75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
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Critique du Film : SS Troopers
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Critique du Film : SS Troopers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 24 avril 2012 à 1831

Rise of the IVeme Reich

Mai 1945. Le IIIème Reich vit ses dernières heures. Sur la piste d’un aérodrome militaire allemand, un soldat bedonnant, véritable réplique de papa Schultz, sonne l’alarme: les alliés arrivent! La caméra accompagnant le regard du militaire, on voit en effet surgir de derrière une colline l’impressionnante avant garde des troupes américaines, principalement représentée par un char d’assaut en images CGI pourries. Mais il en faut plus pour impressionner le sinistre docteur Josef Mengele, surtout quand il a sous la main un lance roquette en plastique. Debout au milieu des balles, le plus célèbre des médecins nazis - qui a troqué sa fameuse blouse blanche maculée de sang contre un uniforme Waffen-SS - saisit l’arme antichar et d’un tir excessivement précis, transforme, dans une magnifique explosion de pixels baveux, le blindé allié en une vieille carcasse fumante. Quel courageux officier que ce Mengele! Il sera d’ailleurs le dernier allemand à monter dans l’avion qui va permettre à tous ses potes de l’Ordre Noir - transportant un étrange artefact steampunk - d’échapper à la capture et de filer vers des horizons plus calmes. Les plus avisés d’entre vous penseront à l’Argentine. Ha, ha, ha, bandes de naïfs !..

Fondu au noir...

2012. Une station polaire en Antarctique, un continent réputé pour la richesse de son sous-sol en matière de vaisseaux extra-terrestres, créatures congelées et autres étrangetés. Lancée à la recherche de deux collègues mystérieusement disparus, une équipe de scientifiques découvre un passage qui va les mener jusqu’à la légendaire Terre Creuse, lieu extraordinaire en tout point semblable à la campagne du Middle West et qui sert désormais de repaire au docteur Josef Mengele. Faits prisonniers, les scientifiques découvrent avec effroi qu’en plus de posséder des fusils désintégrateurs de space opera, les SS ont conservé leur pleine vitalité grâce à la mise au point d’un puissant sérum, concocté avec amour par le médecin dément. Gros problème, ce processus ne préserve pas le tissu humain des affres du temps et c’est donc une cohorte de soldats maquillés à la pate à pizza et au fromage moisi qui se dresse devant les nouveaux arrivants. Un spectacle vraiment terrifiant (du moins pour un pizzaiolo).  Au final, pour retarder leur métamorphose en hommes-panaris, les nazis se doivent de récupérer de l’épiderme sur des spécimens sains et se soumettre à de délicates greffes réalisées, suivant les cas, avec de la colle à papier peint ou une agrafeuse de bureau. L’Antarctique ne présentant pas une démographie particulièrement remarquable (vous me direz, au pire, y’a toujours sa population de phoques, de belugas et les manchots), on peut donc dire que l’arrivée des explorateurs (et trices) tombe fort à propos.

Commence alors un long calvaire pour les visiteurs, qui, de plus, apprennent qu’ils ont été attirés en ces lieux par un sale traitre, le docteur Adrian Reistad, interprété par un Jake Busey toujours aussi enthousiaste dés qu’il s’agit de faire dans le cabotinage (c’est bien le fils de son père, tiens!). Certains finissent écorchés vifs par le scalpel du docteur Mengele (qui a décidé de faire des économies en matière de produits anesthésiants) alors que les femmes du groupe sont violées par la soldatesque pustuleuses et purulente (Tu la veux ma grosse pustule ? Hein, tu la veux ?). Le moins mal loti est finalement le juif, qui est rapidement désintégré d’un coup de pistolet. Après, on va traiter les nazis d’antisémites. Pff ! Bref, l’affaire semble très mal engagée pour les américains. Quand à Reistad, le sale traitre au sourire carnassier, il va révéler sa vraie nature en livrant à Mengele le fœtus de son futur enfant, directement prélevée sur sa copine enceinte à l’aide d’un... aspirateur.

Car Josef Mengele a un plan. Depuis plus de soixante ans, ce fou prépare le retour de son führer et, par la même occasion, la naissance qu’un nouveau Reich. Durant toutes ces années, il s’est sérieusement documenté dans le domaine des technologies de pointe, en compulsant moult œuvres scientifiques (comics steampunk, littérature pulp, jeux vidéo, nanars de chez The Asylum) pour devenir un expert en la matière. Mis en pratique, cet ensemble de connaissances a entrainé la construction d’un véritable robot, un marcheur de combat mécanisé au chef garni d’un aquarium, dans lequel a été installé et câblé la tête de ce bon vieil Adolf. Ne restait alors plus qu’à lui injecté une bonne petite dose de sérum modifié par l’adjonction de jus de fœtus pour que, sous les yeux écarquillés de l’audience, Überadolf se dresse de toute sa stature et lève le bras pour un salut martial: Hail Hitler!
«Votre soucoupe volante est prête, mein führer» lui dit Mengele.
«Ach, wonderbar! Allons conquérir le monde. Direction l’Amérique!»

Sincèrement, j’adore les scénaristes de chez The Asylum. Plus barge et imprégné de culture geek, cela n’existe pas. Ici, avec Nazis at the Center of the Earth, on peut même dire que Paul Bates (Jurassic Commando, Mega Shark vs Giant Octopus et autres friandises) s’est particulièrement déchainé. Il récupère tout le folklore pangermanique et la mythologie nazi (l’Ordre Noir, Ultima Thulé, la Terre Creuse, les expérimentations de Mengele, l’UFOlogie nazi) pour fusionner le tout dans un creuset steampunk et horrifique, misant sur une mise en forme qui cherche son efficacité plus dans son atmosphère fun que dans la perfection de sa réalisation. Si parfois la méthode s’avère assez désastreuse (nombre de productions The Asylum échoue à nous divertir en nous proposant un spectacle aussi ennuyeux que mal foutu), force est de dire que le téléaste Joseph J. Lawson (qui réalise ici son premier long métrage) arrive ici à tirer le meilleur du script délirant de Paul Bates. Produit grand public oblige, cela manque certes un peu de folie potache et de filles dénudées - comme aurait pu le faire la Troma - avec notamment une première demi-heure qui s’avère assez poussive mais il serait injuste de ne pas signaler que Nazis at the Center of the Earth (qui n’aurait certainement pas existé sans la mise en production d’Iron Sky) n’est pas avare de moments mémorables.

Le film joue évidemment de son aspect cheap pour frotter les amateurs de nanars dans le sens du poil. Maquillages à la pelle à tarte, mannequins écorchés, images numériques bon marché composent l’ordinaire des effets spéciaux. Cela fera forcément autant rire les uns qu’agacer les autres (oui, Nazis at the Center of the Earth est un film d’initié... à la connerie sur pellicule). Question interprétation, disons qu’il est certain que nul acteur ne pourra prétendre à une quelconque récompense, hormis un razzie award. Il est vrai que les comédiens ne sont pas totalement responsables, étant donné le manque de relief des personnages qu’ils sont chargés d’incarner. Les filles doivent se contenter d’hurler de peur, les mecs, en fonction du camp auquel ils appartiennent, d’hurler de douleur ou de rage. Vous l’avez compris, ça hurle pas mal. Ça ricane aussi. Surtout Mengele. Malgré tout, un acteur se dégage du lot. En effet, de par son attitude pleine de cabotinage et son physique atypique, Jake Busey apporte au métrage une petite touche de folie supplémentaire. Quand bien même il est loin d’assurer le rôle le plus intéressant.

Mais le clou du film est sans aucun doute le robot, que j’ai de suite eu envie de nommer Überadolf. Un corps de marcheur de combat au look retro-future (comprenez vérins et architecture de métal grossière) dont la structure steampunk n’a rien à envier à l’araignée de Loveless dans Les mystères de l’Ouest. On rit d’autant plus quand l’on découvre que ce mecha de comic book vintage se voit doté de la tête d’un Hitler déchainé qui nous fait ses numéros de tribune politique. Un Überadolf grimaçant et démoniaque qui va prendre les commandes d’une soucoupe volante géante, ornée de tourelles-canons, et armé d’un laser capable de découper la voute de la Terre Creuse pour se frayer un chemin vers la surface. La vache, même dans mes rêves geeks les plus fous, jamais je n’avais imaginé cela ! Merci The Asylum !

La conclusion de

Nazis At The Center of the Earth est exactement le genre de film auquel, à l’annonce d’un tel titre, l’on pouvait s’attendre. Un pur divertissement stupide et fun pour spectateurs geeks, un produit cheap destiné à une audience amateur de nanars. Une connerie pulp qui, après une entame certes un peu laborieuse, devient carrément bien délirant. Au final, je me suis bien marré.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien délirant
  • Une atmosphère pulp bien entretenue
  • Le robot, absolument désopilant

Que faut-il oublier ?

  • C’est totalement con
  • Les FX sont nases
  • Les personnages sont creux comme des calebasses

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