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Critique du Roman : Chroniques de l'Armageddon
Chroniques de l'Armageddon >

Critique du Roman : Chroniques de l'Armageddon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 16 avril 2011 à 1305

Diary of the Dead

15 février – 22h43

La situation n’est pas réjouissante. J’ai arrêté de saigner, mais j’ai encore la tête qui tourne à cause de tout ce sang perdu. Hier, ils ont dû franchir le grillage juste avant que j’écrive mes dernières lignes. J’ai seulement remarqué à 14h45 qu’ils avaient pénétré sur le périmètre, mais à ce moment-là, il était trop tard. On les a vus arriver, John et moi. La clôture était tombée, une section d’à peu près cent mètres, et ils se déversaient sur la base comme des fourmis…

Contre toute attente, la fin de la civilisation n’est pas venue d’une catastrophe nucléaire, de la chute d’un météore ou d’un réchauffement climatique, mais d’un agresseur microscopique, un « vulgaire » virus. Originaire de Chine, la pandémie s’est rapidement étendue sur toute la planète, prenant de vitesse toutes les organisations sanitaires mondiales. Le pire, c’est que les malades ne se contentent pas de mourir, ils se relèvent quelques instants plus tard, avec une seule idée dans ce qui leur sert désormais d’esprit : manger !

Chroniques de l’Armageddon est à l’origine une chronique parue sur l’Internet (pour la petite histoire, découverte par l’auteur Zachary Allan Recht, elle lui a servie de base de travail pour la création des romans du cycle Le Virus Morningstar). Construite sous forme de journal, on y suit le quotidien d’un militaire luttant pour sa survie dans un monde envahi par les morts-vivants. L’auteur de ces textes, J. L. Bourne, un officier actif des unités aériennes de la Navy , s’est amusé à se glisser dans la peau de l’un des rares survivants de cette apocalypse zombie. Il nous propose avec ces chroniques une sorte de road movie pour lequel, négligeant l’aspect philosophique de l’expérience, il a adopté un traitement privilégiant une action suivant les principes de la série B musclée.

Structurellement, Chroniques de l’Armageddon présente les défauts inhérents au genre. En effet, en plus d’une absence de suspense concernant le sort du héros (puisqu’il s’agit de son journal, l’on se doute bien qu’il reste en vie au moins jusqu’à la dernière page), l’on a affaire à un texte présentant un style d’écriture très rudimentaire (l’auteur a eu toutefois la délicatesse de ne pas employer un langage SMS) et un canevas dramatique peu sophistiqué. Pour résumé, le héros fuit, trouve un refuge, rencontre un nouvel ami, voit son refuge tomber, doit fuir de nouveau ; tout cela en boucle, avec un cercle d’amis s’agrandissant d’un ou de plusieurs personnages à chaque fois. L’avantage de ce style est qu’il est accessible même aux lectorats les moins expérimentés et les plus jeunes – à la condition qu’ils supportent l’aspect horrifique de l’histoire.

Concernant l’intrigue, ce n’est pas non plus la panacée. Disons que pour l’originalité, on repassera.  Chroniques de l’Armageddon pompe son inspiration à droite et à gauche, principalement dans ces grands classiques que sont les films de George A. Romero– les zombies sont des cadavres ambulants, très lents mais résistants – ou Je suis une légende, de Richard Matheson. Ainsi, une grande partie du roman se déroule dans un silo de missile nucléaire, ce qui ne manque pas d’évoquer quelques séquences de Jour des morts-vivants (l’hélicoptère étant remplacé par un petit avion).  Bandes de pillards, milices armées, villes à demi en ruine grouillant de zombies, rien que des éléments familiers aux amateurs du genre survival… et, malheureusement, absolument rien de nouveau.

Mais, attention,  si ici J.L. Bourne est loin de réinventer la roue, son roman n’est pas pour autant inintéressant.  L’auteur, de part ses formations de militaire et de pilote d’avion, agrémente son récit avec des détails d’une grande précision technique, ce qui entretient une bonne sensation de réalisme. On apprend ainsi que même pour un pilote aguerri, faire décoller un Cesna entouré d’une horde de morts-vivants ne se fait pas sans conséquences néfastes et que l’apprentissage de la survie en milieu hostile ne peut se réduire à deux leçons théoriques. De plus, profitant du fait que les protagonistes ne peuvent longtemps rester au même endroit, l’auteur varie aussi les décors (la maison du héros, une marina, un aérodrome et le silo à missile, tout cela en à peine 300 pages !) ce qui entraine du renouvellement dans les situations, les personnages ayant à relever de nouveaux défis. Il est cependant dommage que J.L. Bourne n’est pas plus développé les rapports entre les personnages. En effet, au bout de 300 pages, l’on ne sait pas grand-chose de John, de William ou de Tara. Ce qui ne contribue pas à les rendre plus attachants.

La conclusion de

Petit ouvrage récréatif sans grand prétention, Chroniques de l’Armageddon est un récit d’horreur zombie sans grande originalité mais plutôt divertissant. Vite lu, vite digéré et vite oublié, il est à la littérature ce qu’une série B de Chuck Norris est au cinéma, un moment de détente musclé et rondement mené. Les amateurs des films de Romero, pour qui ce roman pourrait presque apparaitre comme une novellisation de l’une de ses œuvres, devraient apprécier l’humble démarche de J.L. Bourne.

Que faut-il en retenir ?

  • Une lecture facile
  • Un récit assez réaliste
  • Pour les amateurs d’action

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue peu originale
  • Un canevas dramatique ténu
  • Un style inintéressant
  • Des personnages peu attachants

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