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Critique du Film : Meurtre Sanglant

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 22 novembre 2011 à 23:31

Hormones et mèche longue

Pour l’amateur de jeunes filles dénudées, The Slumber Party Massacre, alias Fête sanglante, débute sous les meilleures auspices puisque la réalisatrice Amy Holden Jones nous offre une très accrocheuse ouverture se déroulant dans l’intimité d’une chambre adolescente puis dans les douches d’un lycée. Une introduction certes racoleuse qui, si elle ne présente strictement aucun intérêt scénaristique, a le mérite de nous annoncer la couleur. Surfant sur la mode du slasher, cette production indépendante affichera, pour principal argumentaire, la plastique de ces comédiennes. Puis, une fois les présentations faites, le scénario nous entraîne chez l’une des lycéennes, pour assister, en qualité de témoin privilégié, à une soirée pyjama. Par la même occasion, on apprend aussi que ces jeunes écervelées ont volontairement écarté de cette petite sauterie quelques unes de leurs camarades de classe, qui ruminent une vengeance en les épiant derrière une fenêtre... rejoignant ainsi une poignée d’adolescents en pleine explosion hormonales.

En moins d’une heure, voilà donc réunis au coeur du même théâtre tous les éléments essentiels au bon déroulement de l’intrigue. Une assemblée dont le QI général, d’ailleurs, doit à peine dépasser celui d’un banc de mérou. Mais, bon, si le genre exigeait des personnages dotés d’un intellect respectable, cela se saurait. The Slumber Party Massacre ne fait que suivre la voie tracée par Black Christmas qui, en 1974, fixa dans le marbre les codes du slasher. Commence alors une mise en bouche, destinée à rendre ces filles plus stupides les unes que les autres, se traduisant par des séquences de commérages coquins et de trémoussages en petite tenue. Enfin, interviennent les protagonistes de sexe masculin, qui contribuent à glisser dans le métrage quelques blagues potaches (histoire de faire sursauter les greluches) et quelques attouchements fébriles (histoire de secouer le cocotier).

Force est de dire, cependant, que, malgré la présence de ce parterre aux atours assez mignons, le spectacle, au-delà de son premier quart d’heure et une fois digéré son aspect kitch (qui peut éventuellement amuser les premières minutes), n’est guère excitant. En effet, on a la tristesse de constater que les bonnes intentions du début sont rapidement gommées par une étonnante retenue dans le domaine du grivois, avec juste un ou deux plans exhibant une poitrine juvénile. Le reste du temps, l’on a droit à la vision de gamines aux coiffures soigneusement permanentées, attifées de lingeries peu avantageuses, donnant l’impression qu’elles ont ingéré des ballons d’hélium au dîner. Le suspense, lui, est «entretenu» par l’usage d’une caméra subjective qui suit les futures victimes dans leurs déplacements et la multiplication des personnages aux comportements pouvant être considérés comme suspects (mention spéciale au jeune maniaque qui nettoie son jardin au sécateur).

Le tueur, lui, n’utilise pas un sécateur mais une gigantesque perceuse. Je sais, je spoile. Je suis un être vil. Aussi charismatique qu’une huître, après s’être fait la main sur quelques malheureuses, le psychopathe va faire irruption dans la maison pour empaler (oui, oui, symbole il y a) toutes les jeunes filles présentes sur les lieux... et les jeunes hommes aussi (The Slumber Partry Massacre est un donc un film aux propos subversifs!). Dire que ce gringalet en jean n’arrive pas à la cheville d’un Jason Vorhees ou d’un Tommy Myers est un doux euphémisme. Christian Clavier grimé en tueur sadique, armé d'une truelle, ne ferait pas moins d’effet. En fait, la satisfaction (le terme est un peu fort, je l’admet) ne va pas venir du tueur mais de la réaction de ces cibles féminines qui, sombrant dans l’hystérie, vont offrir une résistance aussi inattendue que bienvenue, à une époque où les femmes fortes n’étaient pas encore à la mode, du moins dans le genre slasher. Du coup, l’on va assister à un spectacle peu fourni en effets gore, c’est vrai, mais assez surprenant par le fait que le tueur, agressé par des filles en furie, va passer plusieurs fois pour mort. Mais bon, comme la plupart de ses congénères croque-mitaines, il est assez dur à tuer. Le final, par contre, se révèle assez amusant.

A coté de cela, on peut noter que la réalisation d'Amy Holden Jones est bien trop académique pour marquer les esprits (on aurait presque aimé que la cinéaste fasse preuve de plus de maladresses, histoire d’agrémenter la vision de quelques fous rires) et, hélas, le casting épouse le même standard avec une brochette de comédiennes dont la majorité n’a pas marqué la mémoire des fans de séries B. The Slumber Party Massacre pêche par l’absence de véritables scream queens et ne propose que quelques timides minois aux fades reflets. Un aspect très préjudiciable dans le cadre d’un slasher, dont l’efficacité repose en grande partie sur les capacités vocales et la nature impudique de ses comédiennes. Ici, seule Brinke Stevens, alors débutante, connaîtra une glorieuse carrière dans le domaine mais son personnage de Linda est bien trop éphémère pour apporter un quelconque plus.

45

Pur produit d’exploitation, réalisé sans passion ni folie, The Slumber Party Massacre est un slasher movie très sage qui ne marque pas les esprits. Son tueur, extrêmement banal, symbolise à lui seul la faiblesse de l’ensemble. Seuls son entame, un brin coquine, et son dernier quart d’heure, qui voit les jeunes victimes adopter un comportement assez inattendu, apportent leur petit lot de plaisirs. C’est bien maigre. Cette série B des années 80 est depuis tombée dans l’oubli et l’on comprend aisément pourquoi.

Critique de publiée le 22 novembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une entame et un final amusant
  • Un aspect kitch divertissant
  • Les débuts de Brinke Stevens

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans surprise
  • Uné réalisation sans génie
  • Un aspect assez sage

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