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Critique du Film : Etreintes brulantes
Etreintes brulantes >

Critique du Film : Etreintes brulantes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 10 février 2012 à 1847

Satanus venit me fornicare

Excitée par les ébats de sa nymphomane de mère dans la chambre voisine, Randy s’adonne à des plaisirs solitaires tout en feuilletant le Necronomicon et en psalmodiant quelques incantations. Ben vi, à chacun son truc. Ce faisant, elle invoque accidentellement le démon –une sorte de sadique rigolard au visage recouvert de farine – qui commence à la tripoter avec une plume de paon avant de fourrer ses doigts dans son intimité. Tout à ses fantasmes, Randy ne prend conscience de l’horreur de la situation que lorsque le démon pénètre en elle par son vagin. Trop tard, la voilà possédée par la version obsédé sexuel de Pazuzu. Pazucul ?

Se succède alors dans cette maison toute une série de « victimes » aussi excentriques que lubriques. Ça commence par l’homme à tout faire qui, après avoir vérifié les plomberies de la mère, veut soumettre la fille à des tests similaires. Mal lui en prend, il n’a pas l’outillage adapté. Arrivent ensuite une infirmière et un psychiatre, qui n’arrive pas plus à surmonter les insultes graveleuses et les élans érotico-culinaires du démon. Un exorciste charlatan et son assistant ne seront pas plus heureux (quoique…). En fait, seul le véritable amour et un orgasme pourra la sauver. Cela se produira avec l’arrivée d’un jeune homme vertueux (ou presque). Pendant ce temps, au rez-de-chaussée de la maison, la mère continue de se balader sans culotte et de s’envoyer en l’air avec ses hôtes (« Would you like a drink ? » et hop, j’te montre mon cul !).

Mélange loufoque de L'Exorciste et du Le sexe qui parle, Etreintes brulantes est un parfait exemple si l’on cherche à définir l’esprit avec lequel étaient réalisées les productions pornographiques des années 70. Une époque où le sexe était encore considéré comme un acte joyeux, ludique et absolument pas dégradant. Le métrage de Dominic Bollaapparait donc comme une succession de scènes hard (beaucoup moins obscènes que celles d’aujourd’hui), c’est une évidence, mais aussi comme une parodie de film fantastique vraiment réussie, réalisé avec légèreté et bonne humeur. Car Etreintes brulantes, si l’on aime l’humour grivois, se pose comme un film sacrément drôle.

Le spectateur polisson se marrera forcément en voyant (comme dans Le sexe qui parle) le démon s’exprimer par le vagin de Randy (on peut d’ailleurs féliciter la doublure de la comédienne Linda York pour sa maitrise corporelle, pas sur que Linda Blair aurait pu mieux faire).  Un démon très volubile et sacrément vulgaire (« Ta mère suce des bites en Enfer » est une réplique qui, replacée ici, passerait presque pour de la prude poésie) qui invective toutes les personnes qui passe sous sa…. Euh… vue. Cette grossière loquacité  va d’ailleurs entrainer l’apparition de l’une des séquences les plus drôles du film. En effet, pour faire taire le démon, le psychiatre convoqué par la mère ne trouve pas mieux que d’enfiler un godemichet dans le vagin de Randy. Comme le démon est aussi mal éduqué que bavard, cela ne l’empêche pas de parler la « bouche pleine ». Hilarant. Un rire qui va se trouver décuplé quand la vulve démoniaque réussit à recracher le sex-toy qui, violemment projeté, va traverser la chambre pour se ficher dans le mur.

L’habillage sonore et musical contribue également à l’aspect comique du film. La musique, bien vintage, alterne en pièces festives (voire clownesques), blues-rock et rock n’roll en fonction des situations. Les bruitages sont souvent assez proches de celui d’un cartoon, comme ce stéthoscope qui fait pop ! quand il ausculte le mont de Vénus de Randy (interprété par Linda York, une très jolie actrice de sexploitation, au visage juvénile et au corps gracieux). Pour ce qui est de la réalisation, Etreintes brulantes se situe dans la bonne moyenne des productions de l’époque, qui étaient appréhendées avec la même attention qu’un film « normal ». On y trouve quelques bonnes idées, comme la présentation du générique dans les pages du Necronomicon que feuillète Randy (coupé dans la version française) ou quelques bricolages sympathiques dans les séquences hards.

Toutes ces bonnes choses n’empêchent pas qu’Etreintes brulantes présente les points faibles de toutes les productions pornographiques. Les séquences hard se montrent en effet parfois ennuyeuses et mal introduites (si j’ose dire), et donc peu justifiées. Pour exemple, on peut citer le retour du plombier au domicile des Maldemar, qui tombe sur l’infirmière dans la cuisine et qui, après l’avoir attachée sur une table, se met à cœur de la violer. Une scène longue, absolument pas fun (sauf si vous êtes de ceux qui peuvent passer des heures à mater un cunnilingus), qui n’est là que pour son aspect hard, et pour mettre en valeur Rene Bond, l’une des premières actrices X à avoir usé du scalpel pour tripler de taille de soutif. On peut également noter le manque de raccord au montage entre les scènes classiques et les inserts hards.

La conclusion de

Etreintes brulantes est une comédie pornographique plutôt réussie. Les amateurs d’humour en dessous de la ceinture et de cinéma pour adultes apprécieront le défilé de gags complètement délirants s’inspirant de L’exorciste. Enfin, la plastique agréable de Linda York et le ton léger de la réalisation achèvent d’entretenir un indéniable capital de sympathie.

Que faut-il en retenir ?

  • Un défilé de gags délirants
  • Une atmosphère fun Linda York
  • L’aspect parodique

Que faut-il oublier ?

  • Des séquences hard peu captivantes
  • Des inserts aux raccords perfectibles
  • L’aspect cheap

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