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Critique du Téléfilm : Piranhaconda
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Critique du Téléfilm : Piranhaconda

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 21 mai 2013 à 1413

Tout ça pour un œuf

A Hawaï, non loin d’un complexe hôtelier, dans une flaque d’eau douce de cinquante centimètre de profondeur et d’une dizaine de mètres de large, se cache un piranhaconda, sorte de serpent long comme un terrain de football, à la gueule de carnassier, furtif comme un ninja. Un jour, Michael Madsen, équipé d’un chapeau de paille et boudiné dans un gilet de photographe trop petit pour contenir sa bedaine, débarque dans le coin en hélicoptère. Là, il récupère un œuf et sourit fièrement à la caméra. Ben oui, il se voit déjà riche et célèbre. Mais ce qu’il ignore, c’est que la maman piranhaconda est non seulement très attachée à sa progéniture mais, de plus, elle a appris à compter à l’école des piranhacondas. S’apercevant qu’il lui manque l’un de ses bébés, elle entre dans une rage sanguinaire et, après avoir massacré l’équipe de Michael Madsen, attaque toutes les personnes passant à portée de ses crocs. En fait, principalement des babes en bikini. Ce qui n’est pas pour nous déplaire, force est de l’avouer. Michael Madsen, lui, a pris la poudre d’escampette avec son précieeeux. Une fuite qui va l’amener d’une forêt de rhododendrons (en plastique ?) à une usine abandonnée ou il va y rencontrer une équipe de malfrats armés d’arbalètes, menée par le Leonidas de 300. Des voyous qui, prenant connaissance de l’existence du monstre, voient là une belle occasion de sa faire du fric…

Piranhaconda est un film de Jim Wynorski. Et qui dit Jim Wynorski dit évidemment filles sexy en bikini, humour potache, scénario stupide et monstre improbable. Et, si l’on se réfère à ce film, ce n’est pas prêt de changer ! On se rend bien compte, dés les premières images, qu’avec ce métrage (toujours réalisé pour le compte de l’American World Pictures de Roger Corman), le réalisateur de Dinocroc vs. Supergator et KVC: Komodo vs Cobra persiste dans sa démarche « artistique ». Ainsi, il continue à nous communiquer son obsession des reptiles géants à travers, comme toujours, un récit bourré d’incohérences comme, par exemple, l’emplacement du repaire du piranhaconda qui, selon toutes évidences, se trouve en un endroit très fréquenté par les naïades du coin. Faux raccords (une fille fuit en courant et n’arrive pas à distancer un tueur qui la suit en marchant !),  taille du monstre en CGI variant au gré des plans, introduction forcée de protagonistes (que foutent les truands dans cet endroit paumé ?), personnages sourds (ils n’entendent ni les cris des victimes, ni les rugissements du monstre, pourtant seulement dissimulés par quelques mètres de feuillus)… Bref, un véritable feu d’artifice de crétinerie !

Pourtant, à la condition d’opter pour le même point de vue que Wynorski, Piranhaconda peut vous amuser. Le réalisateur conçoit toutes ses séries B (voire même ses comédies érotiques) comme des retranscriptions de l’esprit cartoon dans un environnement réel. Alors, c’est con, certes, mais guère plus qu’un épisode de bip-bip et le coyote ou de Scoubidou. Ainsi, il est facile de rire quand le piranhaconda, indisposé par le parfum d’une fille, lui éternue à la figure, la recouvrant de miasmes, avant de la croquer comme un biscuit d’apéritif. Tout comme l’on peut s’amuser de l’attitude naïve de jeunes apprentis botanistes un brin décérébrées qui recherchent des fleurs rares en bikini et qui trouvent leur bonheur… au bord d’un sentier balisé ! Pour ce qui est des effets spéciaux, même philosophie ! L’aspect artificiel de la créature, tout comme sa texture, d’ailleurs, appuient cet aspect cartoonesque car techniquement, le résultat n’est pas honteux si on le compare aux productions concurrentes (comme The Asylum ou CineTel Films). On peut également apprécier le gout de Wynorski pour les effets gore rigolos. Numériques, certes, mais nombreux et parfois bien dégueulasses.

Par contre, il est évident que Wynorski se plante souvent dans ses choix. Ici, ayant probablement peur que le spectateur se lasse des agressions du piranhaconda, introduit une sous-intrigue très chiante avec ce groupe de truands qui cherche à prendre en otage les membres d’une équipe de tournage. Le réalisateur nous a déjà, de plus, fait plusieurs le coup des gentils qui se retrouvent coincés entre des monstres et des méchants (L'île des Komodos géants et KVC: Komodo vs Cobra). Heureusement, le piranhaconda va se pointer et éliminer ces éléments perturbateurs. Allez, Jim, s’il te plait, contente-toi de faire ce qu’il te (nous) plait ; filmer des babes sexy et des monstres rigolos !

Pour ce qui est de l’interprétation, Michael Madsen, s’il n’incarne pas le rôle principal (confié à Rib Hillis), est le comédien qui marque le plus les esprits. Non pas par son charisme, mais par le ridicule de son personnage de scientifique et par une interprétation dont la nonchalance tend vers la plus éhontée des fumisteries. On devine pertinemment que ce comédien qui tourne tout et n’importe quoi depuis quelques temps s’est sacrément fait chier sur le plateau. Le casting féminin est, lui, copieusement garni de jeunes beautés enthousiastes (à défaut d’être talentueuses).  Les amateurs de séries B et de séries télévisées reconnaitront Rachel Hunter (Morphman, Miami Magma), Shandi Finnessey (déjà présente dans Sharktopus) et son petit air de Paris Hilton, la brune dynamique Terri Ivens (Trancers 4 et Trancers 5) ou l’élégante Christina DeRosa (Evil Bong 3-D: The Wrath of Bong). Bref, de quoi se rincer l’œil.

La conclusion de

Si vous êtes amateur de nanars et que partagiez un tant soit peu le goût de Jim Wynorski pour les jolies filles en bikini et les monstres ridicules, il y a des chances que vous trouviez un intérêt au visionnage de Piranha(très)conda. Pour les autres, je ne saurais que trop vous conseillez d’éviter un produit qui ne va pas manquer de vous agacer. Car, force est de l’avouer, Piranhaconda est sacrément nase.

Que faut-il en retenir ?

  • Un ton humoristique pertinent
  • Un gros monstre rigolo
  • Des filles en bikini

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario stupide, bourré d’incohérences
  • Des séquences inutiles
  • Une réalisation pleine de défauts
  • Des FX cheaps

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