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Critique du Film : Carrie, la revanche
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Critique du Film : Carrie, la revanche

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 2 décembre 2013 à 1329

Carrie enflamme une nouvelle fois le bal

S'attaquer à des films cultes est tout sauf une bonne idée. D'un côté, les fans du classique resteront de mauvaise foi et ne pourrons y voir des qualités, de l'autre, la première adaptation étant assez fidèle à quelques détails près au livre de Stephen King, de prime abord il n'y avait pas forcément de justification à faire une nouvelle retranscription visuelle, d'autant plus que nous avions déjà pu découvrir un téléfilm assez fade en 2002. Pour autant et à titre personnel, Carrie n'est pas le meilleur roman de Stephen King ni le meilleur film de Brian De Palma (dans un registre similaire du même réalisateur, je lui préfère Furie).

Côté scénario, peu de changement, le film de Kimberly Peirce suivant dans les grosses largeurs la même trame que son aîné. Nous découvrons donc une jeune fille de 16 ans qui vit ses premières règles sur le tard et devant ses camarades de classe. Sujette à moquerie, elle ne trouvera aucun réconfort auprès de sa mère, catholique radicale qui n'avait pas du tout préparé Carrie au concept de la menstruation. En même temps que Carrie essaie d'accepter sa mutation en femme et de faire face aux railleries, un pouvoir de télékinésie grandit en elle.

Pour être honnête, la première scène du film n'aide pas à mettre en confiance le spectateur puisqu'on y découvre une Julianne Moore donnant naissance seule à son enfant de manière assez ridicule et peu réaliste par rapport à un accouchement réel (quid du cordon ombilical ?) . Si Chloe Grace Moretz se montre assez nuancée dans son interprétation, son physique et son charisme naturel l'empêche d'être pleinement crédible dans les tourments que peut vivre le personnage de Carrie. Impossible d'imaginer que Chloe Grace Moretz ne soit pas invité comme cavalière à un bal d'école. Trop belle et bien foutue pour le rôle, là ou Sissy Spacek était parfaitement frêle et fragile. Pour continuer dans la lancée des divers problèmes que rencontre le film, on pourra citer une mise en scène solide, dévolu à être plus grand public, mais dénuée de toute approche artistique. Alors que dans le film de 1976 il est impossible de ne pas dire que le film est signé par Brian De Palma tant celui-ci impose du début à la fin sa personnalité, cette version 2013 n'en possède aucune, et n'importe qui avec un certain sens technique pour bien emballer un film aurait pu se mettre derrière le fauteuil de réalisateur. Cela apparaît bien dommage puisque dans le cas présent, la production avait orienté son choix vers une réalisatrice, et que sur ce postulat nous aurions pu espérer une vision plus féminine de l’œuvre de King. Dernier point regrettable : l'excès d'effets spéciaux, certes bien plus réalistes qu'en 76, mais au final peut-être moins percutants.

Mais à l'inverse de beaucoup qui cracheront sans vergogne, puis certainement trop facilement, sur le film de Kimberly Peirce, tout n'est pas à jeter, bien au contraire des petites choses sont intéressantes. Par exemple Julianne Moore apporte au final un jeu bien plus nuancé que Piper Laurie qui à l'époque ne m'avait pas convaincu et avait constitué pour moi un des problèmes du film original. Ensuite, utiliser le téléphone et internet comme nouveau média de persécution est plutôt habile et apporte quelque chose d'encore plus cruel aux diverses moqueries. Désormais Carrie se voit poursuivie par cette journée et se trouve non plus la risée de quelques camarades, mais bien de tous, la vidéo de son humiliation étant diffusée sur YouTube. Et sur ce point, on se dit qu'en effet un remake de Carrie pouvait bien avoir sa place, les techniques de cruauté infantile ayant bien évolué depuis les années 70, et que la technologie amène la personne à vivre son calvaire non pas durant une journée, mais dans un écho perpétuel. Il y a donc toute une partie assez brillante en terme d'adaptation et d'idée de modernisation de la part du scénariste Roberto Aguirre-Sacasa. Enfin, il faut reconnaître que pour toutes personnes qui ne connaissent pas les œuvres d'origine (d'autant plus que sur certains aspects le film de Brian De Palma a pris un sérieux coup de vieux), il est probable que cette version de Carrie trouve son public. Le fond est toujours aussi intéressant et n'a pas été trop aseptisé (on a vu bien pire en terme de remake), puis certains aspects de base devraient plus parler aux jeunes d'aujourd'hui.

La conclusion de

Carrie est de retour, les fans de film original détesteront, les nouveaux spectateurs devraient trouver ça intéressant. Ce Carrie n'est pas  un mauvais film, il y a de bonnes choses, mais il est surtout un produit 100% d'Hollywood qui manque d'une vraie vision  artistique. Ce qui est bien dommage, car sur le papier il y avait quelques idées intéressantes à exploiter.

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