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Critique du Film d'animation : Monstres Academy

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 17 juillet 2013 à 16:22

Beautiful freaks

Critique de la Version Française en 3D

Après avoir déçu avec Cars 2 et Rebelle, Pixar revient en cette année 2013 pour nous proposer une œuvre estivale s'appuyant sur un de ses plus beaux succès : Monstres & Cie. Sorties en 2002, les aventures des monstres Sulli et Bob avaient en effet unanimement convaincu, tant et si bien que le film est aujourd'hui considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs Pixar. Cette suite ne pous propose pas de voir comment la société "monstrueuse" s'en sort après les changements apportés par les héros, mais prend au contraire la forme d'une préquelle se concentrant sur la rencontre des deux presonnages principaux à l'université.

On retrouve ainsi cet univers parallèle au notre, dans lequel vivent des monstres qui se servent de la peur qu'ils inspirent aux enfants comme source d'énergie (tout cela grâce à des portes interdimensionnelles qui permettent aux monstres de se faufiler la nuit afin de flanquer les chocottes à de pauvres têtes blondes sans défense). Mais contrairement au premier épisode, ce métrage prend comme personnage principal le dévoué Bob Razowsky. Ce petit monstre vert et cyclope n'a eu qu'un rêve dans la vie : devenir un expert de la terreur afin de travailler chez Monstre & Cie. Néanmoins, il a toujours été raillé par ses camarades pour son physique peu effrayant. Mais notre brave boule verte a toujours compris que l'apparence ne fait pas tout, et que faire peur aux enfants est un art dont il faut apprendre toutes les subtilités. C'est donc plein d'entrain qu'il débarque à la Monstre Academy pour se former dans le département de la Terreur, et ainsi poursuivre son rêve.

C'est le même objectif que s'est fixé Sulli, sorte de yéti au pelage vert taché de rose, qui se repose surtout sur sa lignée de monstres prestigieux et son apparence impressionnante. Ces destinés différentes vont faire que les deux héros vont d'abord s'opposer afin de prétendre à la place d'étudiant le plus prometteur dans le domaine de la Terreur. Cette rivalité va avoir pour conséquence un accident leur mettant sur le dos la doyenne Hardscrabble qui les ejecte du cursus terreur. Il ne leur reste plus qu'un seul moyen d'atteindre leur rêve : remporter les jeux de la peur organisés par le campus en faisant équipe.

Monstres Academy mélange donc deux genres importants du cinéma américain : le film de campus et le buddy movie. On retrouve donc deux héros que tout oppose, obligés de collaborer avec pour toile de fonds la vie quotidienne des universités américaines (cursus séparés, les fêtes étudiantes ou le système des fratries).  Le film est donc par moment un peu déroutant si l'on connaît mal ce système si spécial, néanmoins, les messages véhiculés restent assez classiques et on apprécie l'effort de scénaristes de respecter les psychologies des personnages du premier épisode. On comprend ainsi mieux la dynamique qui existe entre nos deux héros au début de Monstres & Cie, comme la rivalité qui existe entre Sulli et Léon (puisque ce dernier est présent dans le film en tant qu'étudiant).

L'intrigue est donc assez classique et, bien que sans surprise, reste plaisante à suivre grâce à des dialogues bien écrits, de nombreuses péripéties et les différentes épreuves du jeu de la peur. Sulli et Bob vont également s'allier avec les vrai freaks de l'université afin de remporter les épreuves, ce qui apporte beaucoup à l'humour en terme de comique de situation tant leurs équipiers sont des étudiants à la ramasse. Cela permet également de mettre en avant l'aspect teen movie, Monstres Academy tourtant autour du thème de la popularité. S'il manque encore une fois ce supplément d'âme que l'on trouvait chez les films Pixar jusqu'à Toy Story 3, on se console tout de même avec ce grain de folie caractéristique des studios qui respire librement à travers les monstres.

Cela devient une banalité de le dire, mais ce nouveau film de Pixar est encore une fois magnifique. Les studios restent les leaders incontestés en terme de technique et de beauté lorsque l'on parle de film d'animation en images de synthèse. Mais cette beauté se fait aussi grâce à un character design solide et une direction artistique réussie, les animateurs nous proposant toute une galerie de monstres impressionnante : chaque monstre a sa manière de parler et de se mouvoir les rendant vraiment unique (le meilleur exemple de nouveau personnage est par exemple la doyenne, dont le corps mélange une chauve-souris et un scolopendre). La vraie force du film est ainsi de proposer des physiques de montres vraiment proches de la personnalités de leur propriétaire.

Le reste de la direction artistique n'est pas en reste, puisqu'on retrouve avec plaisir les éléments caractéristiques de l'univers : bonbonnes à cris, portes interdimensionnelles ou intérieur de Monstres & Cie. Pour le reste, le campus fait assez passe-partout, et les différents lieux ne sont intéressants que grâce aux monstres qui s'y trouvent. On apprécie finalement les contrastes au niveau des couleurs et jeux de lumière entre le monde des monstres et celui des humains, surtout représentés par des chambres d'enfant. De même, les différentes épreuves du jeu de la peur apportent un peu de changement dans les décors, et se révèlent même être les passages les plus intéressants du film. Pour ce qui est de l'ambiance sonore, les musiques de Randy Newman sont efficaces sans qu'on puisse néanmoins les retenir. Le doublage français est de qualité avec le duo Eric Métayer/Xavier Fagnon prêtant leur voix aux héros. Les personnages secondaires bénéficient aussi de l'apport d'un casting plus prestigieux avec Jamel Debbouze (le déjanté Art, un des personnages les plus drôles du film) et Catherine Deneuve (la doyenne).


Même si ce n'est pas ce qu'on retient le plus d'un film Pixar, la mise en scène du jeune Dan Scanlon est ici assez soignée, sans trop d'effet de style. Néanmoins, elle s'avère plus inspirée dans certains moments. Par exemple, la séquence de la bibliothèque est un petit bijou d'animation tant les équipes de Pixar se sont fait plaisir à jouer sur différents rythmes. On apprécie aussi les passages dans les chambres d'enfant qui empruntent beaucoup aux slashers et autres films d'épouvante, mais en prenant le point de vu du monstre (une idée reprise évidemment du premier opus, mais qui est toujours aussi efficace). Et c'est finalement là que le film fonctionne le mieux, quand les monstres se comportent en monstres, plus que quand ils parodient le monde des humains dans un campus manquant cruellement de cachet, et où les rapports entre les différents types d'étudiant ont été vus mille fois.

75

Si Monstres Academy ne fait pas aussi bien que son glorieux prédécesseur, il n'en demeure pas moins un bon film. On retrouve avec plaisir Bob et Sully, dont la rencontre emprunte autant au films de campus qu'au buddy movies. Malgré une structure trop classique, le scénario s'avère intéressant car il pose intelligemment les bases du premier film tout en offrant assez de gags et de péripéties pour ne jamais s'ennuyer. Mais là où Pixar enfonce le clou, c'est du côté de la beauté à couper le souffle du métrage qui est servi par une énorme flopée de monstres plus réussis les uns que les autres.

Critique de publiée le 17 juillet 2013.

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