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Critique du OAV : Darkside Blue
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Critique du OAV : Darkside Blue

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 3 août 2011 à 1709

L'ambiance ne fait pas tout

Critique de la VOST

Connu pour sa série de romans D, Chasseur de Vampire, Hideyuki Kikuchi a aussi créé quelques séries de mangas, dont Darkside Blues à la fin des années 1980, adapté en film d'animation quelques années après. En 1996, le film débarqua en France directement en vidéo.

Autant le dire tout de suite, plonger dans l'univers de ce film c'est accepter de ne pas tout comprendre. Le métrage joue d'abord sur l’ambiance, et semble ouvertement mettre de côté le scénario. On sent que des choix ont été faits dans l'adaptation, et que c'est surtout l'atmosphère du travail de Kikuchi qui semble avoir intéressé le jeune studio J.C. Staff. Ainsi, le début du film n'est pas vraiment celui de l'histoire, de même pour la fin. Le métrage s'adresse donc avant tout à ceux qui ont lu l'œuvre originale.

Pour ce qui est de l'ambiance, elle se veut assez sombre et sérieuse, dans un futur assez particulier où une grosse partie de la population vie sous domination d'une étrange famille agissant à travers la répressive Persona Century Corporation. Cette domination est forcément contestée par quelques terroristes vivant en marge de la société. C'est dans ce monde étrange qu'apparaît Darkside, habillé comme un gentleman du 19ème siècle et se déplaçant en carrosse, donnant ainsi un aspect steampunk à cet univers.


Ce Darkside n'est pas le personnage central de l'histoire, mais une sorte d'éminence grise, voire une personnification de la lutte des différents héros. La première d'entre eux est l'intrépide Mai, chef d'un gang aussi dangereuse que libre d'une ville où Persona ne fait pas loi ; cette dernière va décider de venir en aide à un terroriste fugitif ayant attaqué le QG de Persona avant le début du film. Ce terroriste va également faire la connaissance de la douce Seria, ayant décidé d'arrêter de se battre contre cette dictature planétaire. Quant aux membres de la famille aux commandes de Personna, ils devront se confronter à l'étrange Darkside, apparaissant toujours au moment où les héros en ont le plus besoin

Le scénario n'est pas plus élaboré que cela, les motivations des personnages ne sont pas très claires, la vraie nature de certains non plus... Certes, l'univers est captivant mais on aurait vraiment aimé en savoir plus sur cette fameuse corporation dominant la planète, ainsi que sur le mystérieux passé des héros. Si le film réussit a poser l'ambiance et le décor, il n'arrive jamais à faire vivre ses protagonistes. On est donc difficilement touché par les nombreuses péripéties vécues par les héros. On reste donc insensible face à une production qui semble être passée à côté de l'essentiel : l'émotion. Reste que techniquement le film est assez intéressant.


Bien sûr, il s'agit d'une production assez modeste, mais elle reste graphiquement tout à fait intéressante. L'utilisation exclusive du dessin donne un cachet vraiment particulier aux couleurs sombres et chaudes, lesquelles illustrent parfaitement les nombreux points noirs qui ressortent de ce drôle de monde. Le character design est quant à lui aussi discret que réussi, aidant beaucoup à s'y retrouver entre tous ces personnages lisses.

La mise en scène semble néanmoins un peu limité, probablement en raison de la modestie de la production avec néanmoins quelques scènes d'action sortant un peu du lot. On retiendra tout de même une scène où une maison semble se transformer en blob géant avalant ses occupants. Mais si l’on a pas grand chose à reprocher au film techniquement, cette absence critique de scénario a forcément un effet sur ce qu'on voit à l'écran, notamment pour ce qui concerne les pouvoirs des personnages (on sait pas trop ce qu'il sont, et comment ils en sont dotés...).

Un dernier mot enfin sur le casting vocal du métrage. Dans l'ensemble il s'en tire plutôt bien, les acteurs participant ainsi à rendre les personnages assez distants et plats, comme cela a du leur être demandé par le réalisateur...

 

La conclusion de

Darkside Blues est un film misant surtout sur son ambiance et sa qualité graphique. Si cela fonctionne assez pour qu'on soit intrigué par ce monde alternatif, on est finalement frustré par un scénario incompréhensible n'ayant ni début ni fin, sorte de coupure à la hache de l'œuvre originale, faisant que ce film est surtout réservé aux connaisseurs de Darkside Blues, et reste une simple curiosité pour les amateurs d'animation japonaise.

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