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Critique de la Bande Dessinée : Eanna
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Critique de la Bande Dessinée : Eanna

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 3 mars 2012 à 1129

La critique du staff


Suite à la trahison du maître d’arme du palais, la fière cité d’Ur est tombée aux mains de Mesilim, tyran de la cité-état de Lagash. Alors que le roi lâchement exécuté, son épouse insoumise est soumise à la torture puis jetée, nue, dans le désert. Elle est sauvée in extremis par les membres d’une tribu nomade, qui l’accueille en son sein. Les années passent, la reine Eanna ne confie à personne ses origines, jusqu’à ce qu’elle soit reconnu par des citoyens d’Ur, qui la supplie de prendre la tête de la résistance…

Pour ce troisième tome de sa série Succubes, Thomas Mosdi nous emmène cette fois-ci loin dans le passé, en Mésopotamie. Là, il construit son histoire à partir de la grande rivalité qui, entre le 30ème siècle et le 24ième siècle avant J.C., existait entre les cités d’Ur et de Lagash. Pour ce faire, il crée un personnage féminin, répondant au nom d’Eanna, qui est historiquement le nom de l’un des principaux temples de la cité-état d’Uruk, bâtie également dans la vallée de l’Euphrate. Eanna est une femme hors norme, non seulement par son incroyable beauté, mais également de par sa conduite, qui lui fait pratiquer des occupations masculines, comme l’art de la guerre. Elle sait également user de la plus efficace des armes féminines, la séduction, et en fera la preuve quand elle parviendra à entrer, sous le déguisement d’une danseuse, dans le cercle intime du roi Mesilim.

Si la période traitée n’est pas inintéressante, force est d’avouer que le scénario de cet album est moins captivant que les deux précédents. On peut tout d’abord regretter que la recherche graphique du jeune Gianluca Acciarino n’ait pas plus mis en avant les spécificités de la civilisation sumérienne. Au final, l’ambiance qui se dégage de ce récit n’est guère différente que s’il s’était déroulé dans l’Egypte du Moyen Empire, déjà mille fois exploitée.  Ensuite, il y a l’intrigue en elle-même qui est certes assez divertissante, mais un petit peu convenu avec son roi sadique que l’on croirait sorti tout droit d’un roman de Robert E. Howard. Enfin, on peut reprocher à Eanna de sous-traiter le thème central de la série, l’ordre des Filles de Lilith, qui n’apparait vraiment que dans les deux dernières pages. Un peu comme si on les avait rajoutées pour que cet album puisse entrer dans le cycle.

Au dessin, le jeune dessinateur italien a ici bien du mal à nous faire oublier le magnifique travail d’Adriano De Vincentiis sur l’album précédent (Roxelane). Le coup de crayon est plus pudique, le style plus proche de la BD belge que de la BD adulte, avec quelques petites imperfections. L’ensemble est donc loin d’etre mauvais, mais tient difficilement la comparaison avec ce qui a été fait précédemment. Par contre, Gianluca Acciarino se montre assez doué dans la représentation des scènes de combat, qui sont à la fois dynamiques et très lisibles. On appréciera également quelques jolies cases en plan serrés, comme celle en contre-plongée de la page 37, qui met en évidence la plastique d’Eanna (voir planche ci-dessous).

La conclusion de

Petite baisse de régime pour la série Succubes avec cet album qui, sans être quelconque, n’atteint pas les sommets. Avec Eanna, la série s’assagit un peu par ses aspects graphiques - Gianluca Acciarino a un style moins sensuel que de Vincentiis – et son intrigue, avec un scénario peu formidable, qui met l’ordre des Filles de Lilith au second (voire troisième) plan.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit divertissant
  • Une période de l’Histoire peu traitée
  • Graphiquement satisfaisant

Que faut-il oublier ?

  • Moins pertinent que les précédents albums
  • Un style graphique un peu trop sage

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