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Critique de la Série Télé : Tru Calling
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Critique de la Série Télé : Tru Calling

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 24 juin 2013 à 2143

Trompe-la-mort à la rescousse !

Certaines séries reposent sur un concept faisant son identité et sur lequel tous les épisodes et les histoires vont se baser. Il faut ainsi un concept suffisamment fort pour faire exister plusieurs saisons à partir d'une bonne idée. Les scénaristes et acteurs doivent tout faire pour bonifier cette idée et la développer le plus possibles. Une nécessité finalement jamais totalement atteinte par Tru Calling.

Le concept de cette série est de mélanger retour dans le temps et enquête policière. On suit donc les aventures de la jeune Tru Davies (Eliza Dushku) qui décroche un emploi de nuit dans une morgue après avoir validé ses premières années d'études de médecine. Pensant pouvoir décrocher un stage en or dans un hôpital, elle doit se rabattre sur cette place un peu glauque dans cette morgue dirigée par la sympathique mais bizarre Davis (Zach Galifianakis). Et c'est lors de son premier soir de travail que Tru va être appelée par une personne normalement décédée reposant dans un tiroir de la morgue. L'esprit de cette victime va ainsi se réveiller et demander à Tru de l'aider. Cette dernière va donc revivre sa dernière journée en étant la seule à être consciente de ce rembobinage express. Elle va donc tout faire pour se rappeler de l'identité de la victime et la sauver par tous les moyens possibles en enquêtant sur sa vie et en essayant de comprendre qui peut lui nuire. Et c'est à la fin de l'épisode pilote que Tru découvre un nouveau sens dans sa vie, sauver des gens grâce à son nouveau métier et surtout son pouvoir inexpliqué.

Tru va d'ailleurs pouvoir compter sur deux alliés de poids avec qui elle partage le secret de son pouvoir. D'abord son patron Davis, qui va deviner ses aptitudes et mettre en avant ses connaissances médicales, puis son petit frère Harrisson (Shawn Reaves), un jeune homme connaissant bien les faces cachés de la ville du fait de son penchant pour le jeu et son usage des usuriers. La fratrie est complétée par l'avocate Meredith (Jessica Collins), dont la toxicomanie illustre aussi le statut d'enfants livrés à eux-même de cette étrange famille. Pour compléter le tableau, il reste la meilleure amie de Tru, la pétillante Lindsay (A.J. Cook), qui a une relation haine/attirance avec Harrisson évoluant au fil des épisodes. Les épisodes de la série, tournant autour d'un même concept, vont donc se détacher en plusieurs parties : la première journée de Tru où les détails vont avoir une importance puis, généralement au bout de quinze minutes, un mort lui demande de l'aide. On la suit donc dans son enquête mais aussi dans sa vie où elle parvient à veiller sur tous grâce à son pouvoir dans la mesure du possible.

Tru Calling ne devait pasêtre une série de science-fiction trop chère à produire. Il n'y a en effet quasiment pas d'effets spéciaux puisque le pouvoir de Tru ne se voit qu'avec un montage rapide de la journée qui vient de s'écouler. De même, la relecture des journées de l'héroïne permettent de voir souvent deux mêmes scènes ayant des fins différentes, donc une utilisation multiple des mêmes lieux, figurants et acteurs dans un seul épisode. La première partie de la saison suit ainsi la même configuration dans les structures scénaristiques des épisodes, Tru prenant la mesure de son pouvoir et des responsabilités qui vont avec. On a donc évidemment le droit aux enjeux habituels du super-héros, Tru étant plus proche d'un Peter Parker que d'un Bruce Wayne, voire d'une Buffy Summers en plus adulte. Tous les écueils du genre sont donc abordés sans aucune originalité ni finesse. Poursuivre ses études de médecine, ne pas passer pour une folle et faire passer des inconnus avant sa famille devient le lot quotidien de l'héroïne. Même son histoire avec Luc, son love interest de la saison, est très convenue... Les dix premiers épisodes posent certes les bases, mais n'apportent aucune évolution dans le concept si ce n'est la protection d'un frère présumé meurtrier (épisode 3) ou des semi-victoires émouvantes (l'épisode 8 plutôt réussi).

Néanmoins, le renouvellement tant attendu est trop lent, et on a l'impression de revivre la même chose encore et encore à chaque épisode. On apprécie les changements apportés par Tru dans son quotidien, moins la partie enquête policière qui est loin de ce que la télévision sait faire de mieux. Le créateur John Harmon Feldman et les autres scénaristes ont du comprendre que le début de saison s'était trop reposé sur le concept de base malgré des histoires assez différentes, ainsi qu'une approche plutôt sombre des personnages et quelques conclusions sympathiques. Il a donc fallu apporter du changement dans la seconde partie de saison et cela se fait avec l'arrivée de grandes révélations concernant la famille de Tru et son pouvoir.

Ainsi, on en apprend plus sur sa mère, et son père fait son retour en cours de saison (épisode 14). Davis sort aussi de sa réserve pour s'avérer plus complexe, sachant bien plus de choses sur le pouvoir de Tru (episode 13). De même, cette deuxième partie de saison voit l'apparition de Jack Harper (Jason Priestley, dans l'épisode 14), un nouveau collègue de Tru à la morgue ayant un comportement étrange. Tout cela va mener à une fin de saison moins balisée, avec une intrigue générale plus soutenue. Cette intrigue générale est donc très mal répartie dans une saison où la planification des révélations et autres grands changements se sont fait à réaction de scores de plus en plus décevants. De même, les meilleurs épisodes sont certainement dans la seconde partie de saison avec notamment un épisode reprenant le principe de Un Jour sans fin de manière efficace (épisode 11), un épisode hommage aux slashers avec son serial-killer de service (épisode 12) et, bien sur, un dernier épisode riche en suspense et courses contre la montre/mort (épisode 20). Un dernier épisode en guise de promesse pour une saison 2 plus mouvementée.

La majorité des épisodes sont donc des petites enquêtes policières (sans policier) sympathiques mais jamais exceptionnelles. Cela résume assez bien cette série finalement pas assez ambitieuse, démontrant que le concept ne fait pas tout même s'il y a de nombreuses qualités. Quelques défauts sont assez dommages à force d'être répétés, comme cette manie qu'a Tru de ne jamais revoir ses approches pour sauver des vie. D'un bout à l'autre des épisodes, elle se concente de se jeter sur la personne qui va mourir en lui disant qu'elle va mourir. Le fait de toujours passer pour une folle à lier alors qu'elle sait que cette méthode ne marche pas après quinze épisodes montre clairement le manque de réflexion autour du projet. L'ensemble tient quand même néanmoins grâce à une production plutôt solide, avec des mises en scènes toujours sobres et des décors assez changeants d'un épisode sur l'autre. Les camps de base que sont la morgue ou l'appartement de Tru sont assez crédibles comme les extérieurs toujours bien vivants.

La série fonctionne aussi grâce à son interprète principale, la toujours classe Eliza Dushku trouvant un rôle à sa hauteur après celui inoubliable de Faith dans Buffy contre les vampires. On s'attache à son personnage, et l'actrice donne tout en terme de jeu avec ses courses effrénées pendant tous les épisodes. Le personnage est aussi fort que fragile, mais toujours positif malgré les coups encaissés. Une vraie héroïne du petit écran. A côté d'elle se trouve son ami et presque mentor Davis interprété par Zach Galifianakis, pas encore le nouveau bouffon d'Hollywood qu'il est actuellement. Son interprétation est excellente, rendant son personnage attachant car sérieux, brave, maladroit avec un côté freak venant de son métier difficile à assumer. Pour ce qui est de Shawn Reaves (le frère de Tru), il s'en sort aussi bien avec un petit côté antihéros tandis que A.J. Cook est rafraîchissante mais ne dispose pas vraiment de textes importants... Enfin Jason Priestley prend surtout ses airs de mec mystérieux sans grande nuance dans son jeu (malgré quelques bons dialogues avec Tru). Au rayon des guest-stars, on trouve quelques futures têtes connues qui viennent le temps d'un épisode comme Cobie Smulders en femme fatale (épisode 3) voire Mary Elizabeth Winstead et Ryan Kwanten formant un couple émouvant (épisode 8).

La conclusion de

Cette première saison s'avère être en demi-teinte, car se reposant trop sur son concept de base (pourtant bon). Les intrigues suivent un chemin trop balisé et les chamboulements sont trop mal répartis au sein de la saison. L'ensemble est donc bancal, mais se laisse regarder sans grands problèmes. Il faut néanmoins apprécier Eliza Dushku, car tout repose sur ses épaules. Mais si vous cherchez une bonne série sur les voyages dans le temps, passez votre chemin car si la série s'en sert, ce n'est clairement pas pour en faire le cœur des enjeux abordés.

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