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Critique du Film : La possédée du vice
La possédée du vice >

Critique du Film : La possédée du vice

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 12 juillet 2013 à 2015

Jambaya bon pour Paola

Le millionnaire Bernard Lucas emmène Paola, sa jeune épouse en voyage de noce dans l’une de ses propriétés, aux Caraïbes. Au programme : balades en voilier, bronzettes sur la plage, baignades dans des eaux bleues turquoise et, bien entendu, visite de l’archipel. A cette occasion, Paola va rencontrer Stella, une institutrice insulaire qui va lui faire découvrir les us et coutumes des lieux, à commencer par le culte de Jambaya, déesse locale de l’amour, et les cérémonies vaudous.  Un peu plus tard, alors que Paola visite une île déserte, elle tombe nez à nez avec un imposant serpent. Rapportant cette étrange rencontre à Stella, cette dernière l’amène consulter un sorcier qui lui apprend que le serpent était une incarnation de Jambaya et il lui remet un talisman. Mais la destinée de Paola va prendre un tournant inattendu quand on lui ramène le corps de son mari, décédé dans un accident d’avion…

Tourisme, onirisme et érotisme sont les trois éléments exploités dans La possédée du vice, un film de Piero Vivarelli, cinéaste transalpin qui, jusqu’alors, n’avait fait parler de lui qu’avec deux adaptations de fumetti (Mister X et Satanik). Pouvant être considéré comme un proto-Emmanuelle tant il évoque, par sa cosmétique et sa structure, le film culte de Just Jaeckin, ce métrage nous invite à accompagner une jeune femme suivant un étonnant chemin initiatique. Un parcours  fait de rites vaudous, de rêves troublants et d’hallucinations, qui va finalement l’amener à communier charnellement avec Jambaya, une divinité insulaire prônant l’amour physique.  La réalisation assez classieuse de Piero Vivarelli nous offre pour l’occasion un érotisme léger, quelques belles séquences de vaudou faites de crises d’hystérie appuyées par une musique entêtante et nombre de scènes consacrées à la visite de ces lieux paradisiaques - qui entrainent alors le métrage dans le domaine du guide touristique. Et,  en fait, on se rend rapidement compte que Paola n’est pas plus possédée que vicieuse, quand bien même, une fois veuve, elle tombe un peu rapidement dans les bras de son ex-petit ami, le corps de son mari étant à peine froid.

La possédée du vice est, force est de l’avouer, un spectacle un peu ennuyeux. Joli, certes, mais aussi captivant qu’une belle image de carte postale. La faute à un récit qui enchaine de trop les séquences de dilettante, au bord d’une piscine, sur le sable d’une plage ou sur un bateau. Un vrai guide touristique. Quand aux amateurs de cinéma bis qui, attirés par ce titre racoleur, se pencheraient sur ce film, ils risqueraient d’être déçus tant les scènes de sexe jouent plus sur le subjectif que sur le démonstratif. Par contre, l’aspect mondo film est assez bien traité - bien que peu choquant - avec des « reconstitutions » de cérémonies vaudous spectaculaires - notamment un sacrifice d’animal non simulé (cela peut évidemment choquer aujourd’hui, mais en 1970 les sensibilités n’étaient pas les mêmes) et de violentes crises d’hystérie où des danseuses en transe se dessapent pour mimer des copulations sauvages sous les regards d’aïeux impassibles.

Enfin, le film vaut le coup d’œil pour la présence des ses deux actrices iconiques. C’est la comédienne américaine Nadia Cassini qui s’est vu confier le rôle de Paola. Jeune femme à la grande beauté naturelle, l’épouse d’Igor Cassini - un comte italien - marque le métrage par une plastique irréprochable et un charme fou, deux atouts qui ont attisé la libido d’une génération d’adolescents. En effet, comme Edwige Fenech ou Marisa Bell, Nadia Cassini a été, dans la deuxième moitié des années 70, l’héroïne de quelques « commedie sexy all’italiana », films gentiment érotiques mettant en scène des enseignantes, des infirmières ou autres assistantes sociales aux corsages vertigineux.  Elle est ici au début de sa carrière. A ses cotés, Beryl Cunningham, que les fans de séries B italiennes connaissent bien. Bien que très à l’aise dans le cinéma érotique, genre où elle construit une grande partie de sa carrière, cette comédienne de couleur s’est cependant fait connaitre à la fin des années 70 avec deux rôles marquants : celui de la troublante Shakira dans le réjouissant Continent des hommes-poissons (1979) et de la féroce Shadow dans le mega-nanar Les exterminateurs de l’an 3000 (1983).  A noter qu’Ettore Scola lui avait confié un petit rôle dans son chef d’œuvre, Affreux, sale et méchant (1976).

La conclusion de

Brassant onirisme et érotisme de manière très légère, ce beau livre d’image est au final un spectacle honnête mais un peu ennuyeux. Le réalisateur Piero Vivarelli, un peu trop prude sur ce coup, nous propose ici un produit dont l’intérêt ne repose que sur ses comédiennes et de jolies vues sur des idylliques paysages tropicaux. Une curiosité. Sans plus.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée.
  • Nadia Cassini, magnifique
  • Des paysages idylliques
  • Un aspect mondo bien rendu

Que faut-il oublier ?

  • Un récit peu captivant
  • Un film carte postale
  • Un érotisme feutré
  • L’aspect fantasmagorique, léger.

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