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Critique du Film : A Haunting At Silver Falls
A Haunting At Silver Falls >

Critique du Film : A Haunting At Silver Falls

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 28 juillet 2013 à 1726

Deux spectres pour une bague

La jeunesse de Jordan n’est pas bien rose. Sa mère dépressive est morte noyée il y a sept ans et son père vient de succomber, victime d’une leucémie. Désormais orpheline, Jordan est recueillie par sa tante Anne et son mari Kevin, un couple pour le moins original. Elle doit désormais s’accommoder de cette nouvelle famille et de ce nouvel environnement, une tranquille petite ville de province au lieu du Los Angeles de son enfance. Ses premiers jours dans son nouveau lycée se passent cependant assez bien. Son joli minois y est sûrement pour quelque chose. Elle est même invitée par Larry, une jeune homme timide, à une party se déroulant dans les bois de Silver Falls, lieu réputé hanté et fréquenté par les jeunes en quête de sensations fortes…

Une légende urbaine avec tueur en série ; une jeune fille témoin d’évènements paranormaux et ne trouvant aucun crédit auprès de son entourage; une victime d’assassinat qui refuse le repos éternel car son meurtrier coure toujours ; une famille d’accueil vraiment bizarre… Bref, A Haunting At Silver Falls s’appuie sur un scénario composé d’éléments structurels bien peu originaux. Thriller fantastique soi-disant inspiré de faits réels, le film de Brett Donowho met en scène une jeune adolescente à problèmes harcelée par les fantômes  de deux jumelles assassinés vingt ans plus tôt dans les bois de Silver Falls. Deux fantômes d’adolescentes aux tempéraments opposés qui usent de moyens bien différents pour faire passer leur message. C’est d’ailleurs cette manifestation pleine de dualité qui compose la seule originalité de ce métrage et qui le démarque un peu de tous ces yurei eiga qui inondent les écrans depuis la fin des années 90.

A coté de cela, A Haunting At Silver Falls n’est qu’un enchaînement peu effrayant de poncifs et de jumping scares éculés, avec des spectres à l’immobilisme inquiétant – ou, au contraire, agressifs - apparaissant bien sûr quand l’on s’y attend le moins. Pour ce qui est du traitement, le métrage peut être divisé en deux parties. La première heure relève de la pure ghost story horrifique, fruit d’une réalisation qui use et abuse des techniques tendances (comme les désormais trop souvent rencontrés effets fantômes saccadés et déconstruits) et se hasarde parfois sur les voies oniriques des griffes de la nuit. Depuis qu’elle a trouvé une bague dans la forêt, Jordan est suivie par deux ectoplasmes qui veulent la forcer à démasquer son tueur. Comme personne ne la croit – elle finit même chez le psychiatre –, elle décide de mener sa propre enquête. Ses recherches vont alors lui apprendre (habituelle petit séjour à la bibliothèque) que d’autres jeunes filles du coin ont connu les mêmes symptômes qu’elle… et que toutes ont péri dans des conditions dramatiques. La deuxième partie débute quand Jordan démasque les véritables coupables (via un vulgaire concours de circonstances qui démontre le manque de finesse du script). On est tout d’abord surpris de constater que les personnages les plus louches sont effectivement les assassins – ici, pas de twist – puis par le déroulement que prennent les évènements. En effet, dés le moment où le couple de psychopathes dévoile ses instincts meurtriers, le film bascule dans le survival et adopte un style de traitement hystérique, frôlant le torture porn.

Pour ce qui est de l’interprétation, A Hauting At Silver Falls réunit un casting peu prestigieux mais assez convaincant. Le comédien le plus réputé est probablement Erick Avari, qui incarne un psychiatre au regard un brin étroit et père du boyfriend de Jordan.  Le couple de psychopathe est interprété par Tara Westwood et Steve Bacic. Dans la dernière demi-heure, tous deux cèdent un peu au cabotinage pour matéliariser les crise de démence de leurs personnages, mais dans l’ensemble, ils s’en sortent très bien. Enfin, Alix Elizabeth Gitter s’en sort avec les honneurs dans le rôle de Jordan. En évitant de sombrer dans le surjeu, cette jolie comédienne réussit à rendre son personnage d’adolescence rebelle perturbée tout à fait crédible.

La conclusion de

A Haunting At Siver Falls est une énième ghost story qui ne restera pas dans les mémoires. Avec son scénario peu surprenant et sa réalisation propre mais impersonnelle, le film de Brett Donowho peine à captiver, quand bien même il présente quelques éléments narratifs assez intéressants et s’appuie sur un solide casting. La dernière demi-heure voit le métrage basculer dans une sorte de torture porn, guère plus original, mais suffisamment énergique pour que l’on ne s’endorme pas.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques éléments narratifs assez intéressants
  • Un casting solide

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation propre mais impersonnelle
  • Un scénario sans surprise
  • Beaucoup de clichés
  • Absolument pas effrayant

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