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Critique du Film d'animation : Planes 2
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Critique du Film d'animation : Planes 2

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 2 août 2014 à 1510

Les pompiers du ciel

Vu en 2D

Les suites et les spin-off des longs-métrages d'animation Disney sont très souvent réservés à la case direct-to-video, et ce même si certains réussissent parfois à se frayer un chemin vers les salles obscures, comme c'est le cas de la franchise Planes.

Au départ, il y a donc Cars, excellent film des studios Pixar réalisé par John Lasseter. Ce dernier ayant pris du galon depuis qu'il est responsable de toutes les productions animées de la maison Disney, cela lui permet désormais de chapeauter des projets qui lui tiennent à cœur, à l'instar, l'an passé, du sympathique mais inégal Planesspin-off aérien de Cars ayant remporté un certain succès alors même qu'il était destiné à sortir directement en direct-to-video (DTV). Une suite, probablement mise en chantier en même temps que Planes, fut rapidement annoncée. Le film est une nouvelle fois réalisé par le studio DisneyToon (avec l'aide du studio californien Prana), studio spécialisé depuis sa création dans les DTV. Le film est dirigé par Robert Gannaway, qui connaît bien la maison puisqu'il a notamment travaillé sur les suites de Lilo et Stitch ou la série de film mettant en scène la Fée Clochette.


S'il s'agit bien d'une suite, le film quitte le monde de la course pour nous plonger dans les aventures dangereuses des pompiers du ciel. Le film commence plutôt bien pour le champion de rally Dusty Crophopper, qui fait un retour triomphal chez lui. Malheureusement, lors d'une séance d'entraînement, sa boite de vitesse craque et elle ne peut être changée car son modèle n'existe plus. La mort dans l'âme, Dusty va essayer de se prouver qu'il peut encore courir mais sa « blessure » le fait atterrir en catastrophe, causant un incendie éteint de manière peu orthodoxe par le vieux camion de pompier de la ville. Cet incident pousse le gouvernement à fermer l'aéroport pour manque de personnel qualifié chez les pompiers. Les habitants de la ville voyant leur gagne-pain s'éloigner poussent Dusty à agir. Se sentant responsable, notre héros décide de suivre une formation de pompier aérien et part dans le parc national de Piston Peak afin de décrocher son brevet. Il va faire la connaissance sur place d'une solide équipe menée par l'hélicoptère Blade Ranger qui va l’accueillir avec froideur attendant qu'il fasse ses preuves. En parallèle, le parc fait l'objet d'une attention nationale puisqu'un luxueux chalet/hôtel vient d'y être construit par un entrepreneur ayant la charge du parc. Ce dernier n'a pas vraiment le même sens des priorités que les pompiers en cette saison estivale propice aux feux de forêt.


Le film annonce rapidement la couleur avec un bandeau avant son début : il est dédié aux soldats du feu partout dans le monde. La formation de pompier de Dusty est donc le cœur du film et on assiste à une inversion des valeurs par rapport au premier film. L'outsider devant se dépasser et croire en lui pour triompher est devenu un champion devant redescendre sur terre et apprendre le travail en équipe. Et c'est justement cet esprit d'équipe qui apporte le plus au film, car Dusty débarque dans une vraie troupe d'élite et les scènes les mettant en action sont les plus intéressantes. Pour le reste du film, l'ensemble est assez convenu sans être trop désagréable à suivre. On est rarement surpris par la tournure des événements et les différents personnages sont des archétypes scénaristiques assez éculés (à commencer par le gentil héros tellement lisse et déterminé qu'on a beaucoup de mal à s'attacher à lui). C'est quand le métrage devient un film catastrophe qu'il surprend vraiment en en adoptant les codes : les héros courageux, l'entrepreneur responsable qui aggrave la situation, le couple isolé ainsi que les scènes de panique et d'évacuation.

Le film réussit donc à cumuler quelque bonnes idées, mais toujours dans le sens du spectacle, pas souvent dans celui de l'émotion. Il manque encore ce supplément d'âme qui faisait la force des anciens dessins-animés Disney ou de Cars justement. La présence des pompiers se justifie assez bien, ils sont présentés avec force mais sans nuire au film (mieux que l'armée également, dont la présence dans le premier opus faisait un peu tâche). Le film réussit à être aussi intéressant pour les plus jeunes que les adultes grâce à un humour souvent second degré complétant bien des pitreries de quelques protagonistes. Les animations des personnages, des machines humanisées, fonctionnent toujours et collent bien à leur caractère. On s'attache un peu à chaque membre de la brigade de pompiers à commencer par Dipper, la jeune avion à hélices fan de Dusty, ou le groupe d'intervention au sol, aussi barré qu'efficace. Les doublages français sont d'ailleurs de qualité, que cela soit pour les deux stars, Fred Testot (Dusty) et Audrey Lamy (Dipper), comme les comédiens spécialisés dans le doublage qui s'occupent des autres personnages.


Techniquement, le film est sublime et réussit souvent à nous en mettre plein les yeux, que cela soit pendant les scènes de vols à grande vitesse mais aussi celles où nos héros luttent contre les incendies. La profusion des effets ne gêne jamais la lisibilité de l'ensemble et on est transporté au cœur de cette lutte contre le feu. La première scène, où l'on voit nos héros intervenir sur une musique d'AC/DC, reste le grand moment de bravoure du film. Ces scènes sont si bien réalisées et montées que le reste du long-métrage fait pâle figure à côté. On sent tout le savoir-faire de Disney dans la réalisation purement technique du métrage et on apprécie qu'il ne s'agisse pas d'une suite au rabais sur ce point tant les scènes d'incendie sont vraiment ambitieuses. On ne peut pas autant en dire du début du film, qui donne l'impressionde réutiliser les plans abandonnés du premier film. On regrette également une utilisation trop systématique de montages en musique au début du film. La réalisation reste très (trop ?) classique pour surprendre. Les fans d'animation ambitieuse doivent donc passer leur chemin.

La conclusion de

Planes 2 est un film familial sympathique, mais bien trop aseptisé pour surprendre le public habitué aux films d'animation. Du Disney plein de bons sentiments qui se laisse regarder grâce à quelques bonnes idées et une technique irréprochable. Une équipe de pompiers du ciel finalement assez attachante.

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