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Lady Terminator >

Critique du Film : Lady Terminator

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 23 mai 2013 à 23:14

La reine des nanars

Caché dans les brumes, niché au bord d’une falaise, se trouve le château de la reine des mers du sud. Là, dans une chambre aux ambiances vaporeuses façon David Hamilton, cette femme inassouvie fait grande consommation d’amants, qui succombent tous sous les lèvres castratrices de son vagina dentata. Mais, un jour, un homme plus doué que les autres parvient à la faire jouir (tout en gardant son pantalon, faut le faire!). Peu habituée à ces sensations, la reine des mers du sud meugle comme une génisse. C’est alors que l’homme, profitant de la situation, glisse une main dans le vagin de la dame et en retire un machin reptilien tout visqueux qui - oh, surprise! - se transforme en un kriss magique.
- Qu’il revienne dans sa première et qu’on me le rende! s’écrie alors la reine. Oui, elle parle bizarre, la sorcière, quand on dévalise son vagin.
- Tu es ma femme maintenant, je veux que tu arrêtes! réplique l’homme, sûr de lui.
- Salaud! Tu m’as trompé! Dans cent ans, je reviendrais et me vengerais sur ton arrière-petite fille! Et pof, elle disparait sans demander son reste. Du coup, la caméra, un peu paumée, va filmer les vagues.
Générique.

La nuit. Les années 80. New York (en fait, on se rend bien compte qu’il s’agit d'une ville exotique). Une femme nue sort des flots. Non loin, deux jeunes ivrognes, appuyés à une voiture, se tapent la discute:
- Je crois bien que je vais épouser ma main droite! Tu sais, je m’en suis tellement servi!
- Tout d’abord, on devient sourd, puis aveugle! Hahaha!
- Alors, j’vais continuer jusqu’à ce que je porte des lunettes! Hahahaha!
- Hahaha! Tu te rappelle la légende la Reine des Mers du Sud? Cela serait sympa qu’elle arrive maintenant ! Hahaha! Hé! Regarde, y’a une fille à poil qui arrive!
Peu curieux d’en savoir plus sur cette étrange fille, les deux gars acceptent son invitation à une partie de jambes et l’air. Vous devinez la suite... Des cris. Du sang. La routine, quoi.

Contrairement à ces deux jeunes cons, nous, spectateurs, l’identité de la mystérieuse fille de mer, on la connait. On l’a découverte un peu plus tôt. Il s’agit d’une jolie et un peu cruche étudiante en anthropologie qui, malgré les avertissements d’un vieux bibliothécaire aux allures de Fu Manchu et d’un loup de mer (accompagné de Popeye, son matelot), a cherché et fini par atteindre le château englouti de la reine de mers du sud. Pour la sorcière, qui compte bien tenir sa promesse, c’est une belle occasion à saisir. Après avoir capturé l’imprudente, elle prend possession de son corps en s’introduisant en elle, par son vagin (ben oui, encore), sous la forme d’un serpent. Ou d’une anguille. Difficile à dire. Dans le même temps, à la surface, l’équipage périt quand son navire au 1/72ème est submergé par une tempête de lavabo.

Ainsi réincarnée, lady Terminator (c’est une de ses dénomination en vf) va donc pouvoir partir en chasse dans la rue de Jakar... euh, Manatthan, à la recherche de la descendance de son ancien «mari», Erica, une pop-star, qu’elle a identifiée en matant un clip à la télé. En cours de route, elle baise à mort tous les males qu’elle peut croiser, ce qui, forcément, alerte la police, notamment un inspecteur bellâtre, deux collègues rigolards et quelques-uns de ses amis, comme Snake et... Teube, deux agents du FBI (Snake affiche un look de caniche nain absolument désopilant) qui, si l’on se fit à leurs noms, sont surement réputés dans le service pour l’importance de leur membre viril. A travers une discussion, on peut avoir une rapide aperçu des capacités intellectuelles de ces flics qui passent une grande partie de leurs loisirs à écumer les bars. Morceaux choisis.
Les flics apprennent la découverte de trois cadavres en ville. Ils s’apprêtent à quitter leur bureau mais l’un d’eux à la dalle:
- Qu’est-ce qu’il y à manger?
- Que des hotdogs!
- Ha! Je déteste les hotdogs!
 - Ecoute, Jack et moi, on a vu plus de cadavres que tu as mangé de hotdogs. Alors, ferme-la et mange!
Comprenne qui pourra.
Puis, quand les trois flics arrivent à la morgue. L’un soulève le drap recouvrant l’un des corps et remarque:
- Celui-ci a l’air heureux!
- Très intéressant! Il est dit ici que ces trois garçons ont eu le sexe dévoré. ça peut être un animal.
- ça peut être une anguille.
Les Experts peuvent se rhabiller...

Au fil du métrage, l’on comprend pourquoi Nasty Hunter a été retitré en français Lady Terminator. En effet, non seulement, Jalil Jackson, le réalisateur (en fait, son vrai nom est H. Tjut Djallil, ce qui pète nettement moins, non?) a piqué nombre de scènes au film de James Cameron (l’arrivée nue, l’attaque du commissariat et son dégommage de mannequins, la poursuite en bagnole et même la scène ou le T850 entretient son œil) mais, de plus, il transforme progressivement cette créature à l’origine purement fantastique en une sorte de robot exterminateur blindé comme un char Sherman et capable de lancer des rayons lasers avec les yeux. Inutile de préciser, donc, que Max, le héros, va avoir fort à faire pour protéger Erica, une écervelée qui se met à faire du shoping dans un centre commercial comme si de rien n’était, alors que la vieille, elle a vu mourir sa meilleure amie et des dizaines d’innocents sous le feu d’une gonzesse increvable. Et la mission est d’autant plus périlleuse que lady Terminator est armée d’un fusil d’assaut au chargeur à capacité illimitée, ce qui lui a permis d’exterminer la totalité des effectifs de police du commissariat central sans avoir eu à recharger son arme! Un bodycount de ouf! Schwarzy, à coté, il fait figure d'amateur!

Heureusement, Max va recevoir du renfort en la personne de oncle Massibou (d’ficelle?), un gourou dont chaque intervention est accompagnée d’une musique de flûte aux intonations mystiques. C’est Massibou qui va expliquer la situation aux protagonistes (et aux spectateurs distraits) et confier le kriss légendaire, la seule arme qui peut tuer lady Terminator, à Erica... avant d’aller au devant de son destin...
- Mon oncle! Mais où vas-tu? demande Erica.
- Je vais combattre cette diablesse. Si je meurs, prend le poignard. Les gens sont faibles et faillibles, mais ce poignard est infaillible.
... Et de mourir comme une cloche, transformée en gruyère par les rafales d’un fusil d’assaut. La solution est donc dans le couteau. Cependant, avant de s’avouer vaincu sous les coups de cette lame magique, lady Terminator va foutre un sacré bordel en ville. En fait, après une mémorable course poursuite digne des plus grands films hollywoodiens (hu, hu!), l’affrontement entre lady Terminator et les forces de police tourne en une véritable et spectaculaire action de guerre, avec attaques d’hélicoptères de combat, déluge de plomb, cascades de voitures, festival pyrotechnique et tout, et tout...

Deux petites vidéos pour se mettre dans l'ambiance:

La mémorable séquence du bar: où l'on fait la connaissance de Max, Snake et Teube

 

Max découvre Erica sur scène

50

Film culte de la fin des années 80, Lady Terminator est sans aucun doute ce qui se fait de mieux en matière de nanars, «genre» dont le cinéma indonésien s’est fait l’un des principaux ambassadeurs. Ce film bourrin et violent, aussi drôle qu’une œuvre des ZAZ, est un véritable régal pour l’amateur qui peut chaleureusement remercié le studio de doublage français, qui en rajoute une couche avec des dialogues désopilants, des bruitages incongrus (la vieille caisse qui vrombit comme une formule 1) et une post-synchro calamiteuse. Il est d’ailleurs bon de noter que, comme le bon vin, le bon nanar vieillit bien. En effet, le cachet kitch, encore plus poussé aujourd’hui, rajoute un degré à l’aspect surréaliste de l’œuvre. «Parfois le passé doit être rangé dans nos mémoires oubliées», dit le sage au début du film. Dans le cas présent, c’est tout le contraire; Lady Terminator mérite de passer à la postérité. Du coup, ce film mérite deux notes

Au Nanaromètre : 90% parce que nul n’est parfait

Au Téléramaomètre : 10% pour le mysticisme de bazar

Critique de publiée le 23 mai 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Le must du nanar
  • Des explosions à gogo
  • Un film bien badass
  • Un doublage hilarant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario stupide, des dialogues idiots
  • Des personnages creux
  • Des situations ubuesques
  • Un jeu d’acteur ridicule

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