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Critique du Jeu de société : Helvetia cup

Avis critique rédigé par Amaury L. le mercredi 27 mars 2013 à 16:41

La coupe est pleine...

« La coupe de Helvetia enflamme tout le pays, surtout la grande finale qui oppose les Fous de Zyon aux Dragons de Basela. Qui va emporter la coupe ? C'est la question que tout le monde se pose et le match risque d'être rude, âpre et physique. Espérons que cela ne finira pas en boucherie comme lors de la dernière confrontation entre ces deux équipes. L'arbitre siffle le début du match. Que le meilleur gagne ! »

L'équipementier de Helvetia est très correct.

Helvétia cup renferme un matériel intéressant qui contient deux équipes entières, les dragons et les fous (neuf figurines par équipe), peintes et assemblées. Les figurines sont de petite taille (environ trois centimètres de hauteur) et demeurent assez simples au niveau des détails décoratifs et de la sculpture. On découvre un plateau de jeu représentant un terrain de football de dimensions modestes (40 cm x 25 cm), découpé en cases hexagonales. On note une fragilité des cartes Joueur qui gondolent rapidement et d'une finesse pénalisante (risque de déchirure). L'éditeur Helvetia Games impose dès son premier jeu une « patte » graphique marquée avec un graphisme assez sombre et des illustrations de Lorenzo Mastroianni sympathiques (les cartes Power et Legend). Le reste du matériel (pions en bois, cartes, tuile But de football, dés...) ne dénote pas et donne à l'ensemble une cohérence et une qualité très satisfaisantes. On regrette le prix de vente un tantinet élevé (environ 65 € sur les boutiques en ligne) ce qui peut générer quelques hésitations aux potentiels acheteurs.

Régler comme une horloge.

Félicitons l'équipe de Helvetia games qui propose des règles parfaitement claires, limpides et aérées par de jolies illustrations de Lorenzo Mastroianni, un travail remarquable assez rare dans ce type de jeu.

Helvetia Cup est un jeu de simulation de football dans un monde fantastique qui se décline en deux modes distincts de jeu, le mode Family avec des règles tenant sur deux pages, le mode Geek avec une vingtaine de pages (très illustrées). Chaque joueur incarne l'entraîneur d'une équipe et tente de gagner le match en marquant davantage de buts que son adversaire. Un match dure deux mi-temps de quarante-cinq minutes.

Avant d'entamer un match, on compose son équipe constituée d'un gardien, quatre joueurs de champ et de deux remplaçants. Chaque figurine possède sa propre fiche qui indique ses compétences dans les gestes offensifs (dribble, passe longue, tête et shoot), défensifs (piquer le ballon, tacler, intercepter une passe, mettre la pression) et son physique (boost) qui autorise à se déplacer plus vite.

On détermine aléatoirement le joueur attaquant.

Le tour de jeu se décompose en deux phases, le déplacement de l'attaquant et ensuite celui du défenseur puis les gestes (défensifs d'abord et offensifs ensuite).

Le déplacement consiste à bouger ses joueurs sur le plateau de jeu, sachant que la première case est gratuite. Par contre, il faut utiliser des « boost » (propres à chaque figurine) pour avancer davantage. Chaque hexagone supplémentaire coûte un boost. Quand un joueur n'a plus de boost, il est fatigué et ses caractéristiques sont divisées par deux.
Quand les deux équipes ont terminé leur déplacement, la phase
Geste débute. Si une figurine qui défend se situe dans le même espace que le porteur de la balle, il tente éventuellement un geste défensif (piquer le ballon, tacler ou mettre la pression). Il regarde la caractéristique adéquate sur la fiche de la figurine et doit obtenir (on lance un dé 20) un jet inférieur ou égal à sa compétence. En cas de succès, il récupère la balle, lance le dé Temps et avance le marqueur du nombre de minutes affiché (entre six et douze minutes). En cas d'échec, l'attaquant garde le contrôle de la balle et effectue une passe courte (aucun jet de dés), une passe longue ou un shoot (résolution par un lancer de dés). Quand on frappe au but, on compte les hexagones qui séparent le tireur du but adverse. C'est le nombre de cases que le gardien pourra bloquer (sur six possibilités).

Une mi-temps se termine lorsque le marqueur Temps dépasse la case 45 de la piste adéquate.

 

Le football helvète devient amusant.

Il faut se rendre à l'évidence, l'équipe de football nationale suisse prodigue un spectacle douloureusement ennuyant, ou au mieux sans grand génie. Certes, la France n'est guère reluisante non plus. Mais, oublions ce football moderne défensif et bourrin, et penchons nous vers un sport « presque » identique et autrement plus séduisant, avec des dragons et de la magie dedans, Helvetia cup.

En apparence, cela ressemble à s'y méprendre à une simulation de football, et on retrouve beaucoup de points communs dont le principal demeure de marquer des buts. Helvetia cup se joue avec des équipes de cinq figurines facilitant intelligemment la fluidité de l'ensemble. On déplace ses joueurs en quelques secondes, la réflexion présente ne nécessitant pas de s'attarder outre-mesure sur cette phase. Garder une vision générale de l'évolution du match ne génère aucune gêne malvenue. On suit les déplacements de chaque équipe sans difficulté. Le bénéfice immédiat de cette résolution rapide procure un dynamisme et une fluidité appréciables dès la première partie. Comme les règles sont rédigées clairement, on ne s'empêtre pas les neurones dans des détails mécaniques compliqués et superflus. On comprend en quelques instants le déroulement global et ainsi le plaisir de pratique s'invite dès le rendez-vous de découverte, un véritable point fort par rapport à des concurrents directs ou indirects comme Blood Bowl, Grind (lire la critique ici) qui nécessitent un sérieux investissement temporel en amont.

On se lance dans un match et de suite, on s'aperçoit des nombreuses possibilités offertes. Pour les stratèges, on élabore des séquences de passe différentes selon la position de la balle sur le terrain, le rôle occupé (attaquant ou défenseur), les joueurs de son équipe qui sont en mesure de contrecarrer l'adversaire, les compétences aussi de ces derniers. On effectue une analyse concrète du rapport de force afin d'envisager la meilleure solution pour déborder son rival. On réalise qu'un minimum de discipline tactique est requis si on souhaite contrôler son destin. Toutefois, comme à chaque action intentée, un jet de dés détermine la réussite ou non, le hasard se mêle aux débats et oblige les entraîneurs à considérer ce paramètre. Heureusement, cet aspect aléatoire se confond bien à la thématique abordée, où le sport n'est fait que d'incertitudes, et donne aux mauvais perdants une raison partiellement valable pour justifier leur défaite. Certes, une main poissarde sur une partie entière (et cela arrive) complique sérieusement la tâche et annihile pratiquement toutes chances de remporter le match. Cela engendre une certaine frustration mais n'empêche aucunement de reprendre sa revanche, bien au contraire.

Helvetia cup invite à la détente et à la convivialité.

On apprécie l'ingéniosité de la « trouvaille » pour marquer un but, simple et efficace. Par exemple, si on tire à trois cases de distance du but, le gardien protège trois cases adjacentes sur les six possibles, ce qui rend très crédible cette phase de tir. Le bluff et un soupçon de psychologie pointent leur nez et amènent des échanges de regards malicieux entre les opposants. On s'interroge sur l'emplacement où va tirer l'attaquant, dans la lucarne, à ras de terre, au centre de la cage, sur les côtés... Un vrai instant de supplice gourmand. L'autre originalité de Helvetia cup, ce sont les « boots » qui permettent à un joueur d'accélérer et de parcourir une ou plusieurs cases supplémentaires. Chaque joueur en possède entre deux et quatre, une représentation pertinente de l'endurance. Une gestion minutieuse de ces « ressources » physiques semble nécessaire si on ne veut pas épuiser précocement ou tardivement ses joueurs. La difficulté réside dans la justesse de l'emploi de ces « boosts », mieux vaut éviter de les « cramer » inutilement, une source additionnelle de cogitation appréciable. De plus, cela renforce la thématique sportive, gestion des efforts et des joueurs, faire rentrer de la fraîcheur si des équipiers sont fatigués, le rôle d'un coach en somme.

Si on enlève le côté fantastique délivré par les figurines, Helvetia cup se rapproche énormément d'une simulation épurée d'un match de football. Quelques cartes Power et Legend introduisent un décalage profitable et agrémentent l'ensemble d'une petite touche de folie sans complexifier le jeu. On joue avec trois cartes par match. On applique son effet immédiatement puis elle est défaussée. Ces cartes permettent de changer un peu la donne et de ne pas tomber dans une répétitivité inopportune. Un bonus bien trouvé encore une fois.

On constate un léger défaut à cette belle mécanique, les buts se font rares et gagner par 1 – 0 (avec parfois un seul tir pendant toute la partie) est chose courante. Remonter la balle de son camp jusqu'à celui adverse prend du temps, les changements de possession engendrent systématiquement un jet de dés Temps (entre 6 et 12 minutes à ajouter), ce qui diminue parfois fortement les chances de shooter. Pas beaucoup de but mais du plaisir, le résultat demeure avantageux.

A noter une règle « family » bien pensée et intéressante à jouer.

80

Helvetia cup est une simulation de football plutôt réussie. On s'amuse beaucoup et sans trop se triturer les neurones grâce à des règles dans l'ensemble simples et un livret explicatif très bien fait. Pour leur premier jeu, Helvetia Games frappe fort avec une simulation sportive gorgée de qualités et aisée à prendre en main. Grâce aux deux niveaux de jeu (règles family et Geek), toute la famille se prend au jeu. Une coupe à soulever bien haut !

Critique de publiée le 27 mars 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Le système.
  • La fluidité.
  • Les originalités mécaniques.
  • Un jeu de foot intelligent.

Que faut-il oublier ?

  • Pas assez de buts.
  • Le prix.
  • Pas assez d'équipes pour jouer en mode championnat.

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