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Critique du Film : Kill Dead Zombie!
Kill Dead Zombie! >

Critique du Film : Kill Dead Zombie!

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 29 mai 2013 à 1922

Zombies mutants à Amsterdam

Après une soirée quelque peu agitée, Mo et Aziz se retrouvent derrière les barreaux d’un poste de police d’Amsterdam quand un satellite russe se crashe sur la ville et met en panne le système de verrouillage des cellules. Tout d’abord heureux de pouvoir s’évader, les deux frangins vont rapidement déchanter quand ils vont se rendre compte que, sous les effets des radiations émises par le satellite, une partie de la population s’est transformée en zombies avides de chair humaine! Alors que, aidés de quelques anciens «codétenus» et de Kim, un charmant officier de police, Mo et Aziz semblent sur le point de réussir à quitter la ville... quand ce dernier reçoit un appel téléphonique. Tess, sa belle collègue de bureau, dont il est éperdument amoureux, est coincée dans un building situé à l’épicentre du phénomène,  cernée par les zombies!..

Dur, dur, aujourd’hui, de se faire une place dans la foule dense et agitée que composent les films de morts-vivants. Difficile, également, d’innover, de surprendre, voire d’effrayer, une audience qui a quasiment tout vu depuis que le genre a atteint le grand public et son marché juteux. Du drame intimiste à la comédie burlesque, en passant par le blockbuster pétaradant et le porno, il semble que le zombie movie a abordé toutes les thématiques, emprunté toutes les digressions. Du coup, même le critique a du mal à se renouveler, ayant l’impression de rabacher les mêmes observations. Jusqu’à l’écœurement. Tout ça pour vous dire que ce n’est pas sans une certaine réticence, conséquence d’une véritable indigestion «zombiesque» que je me suis plié à mon devoir de critique en entamant le visionnage de Zombibi (le titre, aussi, m’a fait peur), alias Kill Dead Zombie.

Bon, autant le dire tout de go, ce n’est pas Kill Dead Zombie, série B venue du charmant pays des tulipes, et plus précisément de la ville où on met des putes en vitrine, qui va révolutionner le genre. Rien qu’à la lecture du pitch, on comprend que l’on a affaire à un pur produit d’exploitation. Jugez plutôt: Kill Dead Zombie est une comédie potache qui nous invite à suivre les tribulations d’un duo de jeunes crétins sympathiques plongé dans un univers cauchemardesque peuplé de zombies. Ça vous dit quelque chose? Normal.

Peu scrupuleux, Martijn Smits et Erwin van den Eshof (à tes souhaits!), les réalisateurs, et Tijs van Marie, le scénariste, ont construit leur film à la manière d’un patchwork référentiel qui ne trompe personne et qui frise parfois le plagiat. Le récit emprunte à Shaun of the Dead, Le Retour des morts-vivants et... Cloverfield (la quête chevaleresque de l’amoureux transi), pour ne citer que les références les plus évidentes. La réalisation lorgne du coté de Greg Mottola (SuperGrave, Paul), Kevin Smith (Clerks, Jay & Bob) et Danny Leiner (Harold et KumarEh mec, elle est où ma caisse ?) sans toutefois assumer le même aspect graveleux. Quand aux chorégraphies des combats, elles parodient les phases de baston des jeux vidéo beat them all (Mortal Kombat, Street Fighter et compagnie) avec jauges de puissance, affichages de scores et voix off, les cinéastes «oubliant» qu’Edgar Wright avait déjà poussé la démarche dans ses derniers retranchements avec Scott Pilgrim vs. the World. On notera d’ailleurs que si, dans Scott Pilgrim, la présence de telles scènes collait parfaitement à la nature de l’intrigue, ici, c’est complètement gratuit. Enfin, contrairement à Cockneys vs Zombies, qui affiche nettement ses origines britanniques (un aspect qui contribue grandement à la réussite du film), Smits et van den Eshof adoptent un style de traitement très peu marqué, ignorent les nombreuses spécificités de leur pays d’origine (les Pays-Bas), qui auraient pu amener quelques gags originaux, et accouchent d’un produit lambda qui pourrait passer pour une quelconque série B américaine.

Englué dans ses références, Kill Dead Zombie démarre donc de manière laborieuse. Des personnages aux profils de losers déjà mille fois vus, une trame de teen movies US, un enchainement de gags potaches poussifs... on se surprend à soupirer. Seule la réalisation, dynamique, et l’interprétation, plutôt enjouée, nous empêchent d’éjecter le DVD de son lecteur. Puis, progressivement, la sauce commence à prendre. Alors, ce n’est pas que le métrage gagne en originalité (les réalisateurs épousent même la mode actuelle de la femme forte avec Kim, une policière au caractère bien trempé interprétée par Gigi Ravelli, une star de la télévision néerlandaise) mais on se surprend à sourire, voire même parfois rire, devant un enchainement de gags plus efficaces car plus absurdes (certains zombies sont assez rigolos). Le meilleur passage du film est certainement celui où deux gars décident d’achever un ami agonisant pour éviter qu’il ne devienne un zombie. Ils s’acharnent dessus (ils vont même jusqu’à lui écraser un lavabo sur la tête!) mais ils n’y parviennent pas. La scène, assez longue, renvoie bien sûr à celui de la vache dans Fou d’Irène mais elle fonctionne bien car filmée en caméra subjective (on est mis dans la peau de la victime, on prend donc tous les coups dans la poire). L’idée du satellite russe permet aussi d’introduire un autre élément comique; un intervenant extérieur farfelu qui est ici un officier de l’armée russe. Destiné à relancer la machine à gags, ce personnage extravagant, caricature désopilante du vieux baroudeur, atteint son objectif et redonne du souffle au récit.

A coté de cela, quand on voit les effets spéciaux et les efforts fournis par le duo pour nous offrir un environnement saisissant, on se dit qu’il est bien dommage que le récit patine autant dans la semoule. Car, même si tout n’est pas parfait, le travail fourni sur les très nombreux maquillages et les images numériques (décors et explosions) est des plus honorables. Kill Dead Zombie affiche de plus une belle quantité de figurants, tous efficacement maquillés, et revendique un traitement graphique gore et craspec assez poussé et convaincant. L’ensemble est de plus avantageusement mis en valeur par une caméra souvent bien placée et un montage incisif qui génère une belle nervosité lors des séquences d’action. Bref, techniquement, ce n’est pas mal du tout et chaque cent des 500,000€ de budget semble avoir été utilisé avec justesse. Ce qui a probablement suffit à justifier sa sortie en salles aux Pays-Bas.

La conclusion de

Kill Dead Zombie manque de trop d’originalité et de surprises pour arriver à nous convaincre totalement. Cependant, force est de dire que, si l’on oublie une première demi-heure assez poussive, le travail fourni par le duo de réalisateur néerlandais se révèle d’assez bonne facture. Sans réussir à compenser totalement un script sans surprise et un manque d’efficacité comique, les effets spéciaux, assez réussis, et l’ambiance générale, bon enfant, parviennent à faire de ce film un spectacle regardable.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Des effets spéciaux corrects
  • Quelques gags amusants

Que faut-il oublier ?

  • Un thème usé jusqu’à la corde
  • Une entame poussive
  • Des personnages clichés
  • Des gags qui font long feu
  • Manque de personnalité

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