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Critique du film : Strippers vs Werewolves, par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 22 mai 2012 à 23h17

String ficelle et balles en argent


Un très chic club de strip-tease, en banlieue londonienne. Dans une cabine privée, une jolie fille en tenue d’écolière s’essaie à exciter, sucette en bouche, un vieux macho affalé dans son fauteuil. Vu sa tronche de blasé, c’est pas gagné. Alors qu’elle effectue une contorsion des plus compliquées, elle perçoit, du coin de l’œil, un changement chez ce sombre personnage. Un changement assez radical puisque l’individu se voit pousser des longues oreilles, des crocs et un museau, en place et lieu des habituels attributs humains. Bref, pour être plus clair, poussé par une inattendue excitation, le cochon se transforme en loup-garou! Et c’est alors que, plus par pur reflexe défensif que par les conséquences d’un acte réfléchi, Justice, la stripper, plante dans l’œil du monstre un stylo en argent (comme quoi, on a beau gagner sa vie en montrant son cul, porter un stylo à la boutonnière peut toujours servir). Un acte d’auto-défense aussi soudain qu’efficace, qui va entrainer tous les membres du club dans une sanglante et extraordinaire aventure.

Car ce loup-garou n’est pas le seul à roder dans les environs. Le club est en effet installé tout prêt de la tanière d’un petit clan de lycanthropes dont les quelques individus, non contents de le fréquenter régulièrement, ont de plus installé une vitre sans tain dans les vestiaires du club pour mater de leur local les jeunes femmes, et cela sans sortir un penny. L’un de ces loups-garous entretient même une relation avec Justice, l’exterminatrice improvisée. Devant la menace que représente le désir de vengeance de ces prédateurs sadiques et assoiffés de sang, les strippers (Justice, Brandi, Raven et Dani), Franklin, leur homme de main, Harry, le barman, et Jeannette, la gérante, vont s’allier et mettre en place une défense musclée qui va les entrainer dans une nuit de combats et d’horreur...

Après le médiocre Lesbian Vampire Killers et l’amusant Doghouse, le cinéma d’exploitation britannique revient à la charge en nous proposant une nouvelle œuvre surfant sur les modes de la série B (voire Z) américaine qui met en vedette des jeunes dures à cuire à la cuisse légère. Cependant, cette fois-ci, les babes abandonnent leurs rôles de prédatrices aux dents longues ou à la démarche hésitante pour épouser celui de proies peu dociles, des femmes fortes décidées à ne pas jouer les simples scream queens. Visant à surfer sur les relatifs succès de l’américain Zombie Strippers! et du japonais Big Tits Zombie, Strippers vs Werewolves met en vedette des femmes plus connues pour leur habileté à glisser sur les barres et enfiler des dollars dans leurs strings que pour leurs habiletés martiales. Par contre, ici, comme l’indique si bien le titre, ce ne sont pas une horde de morts-vivants que vont devoir affronter ces charmantes donzelles, mais un gang de voyous à la truffe humide.

Jusqu’à présent, pour traiter ce genre de sujets, il y avait deux styles réputés efficaces. Dans Zombie Strippers!, Jay Lee avait lorgné vers le référenciel grindhouse, avec l’adjonction d’éléments modernes aptes à satisfaire les geeks - en gros, une sorte de mélange d’exploitation cinema des années 60 à base de gogo danseuses et d’esprit pulp gore. Big Tits Zombie, fidèle au V-Cinema façon Sushi Typhoon, se voulait lui plus potache, plus délirant, dans le pur style de ce que nous propose depuis quelques années Yoshihiro Nishimura, Noboru Iguchi et leurs comparses. Le principal élément reliant ces deux métrages – et le plus jouissif, bien sûr ! - est l’abondance de plans exposant de belles femmes dénudées couvertes d’hémoglobines et équipés de diverses armes improvisées.

On aurait pu penser que Jonathan Glendening allait suivre l’une de ces voies où, au pire, s’inspirer de Jake West qui avait pris comme option, pour Doghouse, de cultiver avec modestie ce britannique humour noir débridé qui avait construit en son temps la gloire de Shaun of the Dead. En fait, non. Alors, certes, Strippers vs Werewolves tente, avec une maladresse sidérante, de jouer des mêmes styles de dialogues débiles que ceux des films précités, met en scène quelques gags de situation (principalement quand intervient le chasseur de vampires dépressif) qui arrachent un sourire, mais dans l’ensemble le choix de traitement ne manque pas de laisser perplexe. La réalisation, qui use et abuse de split screens avec un rythme de vidéo-clip, la photographie chiadée qui cherche à restituer un rendu papier glacé et qui se révèle complètement inadaptée à ce type de comédie horrifique, la pudeur excessive lors des séquences de strip-tease et des passages gores; tous ces éléments, ajoutés à une réalisation qui ne tente rien, contribuent à faire de ce métrage une sorte d’ennuyeuse bouillasse filmique aux reflets bling-bling.  Même les maquillages ne séduisent pas. Sans être mauvais, ils nous présentent des loups-garous trop cheap, presque drôles, plus proche du loup-Garou de George Waggner que des créatures lubriques et terrifiantes d’Hurlements.

Pas grand chose, non plus, à retenir de l’interprétation. Robert Englund, cité sur l’affiche, n’apparait que pour un caméo de quelques minutes. Frustrant. Sarah Douglas, en Jeannette, nous offre une performance satisfaisante, tout comme Nick Nevern, qui interprète Franklin, son homme de main. Mais pour ce qui est d’autres… A la limite, pour le casting féminin, l’on pourra se contenter de la beauté de Barbara Nedeljakova (Raven), Adele Silva ou Coralie Rose - même si la première a déjà prouvé qu’elle avait corde à son arc que sa plastique -, par contre, le gang de garous cumule l’absence de charisme et la misère dramatique. Le seul à s’en tirer à peu près est Martin Compton, qui incarne le séduisant Scott.

La conclusion de à propos du Film : Strippers vs Werewolves

Nicolas L.
25

Des strip-teaseuses à demi-nues massacrant des monstres à coup d’armes blanches et de tronçonneuses, l’idée a fait son chemin et accouché de quelques petits succès sur le marché du direct-to-DVD. Bien conscient du potentiel racoleur d’un tel pitch, Jonathan Glendening nous propose sa propre interprétation. Un ratage. En optant pour un traitement privilégiant une photographie chiadée et une réalisation bling-bling, au détriment des aspects pulps, fun et horrifique, le réalisateur n’a réussi qu’à mettre en forme un produit opportuniste sans aucun intérêt. Presque malhonnête.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Une photographie soignée

Que faut-il oublier ?

  • Un humour foireux
  • Ni fun, ni horrifique
  • Des dialogues misérables
  • Des séquences de strip-tease très sages
  • Des maquillages peu convaincants

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