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Critique du Film : Insidious

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 24 juin 2011 à 13:50

Une réalisation efficace, mais un scénario bidon...

On connaît essentiellement le binôme James Wan/Leigh Whannell pour avoir été les initateurs de la saga Saw ; et si les divers opus qui constituent la franchise ne brillent pas franchement par leur qualité, reconnaissons que le premier opus disposait de qualités formelles indéniables, tant au niveau de son script ludique qu'à celui de sa mise en scène efficace. Après avoir renouvellé leur collaboration dans un Dead Silence de triste mémoire, James Wan s'en était allé du côté en solo du côté du thriller avec Death Sentence, une série B certes sympathique, mais qui souffrait malgré tout de son scénario sans ambition. Quelques années plus tard, le duo s'est reformé pour tenter de conquérir une nouvelle fois le box-office. Avec Insidious, les deux amis tentent d'apporter une nouvelle pierre à l'édifice du "film de maison hantée", prenant le risque de passer après un nombre important de longs-métrages aussi célèbres que cultes (et dont Poltergeist et Amityville sont les deux têtes de file).

Insidious reprend ainsi toutes les ficelles et les passages obligés de ce genre de film, mais tout en tentant d'y apporter quelques éléments nouveaux. Ainsi, le long-métrage est un vrai-faux film de maison hantée, dans lequel nombre d'effets classiques sont repris et détournés, jouant ainsi avec les représentations collectives des spectateurs pour finalement les amener ailleurs. Ce parti pris rappelle quelque part le petit côté ludique de Saw, en ce qu'il tente de mettre le spectateur en terrain connu pour mieux le surprendre. Pourtant, si, sur le principe, le script d'Insidious est pavé de bonnes intentions, le résultat final s'avère être relativement calamiteux ; car si derrière la caméra James Wan déploit une inventivité de mise en scène certaine, son travail se trouve constamment plombé par un scénario très médiocre qui ne sait jamais exploiter ses quelques bonnes idées. Conséquence, si Insidious n'est pas à proprement parler un échec, il s'avère être une déception au regard de son potentiel.

Sur la forme, le scénario d'Insidious est ainsi une ressucée complète de celui de Poltergeist : maison hantée, phénomènes surnaturels, un des enfants qui disparaît, le groupe de médium qui débarque pour les aider, l'un des parents qui "part" chercher son fils, etc. On pourrait ainsi presque prendre un papier calque et transposer les deux films, tant les deux structures scénaristiques sont proches. Si Leigh Whannell apporte tout de même quelques nouveautés (changement de maison au milieu du film, disparition du seul "esprit" de l'enfant, fantômes qui n'en sont pas vraiment, etc.), il n'empêche pourtant que sur la forme, Insidious peine sérieusement à se détacher de son aîné, auquel il fait constamment penser. En dépit de ces artifices - audacieux, certes, mais vains - l'histoire ne parvient pas à surprendre et à véritablement accrocher le spectateur habitué de ce type de production, et ce d'autant plus que les divers personnages, faiblement écrits, n'arrivent à susciter le moindre intérêt chez le spectateur.

L'effet est d'autant plus amplifié qu'Insidious souffre d'énormes faiblesses scénaristiques, indépendamment de toute forme de comparaison avec le film de Tobe Hooper. La principale lacune du film se ainsi trouve dans ses nombreuses coupes franches qui nuisent à la montée en puissance ou à la mise en place d'un vrai climax. Lorsque les personnages sont victimes d'évènements surnaturels - parfois assez flippants d'ailleurs - le script ne prend jamais le temps de se poser pour s'attacher aux conséquences psychologiques ; de fait, une fois le dit "évènement" passé, le spectateur n'a le droit qu'à un fondu au noir ou à une coupe franche, sans pouvoir accompagner les divers protagonistes dans la montée de leur frayeur (ce qui, d'ailleurs, annihile toute forme d'empathie). Insidious peine d'autant plus à véritablement intéresser qu'il souffre, en plus, de facilités scénaristiques, de révélations que l'on avait vu venir à des kilomètres, des péripéties moisies car trop souvent vues ou d'un final juste grotesque.

Dans les mains d'un réalisateurs peu talentueux, Insidious aurait donc été une catastrophe. Heureusement, en dépit des énormes boulets accrochés à ses pieds, James Wan livre une réalisation tout ce qu'il peut y avoir de plus honorable. Si l'on pourra lui reprocher quelques effets de styles faciles destiné à provoquer chez le spectateur des sursauts inutiles (effets qui demeurent tout de même cohérents avec le principe du film, prendre les figures imposées pour mieux les détourner), il n'empêche qu'il réussit à instaurer dans son film une atmosphère et une ambiance solide, et ce grâce à une mise en scène savamment pensée. Lorsqu'il joue avec les seconds plans ou avec les hallucinations visuelles, Wan est on ne peut plus à l'aise et parvient à mettre en scène quelques séquences qui font froid dans le dos, et qui s'avèrent donc être d'une efficacité vraiment remarquable. C'est ainsi dans le caché, dans l'implicite et dans ce qu'il peut avoir de plus subtil qu'Insidous s'avère être intéressant.

En revanche, dès que les choses deviennent trop explicites, le film perd en efficacité. La partie finale, notamment, mettant en scène un croquemitaine ridicule (visuellement, ou l'on dirait une sorte de Dark Maul, comme dans ses actes, où il se fait mettre une branlée par un gamin de six ans), sombre dans un grand-guignolesque qui tranche avec l'atmosphère du début ; la mauvaise impression est d'autant plus marquante que le film se termine en plus sur un épilogue plus drôle qu'autre chose (comme dans Dead Silence, d'ailleurs). D'une manière générale, James Wan a raté la partie la plus formelle de son film : les effets spéciaux, ratés, sont trop mis en avant dans le dernier tiers, les comédiens donnent l'impression de s'emmerder, et certains effets sonores renvoient à du pur nanar (l'apparition du titre, au début comme à la fin). Finalement, ce ne sont que quelques détails face à une somme de réussites pour le réalisateur, mais qui font qu'Insidious reste un long-métrage plus raté qu'autre chose.

40

Plus proche de Dead Silence que de Saw, le nouveau long-métrage du duo James Wan/Leigh Whannell est finalement une immense déception. Insidious est ainsi un ratage à presque tous les niveaux, tellement, d'ailleurs, qu'il est réellement difficile d'être indulgent face à la somme d'énormités véhiculées par le script, au peu d'implication des comédiens ou aux effets spéciaux plus que douteux qui parsèment le film. Heureusement, derrière la caméra, James Wan parvient très habilement à mettre en scène un certain nombre d'effets aussi discrets que flippants, aptes à faire froid dans le dos à une grande partie du public. Si cela ne compense pas entièrement la médiocrité de l'ensemble, reconnaissons que cela parvient à sauver ce qu'il reste de meuble. A quand un script à la hauteur de son talent ?

Critique de publiée le 24 juin 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation souvent très efficace,

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario absolument nul,
  • Une histoire repompée des grands classiques,
  • Des comédiens qui se font chier,
  • Des effets spéciaux souvent risibles,
  • Un épilogue grotesque.

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