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Critique du Film : Beyond the Grave
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Critique du Film : Beyond the Grave

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 28 juin 2012 à 1222

Sur les traces du Dark Rider

L’humanité s’est écroulée sous le poids d’une apocalypse zombie. Alors que le monde extérieur appartient aux morts-vivants, quelques poignées de survivants vivent cloitrées dans des forteresses de fortune. Chaque sortie, pour se réapprovisionner en eau, en carburant ou en nourriture,  apparait comme une sorte de mission suicide. Mais il en faudrait plus pour que Lockheart renonce à sa quête. Cet ancien flic n’a en tête qu’un seul but : retrouver le Dark Rider, un serial killer qui aurait un lien avec l’épidémie…

Des histoires de zombies. On pourrait presque dire que l’on commence à en avoir soupé. On ne compte plus aujourd’hui le nombre de films mettant en scène la lutte inégale entre des survivants humains et des hordes de morts-vivants affamés. Un phénomène de lassitude d’autant plus fort que, souvent, les intrigues qui y sont développées sont aussi minimalistes que peu originales. Heureusement, ce n’est pas le cas ici, avec ce Beyond the Grave Porto de Mortos, en version originale – un petit film brésilien réalisé par Davi de Oliveira Pinheiro. Le scénario peut se résumer en une sorte de combat ultime, mi road-movie, mi-survival, entre un flic aux allures de Mad Max (on ne cite jamais son nom) et une entité démoniaque, au sein d’un univers post-apocalyptique rappelant les œuvres de Lucio Fulci, et Umberto Lenzi. En fait, on ne se situe pas dans un environnement de science-fiction puisque l’apparition des zombies est la conséquence des pratiques occultes du Dark Rider, un démon qui use de corps possédés comme de patients 0. Et cet aspect magique, Davi de Oliveira Pinheiro l’exploite avec cette sensibilité latine qui fait l’originalité du cinéma brésilien, mêlant folklore occidental, vaudou et vision onirique. Bref, très loin des préceptes hollywoodiens.

Beyond the Grave est donc un film qui peut surprendre, et même ennuyer par son petit coté arty (qui évoque un peu le cinéma d’Ivan Zuccon). Avec son rythme cotonneux, son découpage fait de séquences très lentes (à la limite du contemplationnisme) et peu fournies en dialogues, ce métrage nous entraine dans une sorte d’univers parallèle où tout tourne au ralenti, un monde comateux. On accompagne l’officier de police au cœur d’un paysage macabre où même les survivants rencontrés en cours de route apparaissent comme des fantômes. Seul le gang du Dark Rider dégage de l’énergie, comme si cette entité vidait toute la vie des créatures se trouvant sur son chemin, pour s’en nourrir et gagner force et énergie. On notera aussi que le cinéaste de manque pas de cinéphilie (le final évoque L’exorciste), avec un récit qui s’amuse avec les références et n’hésite pas mettre en place quelques séquences pleines d’humour noir (comme celle avec le zombie « punching-ball »), carrément onirique (l’entrainement au tir avec un revolver déchargé, les munitions étant l’imagination d’un enfant) ou surréaliste (un indien en tenue traditionnelle  fait partie du gang du Dark Rider). Cette ambiance étrange, qui ne doit qu’au talent du réalisateur et ne demande que peu de ressources (autres qu’artistiques), est le principal atout du film. Par contre, pour ce qui est du reste, Beyond the Grave pèche assez souvent par la modestie des moyens mis en œuvre.

Au-delà des décors minimalistes (qui appuient finalement l’impression de purgatoire dégagée par les lieux), Beyond the Grave faute par la perfectibilité de son jeu d’acteur et la modestie de ses effets spéciaux. En effet, si Rafael Tombini s’en sort avec les honneurs dans la peau d’un flic qui mixe les caractéristiques deClint Eastwood (version cowboy solitaire) et Mel Gibson (version Mad Max 2), on ne peut pas en dire autant de tous les rôles secondaires. Un aspect particulièrement préjudiciable durant les séquences les plus intimistes, mettant en scène quelques discussions métaphysiques entre les personnages (heureusement, elles sont rares).  Pour ce qui est des effets spéciaux, force est d’admettre que si Davi de Oliveira Pinheiro est loin de nous infliger un spectacle honteux, certains maquillages sont loin d’être convaincants, notamment durant les gros plans, où leur nature « vulgaire masque en latex » est frappante. Par contre, certaines séquences d’effets spéciaux, bien exploitées par la caméra d’un réalisateur inspiré, surprennent par leur force, comme cette scène où un survivant (un brin détraqué) immole par le feu un zombie que l’on avait pris en sympathie (enfin, presque).

La conclusion de

Film de zombie réalisé par un réalisateur assez inspiré, Beyond the Grave parvient à combler en partie les défauts dus à la modestie des moyens mis en œuvre par l’originalité de son traitement et l’entretien d’une ambiance macabre très efficace. Ce film, très lent, presque contemplationniste, doté d’un fort aspect métaphysique, ne plaira pas à tous les publics. Mais les amateurs de curiosités cinéphiliques auraient tort de passer à coté de ce « zombie movie » pas comme les autres.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue originale
  • Une atmosphère efficace
  • Un film de zombie pas comme les autres
  • Une réalisation souvent inspirée

Que faut-il oublier ?

  • Des effets spéciaux perfectibles
  • Un genre qui ne plaira pas à tous les publics
  • Une interprétation inégale

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