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Abraham Lincoln vs. Zombies >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Abraham Lincoln vs. Zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 30 juin 2012 à 18:19

Zombie Civil War

La compagnie The Asylum a construit une bonne partie de sa réputation sur son impressionnante capacité à sauter sur les annonces de blockbuster pour en tirer une « adaptation » des plus rapides. En général, comme les scénaristes n’avaient, au moment de l’écriture, qu’une idée très vague - construite sur la lecture d’un simple synopsis et/ou la vue d’une affiche - du script devant leur servir de modèle, les mockbusters de cette compagnie d’opportunistes n’ont que peu de rapports avec l’œuvre dont ils détournent vaguement le nom, histoire d’abuser les spectateurs les moins avisés (et les plus distraits).  Il suffit de se remémorer les visions, parfois douloureuses, de Transmorphers ou Last Days of Los Angeles pour s’en convaincre. Pour cet Abraham Lincoln vs Zombies, le cas est un peu différent, puisque s’inspirant d’Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires, qui est un roman de Seth Grahame-Smith avant d’être un film.

Richard Schenkman, à la fois scénariste et réalisateur sur ce projet, connaissait donc par avance les grandes lignes du futur blockbuster de Timur Bekmambetov. Il ne change pas pour autant des habitudes de The Asylum et décide de construire une histoire originale (enfin, façon de parler) à partir du personnage principal du roman, Abrahm Lincoln, qui est présenté dans cette fausse biographie comme un homme exceptionnel, près à tout pour libérer son pays des esclavagistes et des vampires, qui sont souvent les mêmes personnes. En même temps, vu la construction du roman de Seth Grahame-Smith, il était difficile de remplacer purement et simplement les vampires du roman par des zombies, ces derniers ne pouvant remplir les rôles complexes attribués aux membres d’une caste aussi raffinée que puissante que celle des descendants de Vlad Dracul. Mais fallait-il pour autant nous infliger un scénario aussi débile ? On est en droit de se poser la question.

Comme on pouvait s’en douter, le récit tourne autour du personnage d’Abraham Lincoln. Alors que la guerre de sécession fait rage, le président, accompagné de ses collaborateurs et des membres de sa famille, doit faire face à une invasion de zombies. Réfugiés dans une forteresse, ils doivent collaborer avec les survivants d’un détachement de confédérés. Tentant d’oublier leurs différents, tous tentent alors des sorties pour exterminer les zombies, Abraham Lincoln démontrant  à cette occasion ses aptitudes martiales, chaque objet tombant entre ses mains se transformant en une redoutable arme improvisée. Au final, pour décors, Abraham Lincoln vs Zombies ne propose qu’un vieux fort occupé par quelques figurants et, en guise d’histoire, une répétition de séquences d’extermination  de zombies s’enchaînant dans la plus complète linéarité.

Si le scénario de cette nouvelle production The Asylum est totalement dénué d’intérêt, on ne peut pas en dire autant de sa réalisation, secteur où Richard Schenkman semble avoir été le plus à l’aise. Le cinéaste nous propose en effet un spectacle relativement bien mis en scène et s’appuyant sur une photographie de qualité. Alors, certes, voir tous ces comédiens portant postiches et fausses barbes (on s’attend presque à voir débarquer les Culs Trempés pour nous chanter Man of Constant Sorrow) massacrer des dizaines de zombies est un spectacle absolument ridicule mais ce rendu est en partie compensé par des scènes de combat bien nerveuses et non dépourvus de quelques petits effets gore (numériques, hélas).  On peut toutefois regretter de nombreuses chutes de rythme, notamment durant les séquences de dialogues, aux composantes insipides, et une ambiance trop sérieuse, si on la compare à la crétinerie du sujet. Un peu plus d’esprit fun aurait été le bienvenu, d’autant que dans le rôle principal, Bill Oberst Jr. semblait prêt à jouer le jeu, comme le prouve quelques passages, ou il n’hésite pas à faire dans le cabotinage.

35

Mockbuster correctement réalisée, Abraham Lincoln pèche par une absence quasi-totale d’esprit fun et par un scénario trop linéaire pour nous étonner. Très souvent, au cours du visionnage de ce produit d’exploitation, on se surprend donc à trouver le temps long. Et ce n’est pas les séquences d’extermination de zombies, trop répétitives et manquant sérieusement d’imagination dans leur mise en scène, qui parviennent à relever suffisamment le niveau d’intérêt. Forcément dommageable quand l’on sait que ces passages composent le point fort du film

Critique de publiée le 30 juin 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Un environnement sympathique
  • Une réalisation correcte
  • Des maquillages convenables

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario insipide
  • De grosses chutes de rythme
  • Une réalisation sans personnalité
  • Manque d’esprit fun

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