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Critique du Film : Ilsa la louve des SS
Ilsa la louve des SS >

Critique du Film : Ilsa la louve des SS

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 29 août 2011 à 1916

Mamma Schultz

Les années 70, âge d’or du cinéma d’exploitation. Une période bénie du cinéphage au cours de laquelle le milieu artistique a tout osé. Le pire comme le meilleur. Une ère d’orgie artistique qui vit poètes, romanciers, peintres, penseurs, réalisateurs, frayer dans un même bain bouillonnant composé d’inspirations qui prenaient leurs sources au cœur des années 60. Peu importait la finalité, c’est l’originalité du concept, ou son potentiel perversif et immoral, qui importait. Des genres hybrides naissaient tous les jours, certains pour disparaitre rapidement dans les oubliettes des essais non transformés, d’autres se sont pérennisés, pour acquérir parfois même quelques lettres de noblesse (et se voir traités avec révérences dans des festivals «de bonne fréquentation», comme à travers les œuvres hommages de Quentin Tarentino). Partie intégrante de cet incontrôlable élan créatif, la nazisploitation, mariage brutal du drame de guerre et de film de sexploitation, se positionne entre ces deux parcours, qui est celle du cinéma bis européen.

Durant cette période, en Europe, le petit monde du cinema bis était dominé par Eurociné, compagnie française né dans les années 30 et qui, progressivement, orienta ses activités vers le cinéma érotique (et pornographique) et d’exploitation. En ces temps bénis, la boite de Marius Lesoeur, qui n’était réellement concurrencée que par le cinéma philippin, se posait comme le principal acteur du milieu, produisant et distribuant un grand nombre des productions bis espagnoles, italiennes et françaises, notamment celles de Jesus Franco. Et évidemment, si la compagnie touchait à tous les secteurs du genre (fantastique, horreur, polar, western, film de guerre), elle était très active en ce qui concerne les sous-genres WIP (Women in Prison) et nazisploitation (deux genres similaires, hormis le fait que dans le second cité, les tortionnaires sont blonds et habillés en SS… du moins quand ils sont habillés). Parmi les films les plus connus, citons Helga, la louve de Stilberg (Patrice Rhomm -1977, qui tenta de surfer sur le succès d’Ilsa ); Train spécial pour SS (Alain Payet -1977); Elsa Fraülein SS (Patrice Rhomm- 1977), Convoi de filles / A l'est de Berlin (Jesus Franco et Pierre Chevalier - 1978) et Nathalie rescapée de l'enfer (Alain Payet – 1978). Pourtant, le plus célèbre film de nazisploitation n’est ni italien, ni espagnol, ni français, il est canadien! Et il s’intitule Ilsa, la louve des SS, et il peut même être considéré comme le véritable initiateur de cette mode.

Tourné en 1975 par Don Edmonds dans les décors de la série Papa Schultz, ce film est un pur produit de commande répondant aux attentes de la compagnie Cinépix, qui espérait réitérer le succès de Love Camp 7 (Lee Frost – 1969), tout en proposant une version plus actuelle (comprendre trash). Au final, ce métrage kitsch au possible (et à la réalisation approximative !) adhère sans défaut aux préceptes du genre, à savoir: un scénario minimaliste, simple prétexte à offrir un enchainement de séquences « érotiques » mettant en scène des femmes gémissant (et parfois jouissant, pour les plus masochistes) sous le fouet, et autres accessoires moins communs, de tortionnaires sadiques et obsédés. Le drame se déroule dans le camp 7, dirigée par une scientifique, Ilsa, qui essaie de prouver à l’état major allemand que les femmes ont une aptitude de résistance à la douleur plus élevée que celle des hommes. Chaque livraison de prisonnières subit donc tout d’abord un premier tri, qui consiste principalement à un examen poussé de leur toison pubienne. Les plus «chanceuses» sont ensuite expédiées dans les baraquements des hommes, pour satisfaire leurs pulsions de SS en rut. Les autres serviront de cobayes pour les très intéressantes - d’un point de vue purement scientifique, bien entendu - expériences d’Ilsa. Des expérimentations qui sont d’ailleurs très variées; électrodes sur les seins, godemichets électrifiés dans le vagin composent, par exemple, les tests les plus doux; inoculation de la syphilis et passage au four chauffé à 200°, les moins agréables. Bref, chez Ilsa, on ne manque pas d’imagination pour occuper ses journées.

Par contre, pour ce qui de ses nuits, Ilsa a d’autres occupations. Insatiable, elle fait venir chaque nuit un prisonnier dans son lit, qu’elle chevauche comme une folle. Vous imaginez bien que le pauvre type qui, depuis le début de la guerre, n’a eu comme copine que sa main droite ou le cul de Carlos le mexicain, ne tarde pas à s’épancher en remerciements juteux. Au matin, pour le punir d’avoir appuyé trop tôt sur la gâchette, elle lui confisque son attirail à grands coups de scalpel... Jusqu’au jour où arrive au camp un prisonnier pas comme les autres. En effet, Wolfe, tel un personnage de Marvel, possède un super pouvoir: il bande à volonté et aussi longtemps qu’il le souhaite! Comme, de plus, il est très malin, il va se débrouiller pour être choisi comme amant d’un soir par la louve des SS… et il va tant la contenter qu’elle va se retrouver en totale situation de dépendance vis-à-vis de lui (ou plutôt de sa bite). A ce moment, l’on pense avoir atteint le summum de la connerie en matière de scénario. Et bien, sachez que Don Edmonds va pousser encore plus loin le bouchon en introduisant dans le dernier tiers du film un nouveau personnage pas piqué des hannetons. En effet, l’arrivée au camp de ce général libidineux, suant comme un porc et absolument sadique, va occasionner les séquences les plus dingues du film ; la plus étonnante étant celle où il demande à Ilsa… de lui pisser dessus !

En fait, si Ilsa, la louve des SS a marqué tout une génération de spectateurs amateurs d’érotisme tordu, c’est dû en grande partie à la présence au casting de Dyanne Thorne. Bien plus, finalement, que pour ses séquences de torture assez quelconques (même si, pour l’époque, elles étaient particulièrement dures et très explicites). Il faut dire que la comédienne possède l’une des paires de nichons (100D 100% naturels !) les plus hallucinantes de l’histoire des films pour adulte et concurrence même, dans le domaine, la célèbre Traci Lords. Don Edmonds en était d’ailleurs bien conscient et nombre de plans sont dédiés à mettre en évidence l’opulente et fière poitrine de cette actrice américaine âgée à l’époque d’une trentaine d’années (à contrario, il s’attarde moins sur les autres comédiennes, il faut dire que certaines sont carrément laides). Il ne faut pas manquer de signaler qu’en plus de cet atout plastique (qui aurait pu la faire figurer aux places d’honneur d’un métrage de Russ Meyer), Dyanne Thorne possédait également un charisme assez intimidant, un type aryen affirmé, qui collaient assez bien à ces rôles de dominatrice nazie.

La conclusion de

Œuvre culte, Ilsa, la louve des SS, se pose comme LA référence en matière de nazisploitation. Il reste aujourd’hui, encore, l’un des meilleurs représentants du genre. Certes, la réalisation est calamiteuse, les décors kitsch et le scénario d’une effarante stupidité, mais, à coté de cela, force de dire que le métrage de Don Edmonds contient tous les éléments qui font le succès de ce genre, à savoir des séquences de torture bien trashs, un érotisme explicite et une dominatrice de caractère, interprétée ici par l’inoubliable Dyanne Thorne.

Que faut-il en retenir ?

  • Dyanne Thorne… Ouch !
  • Des séquences de torture assez dures
  • Une ambiance kitsch qui a son charme
  • Un scénario si con qu’il en est presque génial

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation bâclée
  • Des filles assez laides
  • Un scénario aussi minimaliste qu’idiot

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