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Critique du Film : Insidious
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Critique du Film : Insidious

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 2 mai 2011 à 1258

Quand Amityville rencontre Poltergeist...

Par le passé, avez-vous entendu dire qu’il est bon de vérifier les antécédents de votre demeure, de votre famille ou celle de votre conjoint avant de vous fixer ? En tout cas, Josh Lambert et son épouse ont fait une fois de plus abstraction de cette règle élémentaire. Mal leur en a pris. Alors qu’ils viennent juste d’emménager avec leurs trois bambins dans une grande baraque, quelques problèmes d’ordre fantomatique commencent à apparaître. La première des victimes se trouve être le cadet, Foster, qui après avoir fait une légère chute la veille, tombe dans un coma qu’aucun médecin n’arrive à comprendre.

James Wan (réalisateur) et Leigh Whannell (scénariste) traînent ensemble depuis leurs études communes dans la même école de cinéma et partagent la même passion dévorante pour ce média et en particulier pour le fantastique - dans le sens large du thème. Alors forcément, tous deux connaissent les classiques du genre sur le bout des doigts. Depuis longtemps, Wan souhaitait faire SON "film de maison hantée ", citant des références comme Les innocents, La Maison du Diable, ou encore Poltergeist et L'Exorciste. Il n'est donc pas étonnant de voir apparaître ces archétypes dans son film. Cependant, qui dit "références" ne veut pas dire copier plus qu’il ne faudrait ces originaux sous peine de tendre vers le plagiat. C’est hélas l’une des impressions qui demeure à l’issue du visionnage d’Insidious. James Wan et Leigh Whannell ne sont pas parvenus à prendre le recul nécessaire, et des parties entières semblent sortir tout droit des classiques ci-dessus nommés. D'ailleurs, sa structure est construite elle-même à la manière d’un patchwork. Ça commence comme un Amityville, ça prend en son milieu des allures de Ghostbusters, puis arrive un léger côté Exorciste, pour finalement se transformer en du Poltergeist. En outre, le croque-mitaine peut être comparé à un mélange du révérend Henry Kane (paru dans Poltergeist 2), Dark Maul (pour son visage) et Freddy (à cause de ses mains).

Insidius image critique 1

Malgré ce côté référentiel parfois gênant, il faut avouer que la première partie du film, très premier degré, fonctionne de manière imparable et quasi remarquable. Certes le réalisateur use d’artifices sonores pour provoquer quelques sursauts chez le spectateur, mais cela ne fait pas oublier quelques séquences qui frôlent le génie et qui angoissent comme rarement - à l'exemple d'une séquence ou le personnage de Rose Byrne perçoit derrière sa fenêtre une silhouette faisant "les cent pas" ou encore cette façon dont le réalisateur s'amuse de quelques clichés pour aller à leur encontre. La première partie impressionne donc, d'autant que sa rupture de ton et de direction pourrait paraître comme inattendue.

La deuxième partie d'Insidious est d'une manière regrettable moins réussie, même si non dénuée d'intérêts. Pour commencer par les aspects négatifs, force est de dire que c'est dans cette portion du film que le côté référentiel ressort le plus, jusqu’à en devenir gênant. Ensuite l'introduction de l'humour a pour conséquence de désamorcer quelque peu le côté terrifiant qui, jusqu'ici, on ne se répétera jamais assez pour le coup, était vraiment flippant. Pour ce qui est de l’aspect positif, on est tout de même amusé par la touche d'humour (même si celle-ci ne semble pas en adéquation avec le ton général) et même si, sur le fond, le croque-mitaine n'est du tout original, sur la forme, son charisme opère et on pourrait aisément imaginer le voir revenir dans de futures séquelles. Au final, on regrettera surtout l'arrivée d'un "fantôme de trop" qui va prendre peut-être un peu trop d'importance dans un contexte où il n'y en avait pas forcément besoin. Ce qui entrainera d'ailleurs une fin assez ridicule.

Insidius image critique 2

Un autre point fort du film se trouve dans sa solide distribution. Tout d'abord, Patrick Wilson (Josh) se montre assez crédible en père de famille tiraillé entre son amour pour celle-ci et sa peur de gérer des choses qui pourrait sortir du cadre naturel. Ensuite, Rose Byrne est une actrice particulièrement charismatique qui continue de se montrer convaincante, quelque soit son type de rôle et la qualité du film - on croit ici à son tourment et sa prestation n'a rien à envier à celle de  JoBeth Williams dans poltergeist ou Ellen Burstyn dans l'exorciste. Le jeune Andrew Astor est quant à lui plutôt bien choisi et on appréciera sa prestation malgré son très jeune âge (même s'il ne nous fera pas oublier la regrettée Heather O'Rourke).

La conclusion de

En toute honnêteté, au sujet d’Insidius, on pourrait le définir comme un mélange d’influences. Il débute comme Amityville, s’oriente par la suite vers un Ghosbusters et il s’achève comme un Poltergeist. Ajoutons-y un croque-mitaine qui serait un croisement entre Dark Maul et Freddy. Malgré tout, le mélange fonctionne très habilement, on se surprend souvent à sursauter, à apprécier quelques fausses pistes scénaristiques, et surtout se laisser entraîner dans cette sorte de train fantôme qui pourrait aisément être le premier opus d’une nouvelle franchise.

Que faut-il en retenir ?

  • Un croque-mitaine charismatique, une atmosphère soignée,
  • de bons sursauts en perspective,
  • quelques bonnes idées qui cassent certains stéréotypes,
  • des acteurs convaincants

Que faut-il oublier ?

  • Film par moment vraiment trop référentiel,
  • un traitement de l’image assez conventionnel,
  • une fin maladroite.

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