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Camilla >

Critique de la Bande Dessinée : Camilla

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 25 février 2012 à 14:36

Sous le magnétisme d’Isis

Nous sommes en 1793, au lendemain de la Révolution Française. La Nation, officiellement dirigée par le Comité de Salut Public, subit en fait l’influence du citoyen Robespierre, dit l’incorruptible. Mais le député de Paris, s’il résiste sans peine aux tentations que ses pairs ont bien du mal à maitriser, n’est pas sans faille. Maximilien Robespierre, cet homme craint de tous, subit en effet le magnétisme d’un ordre féminin ancestral, les filles de Lilith. Manipulé par Théot, la mère supérieure, totalement sous le charme de la belle Camilla, le célèbre révolutionnaire va engager des actions qui vont le mener à sa propre perte, et cela pour satisfaire le désir de vengeance de ces mystérieuses séductrices…  qui n’ont en fait qu’un seul véritable adversaire : l’ordre des Frères d’Adam

Le récit mis en forme par le scénariste Thomas Mosdi (Les Contes du Korrigan) débute peu après l’exécution de deux figures féminines de la Révolution Française ; Manon Roland et Olympe de Gouges. En faisant de ces deux martyrs les membres d’un ordre secret, dont la création remonte bien avant l’apparition du Royaume d’Egypte, Thomas Mosdi avait en main l’élément indispensable pour la construction d’une histoire de vengeance très originale mettant en scène les grandes figures historiques de l’époque. Excellemment ficelée, l’intrigue nous offre la vue de conspiratrices aussi séduisantes que létales, qui n’hésitent pas à éliminer physiquement tous ceux qui se dressent sur leur route. Influençant à a la fois un Robespierre - quasi fanatisé - et ses adversaires, les filles de Lilith vont attiser les haines qui baignent les travées de la Convention, déjà bien entretenues par les rivalités entre Montagnards et Girondins.

Bien que « fantastique », le scénario de Camilla tient la route car Thomas Mosdi a fait un bel effort de documentation pour rendre le récit aussi crédible que possible. On retrouve ainsi dans ce récit bon nombre de personnalités de l’époque, Maximilien Robespierre, bien entendu, mais aussi son adversaire sur Paris, Jean-Marie Collot d’Herbois, et des membres influents de la Convention  Nationale, comme Louis Fréron. L’historien va apprécier l’effort, le candide va enrichir sa culture. Par contre, il fallait construire une adversité digne de ce nom à l’ordre des filles de Lilith. Et c’est une confrérie proche du Vatican qui, depuis des siècles, vise la destruction de l’ordre féminin qui endosse ce rôle inquisiteur. Son nom est l’ordre des Frères d’Adam, et ils jouent un rôle très important dans l’intrigue de cet album.

Au dessin,Laurent Paturaud (Les passants du Clair de Lune, Les contes de l’Ankou) apporte le charme nécessaire à une histoire parlant avant tout des pouvoirs de séduction de la gente féminine. Si c’est les hommes qui ont, en grande partie, fait l’Histoire, c’est souvent les femmes qui, en coulisses, en ont dressé les plans de par leur aura et leur magnétisme sexuel. Laurent Paturaud, en nous offrant le spectacle de magnifiques et habiles conspiratrices aux voluptueuses poitrines et aux vertigineuses descentes de reins, rappelle, à nous, les hommes, combien nous sommes perfectibles. A coté de cela, on appréciera également son habileté à retranscrire l émotion dans les visages de ses personnages, avec un choix de cadre assez serré, qui fait plus dans l’intimiste que dans le grandiloquent (vous ne découvrirez pas, ainsi, de grandes vues du Paris du 18ème siècle).  Au final, aucune planche magnifique, certes, mais un travail d’ensemble cohérent et extrêmement bien léché.

85

Avec Camilla, Thomas Mosdi démarre de belle manière ce cycle Succubes, qui compte à ce jour trois opus. Le scénario, qui prend place dans une période très agitée de l’Histoire de France, est bien ficelé et original, avec une intéressante galerie de personnages. A cela, force est de signaler l’inestimable appui du trait très séduisant de Laurent Paturaud.

Critique de publiée le 25 février 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario original
  • Une intrigue bien ficelée
  • Des personnages intéressants
  • Le trait séduisant de Paturaud

Que faut-il oublier ?

  • On découvre peu le Paris du 18ème siècle

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