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Critique du Film d'animation : Les Croods
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Critique du Film d'animation : Les Croods

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 20 avril 2013 à 1806

Notre belle famille à la préhistoire

Critique de la version française visionnée en 2D

En quinze ans d'existence, DreamWorks Animation a su créer quelques sagas comme Shrek, Madagascar et autres Kung fu Panda. A raison d'environ deux films par an, le studio propose souvent une suite et un projet original. Les Croods fait parti de la seconde catégorie en ce début d'année 2013, un film qu'on imagine bien par la suite devenir une franchise.

Le studio américain a sous ses ordres quelques créateurs de talent tel que Chris Sanders, qui nous avait émerveillé en 2010 avec Dragons. L'américain n'en est pas à son premier film puisqu'il a fait ses classes pendant le retour en force de Disney au début des années 1990, créant le sympathique Lilo et Stitch en 2002 avant de rejoindre le studio fondé par Steven Spielberg et Jeffrey Katzenberg. Fort de son expérience, il est rejoint ici par Kirk DeMicco, que l'on connaît en France pour avoir réalisé Les Chimpanzés de l'espace pour la Fox. C'est par ailleurs lui qui développa cette histoire d'hommes préhistoriques troglodytes en 2005 en compagnie de l'ancien Monty Python John Cleese. Les deux réalisateurs, Sanders et DeMicco, nous offrent ainsi un spectacle dans la plus pure tradition du studio, qui fonctionne surtout grâce à un voyage dépaysant.

Avant la formation des continents qui sont les nôtres aujourd'hui, une famille d'hommes des cavernes vivait tranquillement dans sa caverne, ayant horreur du noir, fuyant ces deux notions aberrantes que sont la curiosité et la nouveauté. Cette petite famille, les Croods, vivait sous l'autorité bienveillante de Grug, qui faisait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger sa femme, sa belle-mère, son fils et sa petite dernière. Sans oublier l'adolescente Eep, qui pensait ne partager que des gènes avec son père tant elle était fatiguée de cette vie recluse et sans aucune folie. Malheureusement pour Grug, son monde va s'effondrer quand un tremblement de terre ravage sa précieuse caverne et oblige la famille à fuir. Ils font alors la connaissance de Guy, un jeune homme préhistorique plus évolué qui semble prêt à survivre dans ces étendues que vont devoir parcourir les Croods. Eep va donc être servie au niveau de ses envies d'aventure, changeant entre l'influence hyper-protective de son père et celle du jeune aventurier désireux de l'amener au plus près de la lumière, dont la disparation fait tellement peur aux hommes des cavernes.

L'un des gros point positif du film est donc cette fuite en avant d'une famille trop longtemps renfermée sur elle-même et s'ouvrant sur un monde aussi dangereux que merveilleux. Le film comporte donc quelques scènes bien rythmées, surtout des courses-poursuites empruntant autant au genre du cartoon qu'à celui de l'action. Le film propose ainsi de très nombreux décors une fois que la caverne est détruite, permettant un voyage constant et aucune répétitivité dans les situations. Néanmoins, le scénario et ses tenants dramatiques restent très convenus. La famille titre du film fait penser à n'importe quelle bonne famille américaine de comédie : père protecteur et buté qui ne s'entend pas avec sa vieille belle-mère acariâtre (qui le lui rend bien), mère bienveillante, fille rebelle, fils un peu benêt et bébé au comportement bien étrange. L'arrivée de Guy provoque les mêmes situations que toutes les sitcoms vues et revues, avec une rivalité s'installant entre lui et Grug. On n'est donc jamais surpris par les changements psychologiques des personnages et leurs interactions. Cela permet donc de se complaire dans un spectacle assez familier (car familial) car les scénaristes ont bien potassé leurs classiques (aucune véritable fausse note n'apparaît dans le scénario).

Mais l'intérêt est ailleurs. Le film bénéfice d'une direction artistique tout simplement géniale pour un divertissement familial. On reconnaît d'ailleurs la patte de Chris Sanders, grand illustrateur à ses heures, au niveau des très nombreuses créatures imaginées pour le film. Le contraste entre la réclusion de la famille dans la caverne et cette découverte d'un vaste monde se fait dans une explosion de couleurs. Les créatures sont des mélanges plutôt bien réussis d'animaux déjà existants comme des souris-éléphants ou une sorte de tigre à dents de sabre ayant une grosse tête de chat et un pelage dont les couleurs font penser à un perroquet. Deux exemples parmi une longue liste qui ravira les amateurs de créatures étranges et de mondes colorés. Le character design est aussi simple que classe, faisant du film un bijou graphique qui sait nous en mettre plein la vue.

A ce titre, DreamWorks continue à nous proposer des films de plus en plus beaux et impressionnants. On sent que la firme a acquis l'expérience nécessaire pour nous proposer un spectacle d'une grande intensité, avec un montage nerveux quand il le faut, et une grande fluidité d'animation. Le nombre de créatures à l'écran est parfois énorme, et les courses-poursuites sont très bien mises en scène avec ce qu'il faut de poussière et autres particules volant dans tous les sens. Les aspects de scission des continents sont aussi présents, le film faisant tout de même beaucoup penser à la saga L'Âge de Glace. Les points communs sont ainsi nombreux surtout en ce qui concerne l'humour très cartoon : personnages enchaînant les cascades, considérations un peu anachroniques, etc. Pour terminer avec l'ambiance du film, la musique d'Alan Silvestri est efficace, sans jamais vraiment se démarquer. Les doublages français sont réalisés par le jeune humoriste Kev Adams pour Guy et Bérangère Krief, révélée par la shortcom Bref, pour Eep. Ils sont accompagnés par des professionnels du doublage donnant un ensemble assez correct.

La conclusion de

Les Croods est un bon spectacle familial, un film d'animation très classique dans son scénario et ses enjeux dramatiques. L'intérêt vient surtout de son univers graphique très original et riche en créatures singulières, rendant le visionnage aussi dépaysant que divertissant. Si le film n’atteint jamais les sommets du cinéma d'animation, il peut compter sur une technique très au point et une réalisation assez rythmée.

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