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Critique du film (direct to vidéo) : Orcs [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 25 août 2011 à 01h09

Quand Les visiteurs ont les crocs


Deux rangers - un crétin congénital et un vétéran blasé - doivent faire preuve de courage et d’opiniâtreté quand leur parc est soudainement envahi par une tribu d’orcs belliqueux. Ils vont trouver une alliée en la personne d’une jeune militante écologiste adepte de la manière forte mais cela suffira-t-il pour parvenir à mettre hors d’état de nuire cette horde de guerriers assoiffés de sang?

Une mine clandestine qui ouvre un passage vers notre monde à des orcs, un ranger retrouvé mort dans la cuvette d’une latrine («il se sera caché là pour fuir un ours?» se demande l’un de ses collègues, un peu perplexe), une jeune recrue ahurie qui note toutes ses observations (même les plus anodines) dans un calepin, un gardien de parc national fumiste amateur de substances illicites... Bref, dés l’entame, Orcs! annonce la couleur: ce film, réalisé par James McPherson, se pose comme une grosse plaisanterie potache qui n’a aucune autre prétention que d’amuser un public bon enfant.

En nous invitant à suivre les agissements d’un duo de crétins face à une improbable invasion de créatures imaginaires, le scénario d’Orcs! joue simultanément les cartes de l’absurde et du burlesque. On évolue ainsi dans un univers sous influence qui évoque à la fois les épisodes de Scoobidoo, le film Dumb & Dumber et toutes ces comédies jouant des anachronismes (Les Croisés du Cosmos, Les Visiteurs, Ogre, etc.). Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entame est des plus réjouissantes. En effet, non seulement l’on est heureux de constater que le duo vedette dégage une bonne humeur communicative mais, de plus, il est facile d’apprécier la jolie manière avec laquelle McPherson introduit les orcs dans l’intrigue. Certains gags de début de métrage fonctionnent donc très bien (l’attaque des kayakistes est particulièrement drôle, tout comme l’enquête sur le terrain de golf, clin d’œil aux Experts) et la présence de nombreuses références à la trilogie du Seigneur des Anneaux frottent le geek dans le sens du poil.

Assez directif, L’élément comique repose essentiellement sur le comportement stupide des deux rangers et sur l’opposition de leurs profils psychologiques. Patrouillant depuis des années dans un parc qui ne compte même plus un ours, Cal Robertson (Adam Johnson, sosie de Kevin Kline) est un raté qui a perdu tout intérêt pour son métier de ranger pour se consacrer à la pratique de la sieste clandestine (c'est-à-dire durant les heures d’embauche) et à la consommation de bières et de substances illicites. En réalité, les seules choses qui éveillent encore grandement son attention sont les cambrures des jolies campeuses qui posent parfois leurs tentes dans le parc. Aussi, quand la direction lui impose comme partenaire Hobart (Maclain Nelson) un jeune stagiaire enthousiaste (et un brin naïf), force est de dire que son quotidien de branleur s’en trouve fortement chamboulé. Lancés dans une enquête où ils soupçonnent, dans un premier temps, des jeunes touristes puis, une fois ces derniers disparus, des ours (même s’il n’y en a plus), les deux nigauds vont même finalement se retrouver nez à nez avec ces envahisseurs armés jusqu’au dent. What the fuck, dude !?

Et c’est à ce moment que le film va perdre énormément en intérêt. En effet, à partir du moment où les deux rangers découvrent la véritable nature du danger, le métrage va lentement perdre de son élan burlesque. Certes, quelques gags font encore mouche, mais le grain de folie de la première partie a laissé la place à un humour de situation qui ne fonctionne plus que rarement. La raison est fort simple :le duo, assisté de Katie (Renny Richmond), se ressaisit, se fortifie dans un relais forestier, résiste carrément aux assauts des troupes orcs... et perd de son efficacité comique. La dernière demi-heure est d’ailleurs nettement plus orientée «action» que le reste du film, avec des personnages qui deviennent presque des archétypes héroïques. Mauvaise idée, tant le scénario, stupide, ne se prête pas à ce genre de transcendance.

Pour ce qui est de la réalisation, James McPherson n’éblouit pas, mais il ne fait pas non plus dans la médiocrité, du moins tant qu’il exploite une trame jouant des personnages (c’est à dire durant les deux premiers tiers du film). Vers la fin, quand cela commence vraiment à s’animer, quand il doit filmer des affrontements, il montre ses limites (et celles imposées par le budget) avec une réalisation manquant de force et de dynamisme. L’on a même pas droit au déchaînement grand guignol espéré quand les combats se font plus intenses. Même constat pour ce qui est du maquillage des orcs. Tant que le film se positionne comme une pure comédie, la perfectibilité des costumes (masques de latex, haillons et fausse maille) n’est pas trop gênante. Par contre, quand le récit s’éloigne de ce genre pour épouser un style plus épique ; aïe…

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Orcs [2011]

Nicolas L.
40

Orcs ! démarre sur de bonnes bases, avec un concept potache et un la présence d’un duo comique bien sympathique. La découverte des orcs, qui se fait à travers l’enquete des deux idiots, est également bien pensée. Puis, à mi-métrage, le film de James McPherson commence à perdre son potentiel humoristique sans arriver à compenser avec des séquences d’action, qui sont assez platement réalisées et qui mettent en scène des figurants orcs peu convaincants.

Que faut-il en retenir ?

  • Une entame amusante
  • Un duo assez plaisant
  • Quelques bons gags

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation quelconque
  • Un scénario qui s’enlise
  • Des maquillages ridicules
  • Des séquences d’action sans ressort

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