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Critique du Téléfilm : Dark Intentions
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Critique du Téléfilm : Dark Intentions

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 2 septembre 2011 à 0121

Ennui glacial

Samantha Willows rêve de faire partie de la loge Sigma Phi Kappa, la sororité (pour ceux qui ne connaitraient pas ce particularisme des college américains, c’est l’équivalent d’une fraternité, mais vous remplacez les jeunes cons prétentieux par des pétasses friquées) la plus prestigieuse de son université. Introduite auprès des responsables (ne voyez aucune connotations sexuelles dans cette phrase, d’ailleurs, puisque vous abordez le sujet, sachez que ce film est désespérément dénué de tout ce genre de choses), Sam se voit soumise, en compagnie de deux de ses camarades de première année, à une période d’essai forte en «brimades» et bizutages aussi débiles qu’inoffensifs («si tu mens, tu devras te promener toute nue sur le campus!», nananèreuuh!). Au bout de quelques jours, Sam en vient finalement à penser que cette période de ‘’stage’‘ ne se passe pas aussi mal qu’elle ne l’avait crainte... Quand d’étranges et terrifiants évènements commencent à se produire dans le dortoir et que l’on apprend qu’une ancienne membre de la sororité vient d’être retrouvée morte, dans des circonstances étranges...

Le film débute par une séquence d’introduction au cours de laquelle une jeune femme est asphyxiée dans sa voiture par une entité ectoplasmique réfrigérée (non, ce n’est pas le fantôme du Captain Igloo). En prenant le contrôle du véhicule parqué dans le garage, le spectre de glace verrouille les portières, bloque la porte du garage, gèle le rétroviseur intérieur, met en marche le moteur et étouffe sa victime avec les gaz d’échappement. Futé, propre et aussi radical qu’une exécution des Destination Finale. Mais également troublant. En effet, l’agonie de la pauvre fille est si rapide (une petit poignée de minutes) que l’on peut vraiment se demander à quoi carbure cette voiture. Sarin, cyanure?.. Un fait d’autant plus troublant que les gaz du moteur s’échappent dans le garage et non pas dans le véhicule qui est, lui, hermétique fermé. Tout ça pour vous dire que The Deadly Pledge, question cohérence, ne démarre pas sous les meilleurs auspices.

Pourtant, passé le générique, au bout d’une heure de film, l’on se dit avec tristesse que l’on aurait bien aimé que l’ensemble soit au moins du même niveau que cette entame ridicule, tant est inepte le spectacle qui s’en suit. Imaginez un drama (écrit par l’un des scénaristes de Ghost Whisperer, ceci expliquant peut-être cela) se déroulant dans une fac mettant en scène des situations ayant à peine leur place dans un show TV comme Les années collège ou Hannah Montana. Chiant à mourir, non? En fait, c’est la premiere fois que je vois un film se déroulant dans un dortoir de (très jolies) filles qui ne parle presque exclusivement que de relations amoureuses et qui ne contient aucun plan convertissant par l’acte ces propos, et qui est doté d’une unique séquence de douche où l’on ne voit que la tête et les pieds de la belle. Incroyable, The Deadly Pledge, c’est The House on Sorority Row filmé par les censeurs jésuites! Un truc aussi excitant qu’un séminaire sur l’abstinence organisé à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse!

De plus, pendant une heure, l’on se demande vraiment s’il n’y a pas tromperie sur la marchandise en ce qui concerne les aspects fantastiques et horrifiques. Certes, la température des lieux baisse fortement la nuit venue, sans réelle explication, et quelques portes claquent en absence de courants d’air, mais bon, tout ça ne fait pas un film d’horreur. Dans mon appartement, il se passe parfois des choses bien plus étranges. En fait, durant ses deux tiers, The Deadly Pledge est un spectacle ennuyant et superficiel où des bizutées doivent servir à boire à leurs ainés en regardant par terre et où une post-adolescente fait le point sur sa vie et son amour de jeunesse (un geek moche comme un pou qui a découvert la spiritualité, probablement en surfant sur Google) en regardant son verre de vin. C’est bien simple, Journal d'un Vampire, à coté de The Deadly Pledge, pourrait passer pour un torture porn. Et coté suspense, on évolue dans le même registre qu’un épisode de Derrick.

Puis, soudainement, le fantôme se réveille et l’on passe d’une ambiance de drama pour ados snobinards à celle, plus remuante, d’un épisode de Buffy contre les vampires. Ce qui, force est de l’avouer, est quand même bien mieux. Quelques petites séquences chocs (montées à l’aide d’effets spéciaux très approximatifs... et ne parlons pas des maquillages; nullissimes), un secret dévoilé (bon, on avait tout compris depuis longtemps.. tant pis) et une cérémonie d’exorcisme digne d’un épisode de Scoobidoo (mais sans chien rigolo), composent donc une dernière partie qui se veut un peu horrifique - tout restant très sage graphiquement - et qui est surtout absurde. Bref, tout ça est vraiment trop moyen pour parvenir à nous faire complètement oublier  une première heure chiante comme la pluie... mais cela aide un peu à faire passer la pilule.

 

En fait, la seule chose que l’on ne puisse pas reprocher à l’œuvre de Bert Kish (avec un nom pareil, pas étonnant que son film soit mou) est la composition de son casting presque essentiellement féminin. En effet, la production ne s’est pas contentée de réunir une galerie de bimbos décérébrées (pléonasme?), elle s’est plutôt tournée vers des actrices qui n’ont pas que la taille de leurs bonnets comme unique argument. Une excellente initiative qui empêche le film de sombrer complètement dans le domaine de l’ineptie (quoique l’idée de réunir un lot de bimbos siliconés dénuées de talent aurait pu amener le métrage vers un désopilant délire nanardesque). Bien entendu, le fait de choisir des comédiennes connues pour leurs performances télévisuelles est également le fruit d’un argument marketing. C’est ainsi que l’on retrouve dans The Deadly Pledge des jolis minois, sinon célèbres, du moins reconnus comme: Leighton Meester (Surface, mais surtout Gossip Girl), Agam Darshi (Sanctuary),  Lisa Marie Caruk (un nombre hallucinant d’apparitions dans des show TVs dont Supernatural, Stargate, Smallville...), Meghan Ory (South Beach, Vampire High, Higher Ground), Lara Gilchrist (Battlestar Galactica) ou Elyse Levesque (Stargate Universe).

La conclusion de

Thriller fantastique aussi inoffensif qu’inintéressant, The Deadly Pledge n’est sauvé du pilori que par la composition de son casting, qui fait appel à une agréable brochette de comédiennes. Avec l’intervention d’un spectre qui s’est trop longtemps fait discret, la dernière partie, qui est un brin plus mouvementée, relève un peu le niveau du métrage. Sachez cependant que pour en profiter, il va vous falloir lutter pendant une bonne heure contre un terrible ennui. Point positif: son intérêt thérapeutique. En effet, The Deadly Pledge se pose comme un excellent traitement contre les insomnies.

Que faut-il en retenir ?

  • Un casting agréable

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue de (mauvais) drama pour teenagers
  • Un aspect horrifique très policé
  • Une première heure soporifique
  • Des FX sommaires

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