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Les Contes de la nuit >

Critique du Film d'animation : Les Contes de la nuit

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 28 juillet 2011 à 09:51

Père Ocelot, raconte nous une histoire...

Critique de la version  2D

Michel Ocelot est sans conteste un des grands noms contemporains du cinéma d’animation français (aux côtés, notamment, de Sylvain Chomet). Le « père » de Kirikou excelle dans des aventures exotiques en forme de fables ou de contes, et réussit à attirer le public autour de projets ambitieux et non conformistes (Azur et Asmar, Princes et Princesses, et bien sur les deux films sur Kirikou). C'est donc en toute logique que son nouveau film, ces Contes de la nuit, étaient attendus.

A la base, il existait la série de courts métrages d'animation Dragons et Princesses, diffusés fin 2010 sur Canal Plus Family. Sur ces dix petits contes, cinq furent ici compilés (en plus d’un segment inédit) pour une sortie en salle sous forme de long-métrage. Il s’agit donc de six courtes histoires aux longueurs assez égales ayant pour lien l'imagination de deux adolescents accompagnés d'un technicien, dans un cinéma de quartier abandonné.


Ces personnages vont créer ces histoires à l'aide d'engins de modélisation futuristes (ou de leur imagination, selon votre interprétation...). Les six histoires sont ainsi entrecoupées par les préparations des trois personnages, les transitions étant bien travaillées, et les coupures n’étant pas trop brusques. On passe donc d'une histoire à l'autre sans problème.

Ces contes de la nuit portent ce titre car le parti pris graphique est assez particulier : la projection d'ombres chinoises sur des décors préétablis. Les personnages au premier plan sont donc tout en noir, leurs seuls yeux (blancs ou de couleurs) ressortant de la forme. Ces personnages sont superposés sur des décors en couleurs (avec différentes approches selon les univers visités). L'action, quant à elle, se déroule sur un plan horizontal (la marque de fabrique d'Ocelot).


L'aspect graphique est la principale qualité de ce film. Le contraste noir/couleur fonctionne bien, donne une personnalité esthétique forte à l'œuvre, et cet aspect théâtre d'ombres ne perturbe jamais le spectateur, et ce d'autant plus que les univers visités sont souvent enchanteurs. Ainsi, au niveau des contes, deux se passent dans une ambiance proche de la France médiévale, un dans les plaines d'Afrique subsaharienne, une autre dans le Tibet, le quatrième dans les Antilles et enfin le dernier dans une civilisation précolombienne d'Amérique (les décors des deux derniers cités sont d’ailleurs les plus colorés et luxuriants). La plus grande force du tout vient de la simplicité - voire de la modestie - avec laquelle le tout a été réalisé.

Au niveau du scénario, les Contes de la Nuit souffre en revanche de l’intérêt respectifs des diverses histoires, très inégal (un défaut qu'on peut imputer à tous les films à segments ceci dit). Le fait que les histoires soient très courtes fait qu’elles sont peu développées, et reposent essentiellement sur leurs ambiances respectives, qui font parfois mouche (comme pour le conte antillais et son côté exotique assez rafraichissant), et fonctionnent d’autre fois nettement moins bien (l'histoire africaine d'un joueur de tam-tam magique ou celle d'Amérique précolombienne sous fond de cité d'or et sacrifices humains). Il ne faut donc pas être trop exigeant sur les originalités intrinsèques de ces petites intrigues, mais même si le tout est inégal, les jeunes spectateurs en auront pour leur compte avec ces histoires simples et bien rythmées, remplies de héros intrépides, princesses, créatures magiques et monstres à vaincre...


Un dernier bémol est à relever au niveau de l'ambiance sonore du film, très inégale. Le casting vocal est ainsi inspiré sur certaines histoires, mais s’avère bien plus moyen sur certains passages, où les personnages sonnent un peu faux. Même chose pour la musique, qui sait parfois être assez sublime (comme pour l'élu de la cité d'or), alors qu'elle reste des plus anecdotiques le reste du temps. Enfin, il reste vrai qu'une seule histoire est vraiment inédite, toutes les autres existant déjà dans le DVD de Dragons et Princesses ; l'intérêt du film est donc plus que limité pour ceux ayant déjà vu tous les courts métrages préexistant.

 

68

Michel Ocelot réussit encore son pari avec ses Contes de la Nuit, en tout cas pour ceux les voyant pour la première fois. L’expérience est assez dépaysante, et peut plaire à toute la famille. Dommage que quelques points noirs viennent perturber le spectacle par moment. En tout cas, si vous appréciez grandement le travail d'Ocelot alors vous pouvez y aller les yeux fermés.

Critique de publiée le 28 juillet 2011.

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