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Critique du Film (Direct to Vidéo) : I Am Virgin
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : I Am Virgin

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 18 octobre 2011 à 1820

Puceau Apocalypse

L’histoire de I Am Virgin se déroule dans un futur proche. La quasi totalité de la population a succombé à un terrible virus, et la civilisation a disparu. Les rares survivants se sont transformés en vampires non pas assoiffés de sang... mais accrocs au sexe. Tous, sauf Robby, qui, comme on l’imagine bien, supporte difficilement sa solitude. Avec pour seul compagnon Billy, le clone du chien de Colombo, Robby erre le jour dans les rues désertées de New York (ou L.A., je ne sais plus), à la recherche de nourriture, et occupe ses nuits, la main dans le froc, planqué dans l’obscurité, à mater les déchaînements saphiques de filles à poil, sans jamais osé se mêler à leurs ébats, à la fois par timidité et par peur d’une éventuelle contamination (on se demande bien pourquoi, ces vampires obsédés ont finalement une existence bien fun). Bref, Robby mène une vie chiante et monotone que Sean Skelding, le réalisateur, nous invite à partager dans ce métrage, qui se voudrait être un spoof movie construit sur le script de Je suis une légende.

Structurellement, I Am Virgin est composée  d’une alternance de séquences de monologues (Robby s’adressant à sa webcam), se déroulant principalement dans l’appartement du personnage principal, et de scènes de soft porn mettant en vedette de jolies babes aux tatouages et aux percings fashion (il y a également quelques scènes faisant intervenir quelques vampires males). L’élément érotique est donc fortement mis en avant et il est fort possible d’apprécier les premières apparitions de ces dames dénudées, qui font plus usage de leurs langues que de leurs canines. Mais ce plaisir s’estompe assez rapidement car force est d’admettre que la répétition mécanique de ces séances de poses érotiques, au rendu de papier glacé, sont bien trop sages (la caméra s’attarde juste sur les seins et les fesses du casting féminin, composé essentiellement de strippers et d’actrices X) et répétitives pour être sensuelles ou plus simplement, excitantes. Le spectacle, finalement pas plus « hot »  d’un téléfilm M6 de fin de soirée, devient donc rapidement lassant (qui a dit chiant?), même pour le plus érotomane des spectateurs.

Bon, ceci étant, si le film échoue lamentablement à nous émoustiller par ses multiples, mais nullissimes, démonstrations coquines, reste son aspect parodique, fièrement mis en avant via une affiche réalisée dans le plus pur style «spoof movie». Personnellement, j’espérais au moins avoir affaire à un film du niveau de ceux de la compagnie Seduction Cinema, à savoir du cul gentiment décomplexé, filmé par des techniciens potaches et interprétés par un casting aussi peu frileux que sympathique. Bref, ni de la grande comédie, ni de l’érotisme apte nous faire grimper au rideau, mais de la série B rigolote et libertine, comme Alabama Jones and the Busty Crusade ou Attack of the Virgin Mummies. Hors, dés les premières minutes de métrage, le verdict tombe, implacable. C’est triste à dire, mais I Am Virgin n’atteint même pas à ce modeste niveau.

C’est bien simple, je n’ai pas ri une seule fois. Le constat est consternant: la «comédie» de Sean Skelding n’est absolument pas drôle. En fait, le scénario ne parodie pas le film de Francis Lawrence (et encore moins le livre de Richard Matheson), il se contente d’en récupérer les éléments pour les transformer en d’autres, qui se veulent plus érotiques... et nettement plus débiles. Pour bien appréhender le niveau du ratage affiché par cette bouse, il vous faut savoir que le personnage central de cette histoire est un puceau qui se retrouve plongé au coeur d’un monde composé essentiellement de femelles vampires superbement gaulées et folles de sexe. Avec ça, il y avait peut-être de quoi construire une histoire aussi crétine qu’amusante, non? Mel Brooks y serait sûrement arrivé, quitte à faire dans le graveleux. Par contre, Sean Skelding n’essaie même pas, ou si peu. Au final, les seuls passages «comiques» à signaler sont celui qui met en scène l’ancienne star du X (et nouvel icône du Z) Ron Jeremy, qui présente quelques répliques amusante, et celui où une vampire infirmière menace Robby avec un pistolet godemiché. Le reste du temps, l’humour se résume à la vision d’un jeune frustré se secouant la nouille en matant des gonzesses en plein cunnilingus. Bof.

Enfin, pour finir, quelques mots sur les effets spéciaux. Ben, il n’y en a quasiment pas. On peut juste citer quelques mannequins décrépis simulant les corps des victimes du virus, des canines en plastique, accessoire inévitable de  panoplie du vampire, et quelques carcasses de voiture. Quand à l’aspect gore, il suffit que je vous rappelle que les vampires de ce film sont plus friands de liquides séminaux que d’hémoglobine pour que vous compreniez qu’il est totalement absent.

La conclusion de

Rarement, je me suis autant ennuyé devant film explosant un telle quantité de filles à poil. Ainsi, considéré depuis un point de vue un peu tordu, on pourrait donc avancer que Sean Skelding réalise un double exploit: celui de nous proposer une comédie érotique qui atteint le zéro absolu dans les deux registres. Bon, je dis aussi ça parce que cela m’aide à accepter le fait d’avoir perdu 90 minutes de ma vie devant cette ineptie. Vous, si vous pouvez l’éviter, n’hésitez pas.

Que faut-il en retenir ?

  • Les vampires femelles

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans intérêt
  • Une comédie pas drôle
  • Un aspect horrifique inexistant
  • Un érotisme fade

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