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Critique de la série télé : Tru Calling [2003], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 28 juin 2013 à 16h00

Tru n'a pas réussi à empêcher la mort de sa série...

Cette critique contient des spoilers concernant la première saison de la série.

Deuxième et dernière saison de Tru Calling, la série fut rapidement écourtée avec seulement six épisodes. Rien à sauver ? Pas forcément...

La première saison de Tru Calling avait connu un revirement scénaristique très important dans sa seconde moitié pour tenter de redonner vie au concept de base. Le scénariste principal, et créateur de la série, John Harmon Feldman avait vraiment chamboulé un peu l'héroïne Tru Davies (Eliza Dushku). Pour rappel, cette jeune étudiante en médecine travaille la nuit dans une morgue et a le pouvoir de sauver les cadavres qu'elle cotoie en revivant la journée qui vient de s'écouler. La journée du décés de sa cible à sauver donc. Elle est aidée pour cela par son frère Harrison (Shawn Reaves) et son patron à la morgue Davis (Zach Galifianakis) lui servant de mentor et de garde-fou moral. Tous deux partagent donc évidemment son secret. Mais ils ne sont pas les seuls car intervient, au milieu de la première saison, Jack Harper (Jason Priestley) qui s'avère être en quelque sorte l'opposé de Tru. Si cette dernière doit sauver des gens, lui doit tout faire pour que le destin ne change pas. Et ce combat autour de chaque victime a commencé durant le dernier épisode de la saison 1 avec Tru parvenant à sauver son frère mais pas son petit copain Luc que Jack réussit à éliminer. Et la dernière scène nous apprenait que le propre père de Tru est le mentor de Jack et aussi responsable du meurtre de la mère de Tru qui avait le même pouvoir.


La saison 2 s'annonce donc comme étant un affrontement de chaque instant autour de chaque victime demandant de l'aide à Tru. Un affrontement entre un camp formé par Tru, Harrisson et Davis alors que Jack leur apparaît seul même si le père de Tru (Richard Davies) sait seconder son élève en agissant dans l'ombre. Ce dernier s'est par ailleurs rapproché de ses enfants en installant son cabinet d'avocats dans le ville. Il demande même à Harrisson de travailler pour lui afin de le joindre à sa cause le moment voulu. De son côté, Davis redécouvre les joies de l'amour auprès d'une jolie psychiatre qui semble en savoir plus sur les aptitudes de Tru qu'il n'y paraît... Les changements apportés lors de la précédente saison et cette nouvelle sont donc assez intéressants mais ne sont toujours pas assez exploités car on sent que les scénaristes en ont toujours sous le coude et veulent espacer le plus possible les différentes révélations. Ce qui fait que le spectateur reste toujours sur sa faim avec une certaine frustration contrairement à une série comme Lost qui ne répondait pas à toutes les questions rapidement mais savait faire vivre ses personnages de manière plus palpitante.

Ce défaut est représenté par le personnage de Jack qui n'arrête pas de déclarer que les actions de Tru ont des conséquences, que le destin doit être préservé pour une raison et qu'il y a quelque chose de plus grand qui est en jeu. Mais quoi ? C'est ce que le spectateur se demande alors que les scénaristes ne donnent pas vraiment le change pour patienter. Donc l'intérêt principal de la saison, l'affrontement Tru contre Jack, n'est pas justifié si ce n'est que les deux pensent faire le bon choix avec leur don. Le plus grand défaut de la saison est toujours là, la série repose trop sur son concept même en pimentant un peu les règles du jeu. Tru doit donc faire tout son possible pour sauver des vies alors que Jack va devoir l'en empêcher. Seuls deux épisodes bousculent cette monotonie : Le 4ème où une victime demande de l'aide à Jack et non à Tru bousculant un peu les certitudes du premier. Enfin le 6ème et dernier épisode voit une victime morte depuis des mois demandé de l'aide alors que le but n'est clairement pas de la sauver faisant que Jack accepte d'aider Tru.


Les six épisodes se laissent donc regarder même si on a clairement le sentiment d'avoir fait le tour de l'idée lors de la précédente saison puisque les qualités et les défauts sont sensiblement les mêmes. Le trio Eliza Dushku, Zach Galifianakis et Shawn Reaves est toujours aussi charismatique offrant de bons dialogues tandis que Jason Priestley arrive enfin à apporter quelques nuances dans son jeu. Tout le reste du casting réussit à donner une crédibilité à cette série de science-fiction en apparence qui est surtout une succession de petits drames. Et c'est une autre déception pour cette seconde saison, le paranormal n'est pas assez exploité et expliqué. L'ensemble reste donc trop des affaires policières/familiales dramatiques avec du voyage dans le temps très léger puisque les problèmes qui y sont habituellement liés n'apparaissent quasiment pas. Si ce n'est les ajustement que font les deux ennemis d'une journée quand elle est revécue mais cela reste assez classique dans la lignée de la première saison.


Si l'annulation n'est pas forcément méritée, elle est surtout logique car la production sachant la série en péril n'a pas su donner une accélération ou des changements assez conséquents pour faire survivre le concept de base plus de 26 épisodes. Une production toujours aussi peu ambitieuse car le principe de l'histoire permet une réutilisation à outrance des mêmes décors avec le rembobinage des journées. De même, les décors récurrents font un peu trop sitcom dans leur utilisation avec des plans de caméra trop souvent les mêmes. De plus, la série prend un peu trop souvent ses spectateurs pour des idiots en forçant à gros traits les changements apportés par Tru et les rebondissements dans ses enquêtes sont parfois assez prévisibles. Il manque cruellement un grain de folie ou une plus grande ambition pour cette série qui use trop souvent de la même structure narrative dans ses épisodes. Sans parler d'une mise en scène bien trop académique...

 

La conclusion de à propos de la Série Télé : Tru Calling [2003]

Bastien L.
40

Tru Calling avait donc une seconde chance mais n'a pas su en profiter. Alors certes l'annulation vient d'abord de la fin de la première saison mais ce qu'on voit de la seconde ne laissait pas présager le meilleur. Le concept de base s'est trop essoufflé et les scénaristes ont trop voulu étirer les révélations. Un format plus court, ou moins d'épisodes par saison, aurait du être envisagé dès le début. Il n'en reste que l'ensemble se laisse regarder si on espace bien les épisodes, de même le casting reste attachant comme son héroïne qu'on regrettera...

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