de coucher si, parallèlement, tu n’exposes pas les codes et que tu n’appréhendes pas les conséquences – à l'instar de ce que fait le premier personnage du film qui, lui, à l'intelligence de les évoquer les règles ? Jay (notre héroïne), par exemple, va à un moment s'envoyer en l'air sur un bateau où se trouvent quelques beaux mecs. Jusqu’ici, d'accord, mais ou se situe la finalité réelle de son action - hormis créer une image d'amusement à suggérer une "partouze" - puisque les nouvelles cibles ne semblent pas informées où ne croient pas à cette malédiction ? Il est donc certain que tout ça va lui revenir très vite en pleine figure. Il y a donc un double sens, contradictoire, puisque le réalisateur prêche les deux extrêmes que sont le puritanisme et le libertinage.

It follows

La mythologie développée se présente aussi très superficiellement : comment les règles sont-elles connues si on ne sait pas d'où elles proviennent ? Certes, on échappe ainsi à la traditionnelle quête des origines propres à ce genre de production et il est vrai ainsi que le réalisateur nous épargne un cliché scénaristique du genre, pour autant cela donne réellement l'impression que tout est écrit en fonction des séquences et des idées et non d'une histoire dans sa globalité. La fin - ouvertement ratée - subira les conséquences. Chose fortement d'hommage tant sur le fond, puisqu'en effet, It Follows avait des idées qui étaient assez originales.

Si le film profite d'une écriture confuse et maladroite, la mise en scène de David Robert Mitchell fait tout de même preuve d'une très grande maîtrise et est particulièrement bien pensée au regard du sujet, cela même si, d'une certaine manière, elle fait souvent écho à celle de John Carpenter. Ainsi, It Follows est perpétuellement filmé en grand-angle, que ce soit lors des plans fixes ou des panoramiques précis. La menace peut arriver de n'importe quel coin de la caméra. Sans compter que les jeux de lumière sont magnifiques et contribuent eux aussi à l'ambiance. Seule la musique très « 80' » avec l'aspect "synthétiseur" n'apparait pas toujours en adéquation avec le sujet ; certes le réalisateur tente de recréer de vieilles ambiances qui ont engendré quelques angoisses, mais force est de constater qu'elles sont envahissantes et agacent parfois plus qu'autre chose.

La conclusion de

Bien qu’It Follows possède quelques soucis de rythmes et que le dénouement n'apparait pas totalement satisfaisant, le film s’appuie sur une idée amusante et originale (même si mal exploitée) et surtout une réalisation élégante et parfois réellement assez angoissante, raison suffisante pour susciter un intérêt réel. Puis pour le coup cela change du fantôme, du démon ou autres créatures, puisque dans les faits on ne sait pas ce qu'est exactement cette malédiction capable de prendre divers visages et de fonctionner 24h sur 24.

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