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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Stripperland
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Stripperland

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 3 juillet 2012 à 1743

Les strings de la mort

Au premier coup d’œil, pour tous les amateurs de jolies femmes à la cuisse légère, l’univers de Stripperland peut apparaître comme un véritable petit paradis. En effet, dans cette vision fantasmée de l’Amérique du 21ème siècle, la plus grande partie de la gente féminine est composée de strippers (comprenez strip-teaseuses). Il y a des strippers partout, dans les clubs, bien entendu, mais aussi, comme clientes, dans les boulangeries, les supermarchés, les postes et les fast-foods. La mode est aux bikinis, à la lingerie et aux uniformes de soubrettes. Pourtant, cet Eden va se transformer en enfer quand l’une de ces belles transgresse la loi # 32 qui est de ne JAMAIS déjeuner dans un strip-club. Et voilà le monde envahi par des zombies siliconés en strings et porte-jarretelles ! Vous me direz, cela aurait pu être pire, si la contamination avait touché une autre tranche de la population, comme, par exemple, les 30% d’américains atteints d’obésité.

Si vous êtes amateur de comédies horrifiques, vous n’êtes pas sans connaître Bienvenue à Zombieland, excellent zombie movie parodique détournant la plupart des clichés du genre. Avec Stripperland, Sean Skelding va encore plus loin, en se lançant dans un exercice potache peu pratiqué, car forcément stupide : la parodie d’une parodie. En effet, le cinéaste ne se contente pas ici de récupérer les grandes lignes du film de Ruben Fleischer mais va jusqu’au bout de la démarche en reprenant presque scène par scène le scénario de Bienvenu à Zombieland, en remplaçant tous les zombies par des hordes de strip-teaseuses, un corps de métier actuellement très en vogue dans le cinéma d’horreur (Zombie Strippers!, Strippers vs Werewolves, Big Tits Zombie, etc.). Au final, alors que l’on aurait pu s’attendre à visionner une infâme bouse, Sean Skelding nous offre un spectacle nettement plus réussi que son précédent film, I Am Virgin, un spoof movie très poussif reprenant les grandes lignes de Je suis une légende.

Stripperland est donc un road movie burlesque qui nous conte les aventures d’un duo composé d’un jeune geek et d’un dur à cuire.  Leur périple à travers les Etats-Unis va les amener à faire d’étonnantes rencontres, nombre d’entre elles évoquant bien entendu des épisodes de Bienvenue à Zombieland (le couple de jeunes filles rebelles, la star de cinéma…). Evidemment, les zombies de ce métrage étant tous des strippers, l’impact comique repose tant sur ces nombreuses récupérations que sur l’incongru de certaines situations. Ainsi, les héros finissent par s’apercevoir que, même transformées en cadavres ambulants, les strippers ont gardé les habitudes établies de leur vivant (une référence, bien entendu, au Zombie de George A. Romero). Mettez un petit peu de musique et vous les verrez oublier leur appétit pour se livrer à de langoureuses danses, remuant de manière équivoque des chute de reins souvent souillées par des traînées de sang coagulé ! Sortez des dollars et elles se jetteront à vous pieds pour obtenir leur pourboire, à glisser obligatoirement dans leurs strings quelque peu déchirés ! Des caractéristiques que ne manqueront pas d’utiliser à leur avantage Idaho et Frisco, les deux héros du film.

Si le récit de Stripperland colle d’assez près à celui de Bienvenue à Zombieland (ce qui amène quelques situations bien cocasses, comme lorsque le groupe de voyageurs s’installe dans la maison d’un acteur de cinéma un brin bedonnant qui, imitant Bill Murray, s’est grimé en zombie-stripper pour passer inaperçu), il lorgne aussi vers d’autres classiques du cinéma d’horreur (la scène du centre commercial, la rencontre avec le savant fou…) et propose même quelques séquences originales. Parmi les plus drôles, on peut citer la rencontre avec Double D la star du rap (très amusant caméo de Daniel Baldwin) et sa cour de danseuses zombies et la fracassante entrée en scène, dans le pur esprit Troma, de miss Grambo (une Brinke Stevens déchainée) et son commando de surveillance pour la bienséance (des mamies très remontées). L’humour est gras, voire très vulgaire, l’ensemble est absolument crétin, les dialogues débiles, mais force est de dire que cela fonctionne assez souvent.

Pour ce qui est du choix de traitement, on peut être surpris de constater que Stripperland est un spectacle assez sage. Surtout quand l’on sait que les rangs des zombies sont composées de jeunes femmes qui, de leur vivant, finissaient leurs shows dans le plus simple appareil.  L’érotomane ne pourra guère se rincer l’œil qu’avec une ou deux paires de seins brièvement aperçues. Par contre, Sean Skelding se rattrape bien dans le domaine du gore. Eviscérations, éventrations, décapitations, démembrements, écrasements sont au programme des festivités avec des protagonistes enthousiastes qui, équipés de fusils à pompe, de tronçonneuses et autres armes improvisées, s’en donnent à coeur joie dans le registre du grand guignol potache. Il est juste dommage que le réalisateur se soit assez souvent tourné vers les effets numériques pour se faciliter la tache (et économiser quelques deniers), les maquillages étant autrement très sympathiques.

La conclusion de

Un an après un très décevant I Am a Virgin, Sean Skelding nous revient avec Stripperland, une autre parodie. Alors que l’on aurait pu s’attendre à un nouveau ratage, le cinéaste nous offre, en collaboration avec la Troma, une comédie finalement pas désagréable à visionner. Beaucoup de gore, de nombreuses références cinéphiles, un esprit potache bien entretenu, quelques caméos sympathiques, autant d’éléments aptes à nous faire accepter un humour qui ne fonctionne pas à tous les coups.

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère potache sympathique
  • Quelques bons gags
  • Des caméos amusants
  • Beaucoup d’effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Un humour qui ne fonctionne pas toujours
  • Du cinéma absolument crétin

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