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Critique du film d'animation : Mercano le martien [2004], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 26 septembre 2012 à 22h02

Mercano... Visiophone... Maison

Fait assez rare, un film d'animation sud-américain a eu les honneurs d'une sortie dans nos salles. Mercano le martien a débarqué ainsi en 2004 en France, deux ans après son exploitation en Argentine.

A la base de ce projet, il existe une mini-série créée en 1998 et servant de vignettes pour une émission populaire argentine. Ces petits épisodes de pas plus de trois minutes voient un martien, Mercano, vivre quelques aventures sur terre. Et force est de constater que ces petits courts-métrages semblaient bien maigres pour en tirer un film. En effet, l'animation plutôt grotesque et l'humour simpliste pouvait laisser perplexe pour ce qui était d'envisager un métrage dépassant les quatre-vingt minutes. Alors il est vrai que ce film fait figure de pionnier en Argentine au niveau de l'animation (ajoutons également que le film, produit au début des années 2000, souffrit de la crise qui toucha durement le pays) mais cela n'excuse pas vraiment le principal problème du film : Son histoire. 

Au début de l'aventure, on retrouve Mercano profitant d'un pillage de grand magasin pour piquer un ordinateur portable dernier cri afin de se connecter sur Internet et joindre sa planète natale, Mars. Il explique à ses potes qu'il est coincé, mais ces derniers ont la flemme de venir le chercher. Pour se consoler, Mercano fait une copie virtuelle de Mars sur laquelle il peut se balader à partir de son ordinateur. C'est alors qu'un gamin solitaire passionné d'astronomie réussit à se connecter sur ce monde virtuel et se lie d'amitié avec Mercano. Malheureusement pour notre martien, ce gamin est le fils d'un des grandes pontes d'une firme multinationale empirique qui voit d'un œil lucratif ce nouveau monde et la possibilité d'exploiter la technologie avancée martienne.


Si le ton du film est avant tout humoristique, il n'est cependant pas vraiment destiné aux plus jeunes. L'écriture veut se rapprocher des séries animées américaines très populaires (la principal comparaison pourrait être South Park). Il y a un mélange d'humour bas de le ceinture, avec parfois des effusions inutiles de sang, mais également un humour cynique concernant la société de consommation et les stratégies des grandes entreprises. Le problème c'est que ces approches ne sont pas des plus originales, et l'on ne sourit que quelques fois tout au plus. Le martien devient vite gavant au cours du long-métrage, ne s'exprimant qu'en onomatopées aigües, et les personnages secondaires sont finalement trop caricaturaux.

Le problème est aussi qu'on s'ennuie devant cette aventure voulue palpitante et grinçante alors que tout est convenu. Le film passe finalement à côté de son principal intérêt : le décalage lié à la présence sur Terre d'un martien (tous les personnages semblent accepter cela normalement). Il reste bien quelques scènes pour sauver l'ensemble, comme celles mettant en scène des punks soit disant rebelles face à la société qui s'avèrent aussi consuméristes que les autres. Le ton résolument plus adulte que la plupart des films d'animation, ainsi que le concept finalement très atypique, pourra cependant plaire.


D'autant plus que techniquement, le film n'est pas ce qu'on a vu de mieux, même pour le début des années 2000. Le toute reste cohérent, et la qualité est vraiment améliorée par rapport à la série d'origine. La comparaison avec South Park opère encore ici avec une direction artistique clairement faîte pour ne pas aller dans la beauté graphique consensuelle. Les personnages sont caricaturaux et les décors plutôt laids de prime abord, mais c'est complètement assumé et c'est aussi ce qui fait le charme de ce dessin animé.

Reste que le manque de moyens durant la production se fait ici cruellement ressentir, et n'aide pas à surélever le scénario insipide du métrage. Les animateurs ont néanmoins eu le mérite de tenter différentes approches entre l'animation classique au dessin, et l'utilisation de l'informatique pour le monde virtuel. Les productions animées aux univers graphiques pas vraiment attachant réussissent parfois à exister grâce à de vrais histoire ou un humour réussi, mais quand ce n'est pas le cas, on se concentre sur l'aspect technique. Ce qui est finalement assez rude avec Mercano le martien, car il ne propose rien de bien intéressant de ce côté là.

 

La conclusion de à propos du Film d'animation : Mercano le martien [2004]

Bastien L.
30

Mercano le martien est, sans mauvais jeu de mot, un OVNI dans les films d'animation importés en France. Le scénario est vraiment trop plat et sans surprise pour que l'on comprenne qu'une équipe ait misé là dessus pour produire un long-métrage. De même, la technique ne sauve pas vraiment le film car la recherche d'une certaine caricature assumée, loin des canons esthétiques américaines ou japonaises, n'excuse pas tout. Le film est surtout une curiosité pour sa provenance, l'Argentine, et l'abnégation dont a fait preuve son équipe pour mener ce projet à bien.

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