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Critique du Roman : Le prisme noir
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Critique du Roman : Le prisme noir

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 5 mars 2012 à 1430

Sous la lumière du Prisme

Le toit amovible empêchait les spirites verts de monter, sauf à l’assaut des pièces d’artillerie, car les membres de cette équipe se retrouvaient ainsi exposés. Certes, les Gardes noirs avaient tous atteint leur cible qui gisait sur le sol, perdant son sang et déjà presque entièrement consumée – mais les autres défenseurs ne se montreraient pas aussi précis. Le toit transformait le chemin de ronde en un tunnel de luxine jaune. Il y aurait donc des ricochets : celui qui raterait un assaillant tuerait probablement un défenseur. Les inconvénients étaient donc plus nombreux que les avantages, d’autant plus que l’artillerie de Garadul avait cessé de tirer pour ne pas toucher ses spirites…

Gavin Guile est ce que l’on désigne sous le nom du Prisme. Il est le plus puissant de tous les magiciens et, en tant que tel, garant de l’ordre du monde et guide spirituel. De sa magnifique tour magique bâtie dans la Chromerie – à la fois ville et académie des arts magiques -, il essaie de maintenir une paix fragile avec l’appui – et parfois l’animosité – du Spectre, un conseil de mages représentant les différents courants spirituels rencontrés dans les Sept Satrapies.  La tache n’est pas simple, et la douleur d’une guerre où Gavin a dû éliminer son frère rebelle et ses partisans est encore dans toutes les mémoires. D’autant plus que cet homme, considéré presque comme un dieu, dissimule un lourd et douloureux secret.

Le Prisme Noire est le premier tome du cycle du Porteur de Lumière, nouvelle série du romancier américain Brent Weeks qui s’est fait avantageusement connaître avec la trilogie de L'Ange de la nuit (éditée chez Bragelonne).  Ici, l’auteur abandonne l’univers des assassins pour explorer celui des puissants et de leurs responsabilités. Pour ce faire, au cours d’une longue et un peu laborieuse mise en place – apte à décourager les lecteurs les plus impatients, Brent Weeks nous offre la vision d’un système de magie collégial qui use comme focus les éléments du spectre lumineux. Chaque mage est capable de construire sa magie – la luxine - en puisant directement dans la lumière naturelle qui baigne le monde. Le type de luxine créé varie en fonction de la composante du spectre lumineux utilisée : la luxine verte, solidifiée, peut créer des objets et des armures, tout comme la bleue, la jaune peut servir de projectile, la rouge des matériaux inflammables,  l’infrarouge l’étincelle nécessaire à la combustion, etc. 

Le type de magie maîtrisé influence aussi sur le caractère du mage. En effet, au fil des ans, le mage a tendance à devenir de plus en plus dépendant de son pouvoir. Une utilisation trop intensive peut même le conduire jusqu’à la folie – ce que l’on appelle briser le halo -  et de devenir un spirite, un véritable psychopathe au corps modelé par l’excès de luxine. La Chromerie a donc mis en place une règle très dure, tous les magiciens devant s’engager à faire de leur vie un contrat éphémère. Enfin, il faut savoir que si les mages ne sont pas rares, il est plus difficile de rencontrer ceux qui maîtrisent deux composantes du spectre lumineux (les bichromes). Ceux qui en maîtrisent encore plus sont considérés comme de véritables phénomènes. Le Prisme, lui, les maitrisent tous !

Le Prisme Noir est un roman de fantasy qui s’appuie sur cet élément central pour développer un récit qui mêle intrigues politiques, aventures exotiques et combats épiques. S’appuyant sur une belle galerie de personnages aussi bien travaillés que différents (les femmes sont loin d’être négligées, avec notamment Karris Blanc-Chène), Brent Weeks parvient à donner vie à son univers… en évitant tout manichéisme. En fait, il ne s’étend pas trop dans des descriptifs topographiques et géographiques, préférant s’attarder sur l’humain. Il nous offre juste l’image d’un monde évoquant grossièrement notre 17ème siècle, l’ère du mousquet et de la pique, mais avec un grand nombre d’ethnies réunies sur un seul continent. Au final, si l’on se demande parfois où l’auteur veut en venir – sa façon de modeler le monde au fil des rencontres et des discussions entre les différents protagonistes est parfois assez complexe et rébarbative - force est d’admettre que l’ensemble brille d’une grande cohérence et d’un background mûrement réfléchi.

Qui dit bon roman de fantasy, dit méchant(s) digne(s) de ce nom. Aussi, si Brent Weeks a bien pris garde d’éviter de faire de ses héros de simples stéréotypes, il glisse dans le récit quelques seconds couteaux bien détestables, histoire de malmener un peu plus les personnages principaux. Au cours de leurs aventures, Gavin Guile va donc devoir affronter un tyran mégalomane alors que le jeune Kip (personnage le plus attachant du roman, qui évoque un peu le Samwell Tarly du Trône de Fer) va vivre un enfer quand son village va subir l’attaque de spirites. Tous ces personnages étant étroitement liés (sans que, parfois, ils en soient conscients), tout cet ensemble d’épisodes et de rencontres donne au roman une belle impression de densité. La deuxième moitié du livre, nettement plus dynamique, nous prouve que le romancier est également à l’aise  dans le style épique, avec la mise en place d’une bataille acharnée très intéressante à suivre.

La conclusion de

Malgré son entame un brin indigeste, Le prisme noir se trouve être un bon roman. En effet, passée cette étape indispensable à la bonne compréhension du monde, on découvre une histoire passionnante et originale, riche en personnages complexes et attachants, et qui évolue bien loin des clichés de la fantasy. A découvrir absolument !

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue très bien menée
  • Des personnages complexes et intéressants
  • Un univers original
  • Un système de magie bien pensé

Que faut-il oublier ?

  • Une entame un peu laborieuse
  • Un univers assez difficile à cerner

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