75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Girls Gone Dead
Girls Gone Dead >

Critique du Film : Girls Gone Dead

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 31 octobre 2013 à 1735

Sex, fun &… hammer


La fête bat sont plein sur le plateau de Crazy Girls Unlimited, une luxueuse maison de la banlieue chic de Daytona Beach. L’ambiance est torride, les caméras ronronnent, les filles tombent leurs hauts de bikini, la piscine est pleine de jeunes gens délurés et un peu éméchés. C’est sûr, la prochaine édition DVD de ce show TV va faire un carton. Seulement, voilà, techniciens, producteurs et participants n’ont pas prévu qu’un moine masqué armée d’une hache d’arme médiévale allait s’inviter à cette party, pour y mettre fin de manière très brutale.
En même temps, non loin de là, Rebecca et ses amies s’apprêtent à célébrer leur premier spring break, dans une jolie maison louée pour l’occasion...

Bon, autant le dire tout de go, si vous cherchez un film d’horreur s’appuyant sur un scénario intelligent et/ou surprenant, évitez Girls Gone Dead comme la peste, le choléra ou une émission de Lagaff. Dans ce métrage d’une petite heure qui cumule les poncifs, le duo de réalisateur composé de Michael Hoffman Jr. (initiateur de la série de direct-to-DVD Spring Break Massacre et également scénariste de ce film) et Aaron T. Welles nous proposent le plus con et le plus excessif des spectacles, dont les principales composantes sont des nichons, du sang, de l’alcool et encore des nichons. Usant d’une photographie HD chiadée qui ramènent au luxe des documentaires actuels, les deux olibrius assument à fond leurs choix, aussi discutables soient-ils, en construisant un ouvrage lobotomisé mettant en scène une galerie de personnages aussi superficiels que crétins. Une démarche jusqu’au-boutiste qui, en cultivant la caricature et l‘emphase, finit par faire de Girls Gone Dead le support idéal pour une étude sociologique. Enfin, si tant est que quelqu’un ait envie de se livrer à l’exercice.

Car Girls Gone Dead peut être appréhendé comme la parfaite transposition du mythe du slasher (enfant chéri des années 80, il incarnait déjà le bourreau chargé de punir une jeunesse perdant de vue les valeurs morales) au sein d’un environnement moderne. Il se pose comme un reflet parfait (bon, ok, un peu étriqué quand même) de l’époque actuelle. C’est Vendredi 13 transposé dans l’époque des Ch’tis à Las Vegas, de Secret Story de «Allo, quoi!...» et des réseaux sociaux. Et, finalement, sous cette couverture putassière et bas du front (très proche du string, en fait), l’œuvre cache quelques petits aspects critiques qui, si l’on y prête attention, se révèlent bien pertinents (comme lorsque Rebecca et ses amis visionnent sur un Smartphone la vidéo du massacre de Daytona Beach et qu’ils prennent ça avec une scandaleuse légèreté). Bon, ceci étant, je vous rassure de suite (ou pas). Si Hoffman Jr et Welles se sont amusés à lancer quelques piques en destination de leurs contemporains, Girls Gone Dead n’a cependant pas comme vocation de lancer un débat sur la dérive d’une nouvelle génération avide de paraître et de débauche. Le film est avant tout un bon délire, une comédie noire bien dense (il dure moins d’une heure) récupérant tous les codes du genre pour les réactualiser et les mettre au gout d’un public adolescent adepte de Girls Gone Wild et autre polissonneries aux forts relents d’alcool. Et il n’est rien de dire qu’ils y ont mis le paquet.

Tout d’abord, pour ce qui est de se rincer l’œil, Girls Gone Dead ne manque pas d’occasions. Heureusement, car bon nombre de plans sont consacrés à mettre en valeur l’anatomie des jeunes comédiennes – la plupart sont des contreplongées sur chutes de reins ou des plans serrés sur seins à l’air. C’est absolument vide de sens – on se fout comme de l’an 40 de ce que les personnages racontent – et ne présente aucun autre but que le voyeurisme. Il faut dire que la plupart des séquences que l’on pourrait classer comme « non horrifiques » se résument à d’innocentes chamailleries dans la piscine, des essayages de bikinis et quelques ébats filmés avec une pudeur toute hypocrite (les incontournables scènes saphiques ne sont bien entendu pas oubliés). Bref, c’est du porno sans porno, mais cela amusera l’amateur de jolies poufiasses. Par contre, les amatrices(eurs) de beaux mecs resteront sur leur faim, Girls Gone Dead restant sur le postulat slasher « vintage », à savoir un spectacle pour jeunes garçons en explosion hormonale.

Ensuite, les fans d’horreur vintage seront comblés de constater que Girls Gone Dead est riche de nombreux effets gore. Attention, pas de ces horribles et peu crédibles effets CGI que l’on trouve dans les téléfilms Syfy ou les nanars de The Asylum. Non, des vrais, bien craspecs, réalisés (pour la plupart) à base de maquillages traditionnels et qui - oh surprise ! - s’avèrent être de très bonne facture. Ainsi armé, quand il bascule dans l’horreur, fort de sa violence graphique, appuyé par des effets sonores et une musique punk rock, le spectacle impressionne avec une succession de plans gore très démonstratifs (amputations, éventrations, décapitations), qui évitent autant que possible de sombrer dans le Grand Guignol. On est donc heureux de constater que l’exécuteur masqué de Girls Gone Dead manie la hache d’arme avec une belle efficacité, en rendant un bel hommage musclé à Jason Voorhees et Michael Myers, les stars du genre.

Enfin, à signaler également la présence de nombreux cameo. Le spectateur initié au genre reconnaitra sans nul doute l’ex-star du porno Ron Jeremy, la screamqueen Linnea Quigley, la valeur montante du bis américain, Shawn C. Phillips, Beetlejuice et Stockbroker, les trublions du Howard Stern Show, le batteur d’Iron Maiden Niko McBrain (en musicien de country music !), le producteur Joel D. Wynkoop (en télévangéliste) et les pornstar Ryan Keely et Janessa Brazil. J’en ai peut-être ratés.

La conclusion de

Complètement vide de substance mais séduisant par sa forme (enfin, surtout par celles de ses comédiennes), le film d’Hoffman Jr et Welles revisite le bon vieux slasher des années en le replaçant dans un environnement actuel, et en y adjoignant une imagerie putassière empruntée à des shows comme Girls Gone Wild. S’il est évident que ce film ne marquera pas les mémoires, on pourra être heureusement surpris, si l’on est amateur du genre, par le nombre conséquent, la violence graphique et la qualité des effets gore. Au final, Girls Gone Dead atteint les (modestes) objectifs que s‘étaient fixés les producteurs. Reste à savoir si c’est votre came.

Que faut-il en retenir ?

  • Un flux narratif dense
    Une réalisation correcte
    De jolies filles
    Des effets gore efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans originalité
    Des personnages sans intérêt
    Un récit vide de substance

Acheter Girls Gone Dead en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Girls Gone Dead sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+